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Situé à 4H00 de Paris et seulement 1h00 de Beaune, le Jura est une magnifique terre d’accueil pour les Gastronomes. Récit d’un voyage fort en goût, au pays d’OLIF. 

Nous arrivons samedi matin aux alentours de 12H00 à Arbois.

 

HIRSINGER A ARBOIS:

Sans perdre une minute nous nous rendons chez Hirsinger.  300 grammes de chocolat après nous sommes dehors. Autant vous dire que la qualité de leurs produits est bien au delà de leurs réputations. Les desserts sont fins, légers, aux goûts parfaitement déssiné. Ce ne sont pas du genre à alourdir une fin de repas, mais plutôt à laisser une impression de légèreté et de plaisir à votre repas. Les chocolats sont à tomber de bonheur. Originaux et parfaitement maitrisé nous avons littéralement craqué pour leur ganache aux fruits de la passion. Un modèle de précision aromatique. J’ai été ébloui par cette maison, du bonheur à l’état pur et des prix raisonnable pour la qualité (environ 7.3€ les 100 gr.).

  

LA CREMERIE A ARBOIS:

Après cette première rencontre gustative nous cherchons à ravitailler nos estomacs déjà affamés. Nous tombons par hasard sur la Crémerie. Une boutique de produits régionaux qui fait table d’hôtes. Basé sur le principe de salade ou de tartine repas fait de produits locaux, la salle couleur locale nous donne envie d’y casser la croute.

J’opte pour une tartine à base de créme fraiche mélangée à de la moutarde à l’ancienne surplombée de tranche de Morteau, le tout gratiné à la cancoillotte. Une énorme tranche de pain de campagne remplie de Morteau m’arrive sous le nez. La bête ne me fait pas peur et je me régale de ce plat franc et gourmand pour 6.9€ seulement. Ça change des prix Parisien. Laetitia choisie l’option salade, qui elle aussi très copieuse est remplie de Morteau, de noix et de Comté. Addition à une 20aine d’euros pour 2 plats copieux, 2 bières du Jura et de café, franchement on s’est régalés !

 

Après avoir copieusement rempli nos estomacs nous partons direction Chateau-Chalon ou nous avons rendez-vous au domaine Jean Macle. On ne présente plus ce domaine spécialiste du « jaune ».

 

JEAN MACLE :
 

Nous sommes reçu à 14h30 par la fille de Jean Macle. Nous sommes seuls pour le moment mais rapidement nous sommes rejoins par 6 autres personnes. En fait, le domaine reçoit beaucoup et répond à toutes sollicitations. C’est tout à leur honneur quand on sait comment réagisse certains domaine qui n’ont même pas la réputation de celui-ci.

 

Quelques chiffres sur le domaine :
 

12 hecatres de vigne : 8 hectares chardonnay et 4 hectares de savagnin.
Le chardonnay sert exclusivement au Côte du Jura et au crémant. Le savagnin sert dans de petites proportions au Côte du Jura (15% de la constitution de celui-ci) et le reste au Château-Chalon. Les vignes de Château-Chalon sont cultivés au chenillard.

 


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Nous commençons la dégustation avec 2 côtes du Jura :

  

DOMAINE JEAN MACLE – Côte du Jura 2007:

Mis en bouteille depuis un mois. 85% de chardonnay, 15% de savagnin. 

Nez de curry, de noix fraiche, et d’amande. Le vin embaume complètement la pièce.

Enormément de présence en bouche, de belles notes de noix et une belle acidité intégrée. Une

bouche légèrement éthérée. 

Acidité marqué, mérite d’être attendu (20 ans selon la propriétaire…).

 

DOMAINE JEAN MACLE – Côte du Jura 2006:

Couleur plus ambré. Nez moins expressif, moins complexe.

Un vin plus ample, plus large avec toujours cette grande acidité.

Dans l’approche, je préfère le 2007 plus complexe te plus épuré.

 

Avant de vous parler de la dgustation des Château Chalon je vais vous éclairer sur 2 points :


  • Un Château Chalon doit vieillir au minimum 6 ans et 3 mois en fûts de 228 litres
  • Ils sont embouteillés dans des contenants de 62.5 cl car 1 litre de vin après vendange donne 62.5 cl après le vieillissement nécessaire.

 

DOMAINE JEAN MACLE – Château Chalon 2003:

Nez très fin ,puissant, parait en place et exprime la noisette la noix fraiche et un côté réglissé.

A l’aération le panel des fruits secs est complété par des notes d’amande. 

La bouche est fine, épicée, longue et saline.

Un grosse claque tant se vin est droit et pur.

Un grand vin.


 
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DOMAINE JEAN MACLE – Château Chalon 2002:

Un nez plus expressif que le précédent, il se livre sur une trame très épicée. On retrouve bien

entendu des notes de noix mais aussi une grosse minéralité.

La bouche est plus ample que la précédente avec du corps et une acidité parfaitement intégrée.

Une magnifique puissance aromatique.

  

Nous terminons par une douceur sucrée :

 

DOMAINE JEAN MACLE – MACVIN du JURA:

Un nez sur le raisin sec, les fruits à l’eau de vie et le pruneaux.  On perçoit enfin des notes

rafraichissantes de menthe et d’épices.

La bouche possède beaucoup de rondeur, et est énormément marqué par la cannelle. On

retrouve les notes de menthe qui confère beaucoup de fraicheur à cette bouche.

Une expérience intéressante.

 

 

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Un domaine qui maitrise à merveille les oxydatifs, du « simple » Côte du Jura au Château Chalon, le domaine émerveille par sa maitrise de la pureté aromatique et par la précision des vins en bouche. Ce domaine en bio depuis la nuit des temps fait un gros travail à la vigne. Peu interventionniste, ils sont au panthéon des grands de France, grâce à des vins qui peuvent quasiment tenir 1 siècle ! Quand on connait le prix de vente au domaine des cuvées (12€ pour le Cote du Jura et 33€ pour Château Chalon) et la simplicité et l’amabilité que la famille Macle a à recevoir au domaine, ça laisse rêveur…

 

En partant de chez Macle,  nous faisons un détour par Poligny et la fromagerie / Charcuterie / Cave à vins Essencia.

 

ESSENCIA :

 

Au tant vous dire que c’est la caverne d’Ali Baba pour tout bon épicurien qui se respecte ! Charcuteries locales, fromages affinés, et superbe cave à vins : le cocktail détonant d’un belle boutique aux tarifs sages. La cave est fort bien fournie des meilleurs vignerons locaux : Ganevat, Houillon / Overnoy, Macle…mais aussi Metras, Jamet, et une très belle gamme de liquoreux. Nous repartons les bras chargés de bouteilles (Ganevat, Houillon…) de fromages et de charcuteries : carton plein ! Un lieu IN-CON-TOUR-NABLE !

 

Nous reprenons la route pour enfin poser nos bagages dans notre chambre d’hôtes d’Arbois.

  

LA CLOSERIE DES CAPUCINES :


Un accueil glaciale dans un lieu magnifique. Tout est résumé. L’endroit est superbe, décoré avec goût. Mais l’accueil et la relation client est loin d’être le fort de la maitresse des lieux. On a eu la forte impression de la déranger… nous avons été mal à l’aise tout notre séjour. Je déconseille donc cet endroit, dommage car l’architecture intérieure vaut le détour.

 

 Bon an mal an nous oublions rapidement cela pour nous plonger dans notre diner chez JEUNET.



RESTAURANT JEAN-PAUL JEUNET :

Nous ne pouvions passer par Arbois sans aller chez JP Jeunet, l’institution culinaire Jurassienne !
Petite salle cosy, service et accueil très agréable.

Nous commençons notre soirée par un verre de crémant de chez Rollet, « cœur de chardonnay ». Un poil ample et dosé à mon goût mais somme toute agréable.

Sans hésiter  nous choisissons le menu « Symphonie des Parfums ». D’un commun accord avec le sommelier nous décidons de l’accompagner d’un
Chardonnay 2004 de chez Pierre Overnoy, que le sommelier me décrit comme une grande bouteille.

 

 

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Pour moi, c’est la première rencontre avec ce vin. Première rencontre et premier choc. Ce vin se présente sous les meilleurs hospices : un nez pur, minéral, droit, sans déviance (o souffre dans ce vin). La bouche est ample, elle aussi droite, l’acidité intégré confère beaucoup d’énergie au vin. Sans aucun doute un grand vin, parfaitement maitrisé.


Voici le menu choisi :

 

Pressé de foie gras & joue de porc aux trompettes,

Poires de terre et jésus de Morteau,

Gelée de vin de paille

 &&&

Ecrevisses, artichaud poivrade & vin jaune,

Les queues en salades sur une mousseline de Macau,

Croquant noisettes toréfiées

&&&

Truffes & rattes des sables,

En nuance de textures & saveurs

&&&

Coquilles saint-jacques, polenta au lard de cul noir,

Tuile de corail & jus de réglisse des bois

&&&

Sorbet au vin jaune et garam massala

&&&

Flanc de pigeon, sucrine & coppa,

Galette de sarrasin et lait d’amandes

&&&

Fromages

&&&

Morilles, genièvre & chicorée,

En moelleux, en confit, glace aux baies de genièvre,

Crémeux & croquant à la chicorée 

 

Un repas de haute vollée, avec un quasi orgasme pour l’entrée aux truffes, qui était à se taper le cul par terre. Un grand moment gourmant. Dommage que les fromages et le dessert n’est pas étaient à la hauteur du reste, car nous sommes restés sur un note mitigé. Mais dans l’ensemble un repas magnifique et un restaurant dans lequel  nous retournerons avec plaisir.

 

Après diverses aventures gourmandes nous remettons le cap sur la région parisienne.
Nous avons adorés cette terre de rêve pour épicurien : de grands vins de terroirs à des prix très attractifs, des charcuteries et des fromages sublimes, des chocolats à se damner…bref un grand moment gourmand.
Nous y retournerons un peu plus tard dans l’année pour éviter les week end pluvieux!

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De passage à Rasteau, ce fut l’occasion de gouter les 2009 du TRAPADIS sur cuve après les 2008 cet été. Sans grande surprise nous avons découvert des vins fins, élégants, avec une énergie omniprésente. Résumé :

 

 
 

Côtes du Rhône – Blanc 2009 (en barrique de 2 vins):
 

 

Notes de pomme et de poire fraiche. Très frais, très fruits frais.

En bouche beaucoup de fraicheur et d’élan.  Droit, vif, belle minéralité en fin de bouche.

Très belle entrée en matière.

 

 

Côtes du Rhône – Blanc 2009 (en barrique de 1 vin):

 

Nez plus franc, plus net.

Le vin parait plus abouti, moins vif.

Plus linéaire et plus minérale.

 

 

Roaix – 80% grenache, 10% syrah, 10% cinsault:

 

Floral, fruits frais et cerise mûre.

Frais, simple, franc.

 

 

Vin de pays d’Orange –2009 :

 

Nez réduit, pointe de grenadine.

Frais, trame fine et agréable, acidité franche.

Bien.

 

 

Cairanne- Syrah 2009 :

 

Nez de pêche, de banane verte.

Frais, pulpeux, impression de jus en bouche.

Simple, bon, un poil court.

 

 

Rasteau  (destiné pour le vrac) –  2009:

 

Réduit.  A l’aération on perçoit des épices et des fruits noirs.

Bouche à la structure tannique fine, mais affirmé.

 

 

Côtes du Rhône – Rouge 2009:

 

Nez de poire au sirop . Très orienté fruits frais.

En bouche l’aromatique est porté sur les fruits blancs et la poire notamment.

Souple, fin.

Fin de bouche soyeuse.

 

 

Rasteau  –  2009:

 

Réduit, nez fin et minéral.

Frais, élancé, vineux en milieu de bouche et doté de tanins de qualité.

Vin complet et de très belle expression.

 
 

 

Rasteau (bouteille domaine du Trapadis) – Tradition 2009 :

 

Un nez sur la fraise des bois, la framboise et l’artichaut.

Très juteux, belle douceur de matière, élégant et bien enveloppé.

Aérien et juteux. Bravo.

 

 

Rasteau  –  Adrès 2009:

 

Nez parlant, ouvert. Notes de fruits frais, de poire, et minéral.

En bouche l’attaque surprend par son côté poire fraiche. 

Corps aérien. Le vin est remonté comme une pendule, quelle énergie.

Dans la lignée du travaille d’Hélen : structure fine, aérien, minéral et énergique.

Vin de terroir, de la plus belle expression !

 

 

Rasteau  –  Harys 2009:

 

Nez de camphre et de zan.

Frais, structuré, belle acidité.

Complet et homogéne.

 

 

Rasteau  –  Vin doux naturel 2009 :

 

Nez de gelée de coing, de confiture de fraise et de cerise burlat.

Un côté grenade en attaque. Frais, sucre bien intégré.

Un VDN élancé, sérieux et très plaisant.

 

 

Rasteau  –  Adrès 2008:
 

 

Ce vin a été mis en bouteille à la fin de l’été 2009. J’ai eu l’occasion de le gouter sur cuve, il m’a laissé à l’époque un souvenir impérissable. Nous le regoutons 6 mois après.

Tout n’est pas en place mais l’essentiel est là. Nez éclatant sur les fruits rouges frais, les fleurs. C’est fin, très agréable.

En bouche on retrouve cet éclat et cette pureté aromatique que nous avions décelée en cuve. Le vin est énergique, tendu, minérale. De très belle composition, ce vin nous interpelle tant il semble éclatant et en même temps séducteur, avec énormément de fond. Assurément une grande bouteille.

 
 

 

Nous avons la confirmation une nouvelle fois que les Adrès dominent la gamme. C’est un grand vin minérale, fin, élégant avec une énergie éblouissante. Ce vin de terroir tiens parfaitement la garde, le 1996 bu récemment en atteste. 

L’ensemble de la gamme à encore gagner en précision tout en gardant la trame minérale et l’acidité énergique.

Un cran a clairement été franchi. Tout est hautement recommandable, du « simple » mais sérieux vin de pays aux sublimes Adrès, sans oublier la grande bouteille qu’est les Ponchonniéres, une  magnifique vendange tardive de grenache, qui a la classe des grands ! 2009 a plus d’amplitude et de corps que 2008, mais la fraicheur est toujours là, comme d’habitude au Trapadis.

Très travailleur à la vigne (le domaine est d’ailleurs en certification Ecocert) Helen Durand enchaine les bons millésimes, que cela dure, mais nous n’en doutons pas !


Que de retard…je suis allé visité ce domaine il y a prés de 8 mois. Le temps passe, mais pas le souvenir d’une excellente dégustation avec vigneron sérieux et engagé.

J’avoue avoir été à cette dégustation  à reculons. Malepére qui connait ? Pas moi en tout cas.

Nous avons retrouvé Frédéric Palacio avec d’autres visiteurs, il leur faisait faire un tour de ses vignes. Nous avons donc pris le train en route, mais en quelques minutes nous nous sommes aperçus du travail minutieux et acharné d’un vigneron « propre ». Conduite des vignes sans molécule de synthèse, recherche d’un enracinement profond,  d’une biodiversité…bref du lourd.

 

J’ai perdu une partie de mes notes je ne pourrai donc en publier qu’une partie. Ce qui est ressorti de cette dégustation est des vins profonds, minéraux, serrés et plein de fraicheur.

 

Assemblage cabernet franc / merlot 2008 :

Nez de violette, un côté rafle qui se traduit en notes mentholées. Une pointe de chocolat noir.

Bouche pleine de jus, séveuse et serré.

Un vin plein de caractère et rempli de fraicheur, un vrai régal.

 

Cabernet sauvignon 2008 :

Beaucoup de réglisse, il y aussi des nuances de minérale, et comme dans le précédent des notes de menthe et de chocolat noir.

Très belle densité de tanins, très serré et toujours beaucoup de fraicheur et minéralité (pierre séche).

 

Dégustez moi 2006 :

80% de merlot.

Nez de poivre, de graphite et de myrtille.

Frais, serré et tannique.
Un peu dur actuellement.

 

Partez pour le rêve 2006 :

Nez de framboise (très élégant), de fleurs et de menthe poivrée. Un nez racé et bourré d’élégance.

Dense, serré, trame racé et fraiche.

Beaucoup de potentiel et un grand coup de cœur pour cette cuvée.

 

Un coup de cœur global pour ce domaine méconnu. Il fera assurément parlé de lui à l’avenir. J’aimerai revoir Frédéric  Palacio pour discuter plus longuement avec lui car son travail m’a interpellé. J’ai redégusté plusieurs fois la cuvée « partez pour le rêve » avec énormément de plaisir, et à vrai dire elle accompagne merveilleusement une côte de bœuf !

A vos verres !!





Août 2009.

Perché sur les hauteurs de Montbrison dans la Drôme, Gramenon semble s’être caché pour mieux exprimer sa singularité. Un mas tous simple, charmant, entouré de vigne, avec pour simpleindication : « Gramenon, le vin en liberté ». Cet adage semble si bien aller à ce domaine. Vins sans produits chimique (pas de souffre du tout), ils sont venus puiser, dans cet endroit septentrional pour du grenache, l’intensité, la fraîcheur et la finesse du cépage.

Pour mieux exprimer les sols, les cuvées sont parcellaires et quasiment toutes exclusivement composées de grenache. Sauf Sierra du Sud qui fait la part belle à la syrah.


Les élevages sont courts, la vendange est en générale, mise en bouteille au printemps suivant. Les vins sont souvent secoués dans leur jeunesse, mieux vaut attendre au moins six mois pour les goûter.

  
 



Nous avons dégusté tous les vins en bouteille.


Sierra du Sud – Côtes du Rhône 2008 :

Une cuvée atypique pour le domaine car elle composé de syrah.

Nez fortement réduit, puis des arômes raffiné d’épices orientales s’affirment.

Trame et vin élégant, très marqué par la violette en bouche. Aérien, mais court.

Très surpris par la finesse de cette Syrah.





La Papesse – Vinsobre 2008:

Nez de chocolat noir, floral et très épicé.

Beaucoup de fraîcheur en attaque, mais un côté flatteur globalement.

Finale sur l’orange avec des tanins fermes.




La Sagesse – Côtes du Rhône 2008 :


Nez de pamplemousse, de fleurs et d’eucalyptus. On monte d’un cran en raffinement.


En bouche le vin est très aérien, subtil, floral.

Très abouti. Bravo.

 

 

 
La Mémé – Côtes du Rhône 2006 :

Nez de menthol, de fleurs et de fèves de cacao.

Droit, fin, serré. Les tanins sont fermes.

Beau vin.



La Mémé – Côtes du Rhône 2004 :

Nez animal, limite écurie, avec une pointe de minéralité.


Petite rondeur en attaque. Très serré, puissant et animal.

Un poil déviant.





A Pascal S. – Côtes du Rhône 2004 :

Nez animal, épicé.

Bouche pinotante, tendre, très fraîche. On sent une acidité sur le fil, qui magnifie le vin.

Formidable touché de bouche aérien. Finale saline, à mourir !

Très beau vin, très classe !


Une dégustation qui ne laisse pas insensible, tant pas la gentillesse de Michelle Aubréry que par la façon d’appréhender les vins.

Les bouches sont fines, élégante, souvent aériennes et marquées par l’orange. Elles ont des expressions extraverties mais ne tombe jamais dans la vulgarité. Signe que l’on peut faire des « vins natures » sans tomber dans les excès de rondeur et de fruits compotés….

La question qui se pose est la garde et l’évolution dans le temps. Ne sont-ils pas trop fragile ? Est-il nécessaire de tenter une garde pour des vins qui se goûtent bien après une année de bouteille ? Rien n’est moins sur…


  

Rapide dégustation au domaine Roger Sabon à Chateauneuf du Pape et au domaine du Cayron à Gigondas.

 



Cuvée Renaissance – Châteauneuf du pape blanc 2008 :

Assemblage de roussanne, clairette, grenache, et bourboulenc. Elevage de 6 mois en demi-muids.

Nez porté par l’élégance et la fraicheur. On retrouve les fruits blancs et une légère minéralité. On retrouve une pointe de végétal sans que cela tombe dans le variétal.

Bouche droite, contenu, bien élancé.

Un blanc qui joue sur le registre de la fraicheur, ça lui va très bien.




Cuvée Olivets – Châteauneuf du pape rouge 2006 :

Terroirs argilo calcaire et galets roulets. Elevage de 15 mois en foudre.

Nez fermé, légère pointe d’alcool.

Bouche svelte, tannins serrés, secs.

Un Châteauneuf qui n’est pas au mieux de sa forme.


Cuvée réserve – Châteauneuf du pape rouge 2006 :

3 terroirs : galets, calcaire et silice. Elevage de 18 mois en foudre.

Nez de cube « OR », de viandox.

Bouche avec plus de rondeur que le précédent et plus de nerf. On monte clairement d’un cran.

Profil viril et serré tout en étant épuré.




Cuvée prestige – Châteauneuf du pape rouge 2006 :

Argilo calcaire et galets roulets. Elevage de 18 mois en demi muids.

Le nez est dominé par le cuir, l’encre et les fruits murs.

Bouche plus longue, très belle acidité et grande droiture. Contenu. Le plus accessible des 3 à ce stade….

Le plus complet.


Une gamme complète, sans artifice, qui fait la part belles aux vins élégants.






Domaine du Cayron - Gigondas 2006 :

Nez très marqué par le cassis frais. A l’aération le vin déploie des notes de rose et de pot pourri. Complexe et floral.

Belle structure croquante. Un fruit pur, net accompagné par une acidité bien intégré.

Joli vin.

 

Une seule cuvée, une seule couleur, mais le résultat est là !





Foulaquier est un domaine créé par 2 destins : Pierre Jéquier architecte Suisse et Blandine Chauchat ancienne attaché parlementaire à Paris. Le vin les a réunis pour voire naitre Foulaquier.

Pierre s’installe en 1998 sur les terres du Pic St Loup. Il y vinifie son premier millésime en 1999. Les vignes ont alors 8 ans en moyenne.
Blandine rejoint Foulaquier en 2003 après un livre de portraits de vignerons, mais aussi après avoir crée son domaine en Anjou. Elle s’en sépare pour rejoindre Foulaquier et investir en achetant ses propres vignes : Les tonniliéres.

Foulaquier s’étend sur 8 hectares et les Tonniliéres 3 hectares : 40% de grenache, 40% de syrah et 20% de carignan.
Les 2 terroirs sont sur des sols argilo-calcaire, Foulaquier est exposé sud/sud-est en coteaux.  Les tonniliéres est exposé nord-est.

Le domaine est conduit entièrement en  byodinamie depuis 2006 (en bio depuis le début) et possède le label demeter depuis 2007.

La gamme est composée quasi-exclusivement de rouge, puisque qu’il n’y a pas de blanc, juste un rosé vient compléter le tout. Un blanc devrait voir le jour rapidement.




LES VINS EN BOUTEILLE :

PIC ST LOUP - Rosé 2008 :

90% de grenache, 10% de syrah et carignan. 6 mois de cuve béton.

50% pressurage, 50% saignée.

Nez floral, fruité, limite bonbon. Il y a aussi des notes de vernis à ongles.

Un vineux, large et salin en bouche. Matière contenu qui serre en fin de bouche.




VDT - Violetta 2008:

100% syrah. 9 mois de cuve béton.

Nez de violette et de fleur d’oranger. Simple mais gourmand.

Frais, svelte, sans aspérité. Gouleyant avec quelques tanins en finale.

A boire frais l’été.


PIC ST LOUP – Les Tonilliéres 2008 :

50% syrah / 50% carignan. 9 mois de cuve béton.

Nez très gourmand de fraise, de cuir et de poivre.

Bouche fraiche, gourmande, qui possède de l’énergie.

Un vin gourmand et de soif à boire, tout simplement.




PIC ST LOUP – Le Rollier 2007 :

60% grenache / 40% syrah. 18 mois de cuve béton.

Nez très marqué par le cassis (presque entêtant). Heureusement des notes de frais viennent apporter de l’élégance à l’ensemble. A l’aération des notes de menthol apparaissent.

Un vin plus serré, à la belle structure minérale qui élance le vin. Sécheresse en finale.




PIC ST LOUP – Le petit duc 2007 :

100% grenache. 18 mois de foudre. Un vin qui n’éxiste que les années

Au premier nez on perçoit une pointe d’alcool, qui s’estompe peu à peu.

Puis viennent des arômes de sève de pin et de menthole. A l’aération des notes gourmandes de fraise.

Attaque toute en rondeur, fraiche, soyeuse. Un vin élégant aux tanins soyeux et bien intégrés. La finale serre. 
A attendre.




PIC ST LOUP – Les Calades 2005 :

60% syrah / 40% grenache. 24 mois d’élevage pour moitié en cuve foudre et l’autre en cuve béton.

Nez de chocolat, de cerise à l’eau de vie.

Matière croquante avec une sensation de jus de fruits. La matière est dense mais soyeuse.

Très belle finale alliant acidité et minéralité. Les tanins sont bien présents et assèchent légèrement.

Très joli vin à attendre.




PIC ST LOUP – Gran’T 2006 :

50% grenache / 50% carignan. 24 mois d’élevage en foudre.

Nez complexe mêlant l’orange, la menthe et la terre.

Plus de densité que dans les précédents, avec un vrai caractère sudiste. Très serré actuellement, il est un poil monobloc et austère. Il demande du temps pour s’affiner.

A noter qu’il n’est pas dénué de fraicheur.



Foulaquier est certes un domaine relativement jeune, mais il a de très bonnes bases pour devenir l’un des domaines incontournable du Pic : des vins fins, frais, avec de la minéralité. Ils font parmi les vins les plus frais du Pic, et cela compte dans le paysage des vins du Languedoc.

Blandine et Pierre ont le goût le sens du vin élégant, sans artifice et plein d’âme, que cela dure !





Mercredi 8 juillet, fin d’après midi.


Rasteau est un petit village du Vaucluse cerné par des légendes : les dentelles de Montmirail, le ventoux, et le vignoble de Châteauneuf du Pape, pour ne citer qu’eux.


Ce vignoble méridional au sens large (en incluant Cairanne et les autres petits villages alentours) est devenu le chouchou des bars à vins Parisien. Parlons notamment des Richaud, Elodie Balme, La Soumade, Gourt de Mautens….

Les points communs de ces vins sont nombreux : un fruit qui « péte », des tanins gras, une concentration certaine….disons qu’ils sont dans l’air du temps ! Un stéréotype du Rasteau c’est développé autour de ces qualités (ou pas).


Et puis, il y a le Trapadis (trou en provençal). Hors mode et hors norme. Des vins à l’équilibre sur la minéralité, la pureté et l’énergie du squelette, avec une acidité qui s’affirme au fil des ans. Autant dire qu’Helen Durand est à contre courant des ses camarades : des vins épurés à la bourguignonne.


Pour ce faire, pas de secret : un travail à la vigne énorme. Vignoble bio, le travail des sols et la non utilisation de produits chimiques sont des piliers de sa philosophie.


Les vins sont peu travaillés en cave, le minimum pour faire ressortir le terroir au maximum. Vous l’aurez compris le bois est utilisé avec parcimonie, le parc est d’une dizaine de barriques. Les vins passent principalement en cuve béton.


4 terroirs se dégagent : sable / limon, argiles rouge, argile jaune, et argile bleue. Helen travaille à la Bourguignonne, sol par sol, terroir par terroir.


Ce vignoble, âgé de 35 ans en moyenne, est composé de 18 hectares : 60% de grenache noir, 15% de carignan, 10% de syrah, 10% de mourvédre et le reste en cépage blanc.





LES VINS EN COURS D’ELEVAGE:


Vin de pays de la principauté d’Orange 2008 :


100% grenache noir. Terroir de sable et limon en bas fond. Elevage en cuve béton pendant 8 mois.

Au nez notes de banane verte, de groseille et de graphite.


Vin fin, peu de corps, élancé et vif.


Complexe et frais.



Côte du Rhône 2008 :


100% grenache noir. Terroir de sable et limon en plaine. Elevage en cuve béton pendant 18 mois.


Note de camphre, minéral et de framboise.


Fruit pur, fin, frais, et éclatant.


Très belle définition délicate.



Rasteau 2008 :


70% grenache noir, 10% carignan, 10% syrah, 10% mourvédre. Terroir d’argile rouge et de galets roulés. Elevage en cuve béton pendant 18 mois.


Nez éthéré, de fruits noirs, et de réglisse.


Serré, vineux et aérien. Rien de ne dépasse, les tannins sont de grande classe.


Sudiste et classieux.

 




Rasteau LES ADRES 2008 :


70% de grenache noir, 10% de carignan, 10% de mourvédre.
Terroir argilo-calcaire, en coteaux, composé de marnes jaunes et bleues pour le grenache et le carignan. Argilo-calcaire, en plaine, composé d’argile rouge et de cailloux roulés pour le mourvédre. Elevage en cuve béton pendant 24 mois.

Le nez est d’un raffinement exceptionnel : poire, fleurs blanches et l’orange confite ressortent.

La bouche est dense, serré, avec beaucoup d’énergie et de tension.

Un grand vin en devenir qui bouscule les idées conçues !

 


 

Côte du Rhône Villages HARYS  2008 :


80% de syrah, 20% de clairette blanche. Terroir argilo-calcaire en plaine. Elevage en cuve béton
pendant 24 mois.


Nez animal, très réduit.


Rond, élancé, avec une acidité maîtresse.


Assez large dans l’ensemble mais bien fait.



Rasteau LES ADRES 2007 :


Nez de souffre (le souffre de la terre pas celui que l’on ajoute), de menthe fraîche, et d’orange.


Vin dense, joli corps avec un beau velouté et une finale très énergique.


Magnifique acidité qui révèle le charme et l’esprit de ce vin.


 

VDN Rasteau 2008 :


90% de grenache noir, 10% de carignan. Terroir argilo calcaire en coteaux, exposé sud-ouest.


Nez de cerise et d’artichaud.


Bouche ronde, vineuse, qui mérite du temps pour s’affirmer.

 




LES VINS EN BOUTEILLE :



Côte du Rhône rosé 2008 :


100% grenache (dont certains ont plus de 80 ans). 8 mois d’élevage en fût.
50% saignée, 50% pressurage.

Couleur prononcé, framboise.


Nez minéral, contenu. A l’aération les fruits rouge frais dominent.


Frais, fin, un poil étriqué. Finale saline et tranchante.

De l’allure et du fond. Se gardera.


 

Côte du Rhône blanc 2008 :

90% de grenache blanc et 10% de clairette. Terroir argilo calcaire, composé d’argile rouge et de cailloux roulés. 8 mois d’élevage en fût.

Nez d’anis, de fruits blancs et minéral.

Beaucoup d’acidité en bouche (la structure me fait penser aux grands Muscadets de l’Ecu, avec le côté ensoleillé en plus), un corps très élancé. Une finale très pierre blanche.

Bravo !



Rasteau LES ADRES  2006 :


Nez d’orange confite, d’herbes aromatiques, et de tomate confite.

Un vin coup de fouet : droit, tendu et épuré. Tannins policés, peu de matière, un rien strict.

Une énergie incroyable ce dégage de ce vin, une vitalité hors norme.

 

 



C’est le genre de dégustation qui fait réfléchir…rien n’est ostentatoire. Ce sont des vins qui ont une grandeur d’âme au dessus de la moyenne, et qui sont construits sur une énergie exceptionnelle et une minéralité omniprésente.


La philosophie du domaine et ultra respectueuse des terroirs et de l’environnement.


Mais pourquoi ce domaine est il méconnu des médias ?
  


- Il est à contre courant de ce qui se fait dans la région. Il a donc du mal à faire accepter des vins de terroirs par rapport à des vins de fruit et de matière (très agréable en dégustation, mais compliqué à boire).

- Les vins de terroir sont parfois difficiles à appréhender, même par les meilleurs dégustateurs.

- L’appellation Rasteau n’a pas forcément le vent en poupe….elle souffre d’une image rustique.


Souhaitons que les mentalités évoluent, et j’en suis sur elles évolueront. Helen à la conception du grand vin et l’étoffe pour le faire. Il mène le grenache là ou peut savent le mener. Il mérite la reconnaissance qui est à la hauteur de son travail !

 

 

 

 



C’est un matin ensoleillé que nous nous rendons au château de Gaure. Cette propriété audoise a été racheté il y a peu par un Belge, Pierre Fabre. Il laisse la gestion à deux jeunes Français (Marc Bertrand et Vincent Pentoux) et est bien décidé à remettre le domaine sur pied. En plus du domaine de Limoux, ils font l’acquisition d’un domaine à Latour de France (Roussillon). Cette parcelle étant vinifiée à Limoux, elle ne peut avoir que la mention vin de table.




Les vignobles (Latour et Limoux) sont pour la plupart en altitude, les vins y gagnent en fraîcheur. Le domaine est en bio intégrale. Tous les blancs sont vinifiés en barrique et le haut de gamme rouge en demi-muid.

 

 

Chardonnay 2008 :

Nez floral, herbacé.

Bouche fraiche et puissante, de la richesse en milieu de bouche et de la droiture.




Chardonnay 2008 (barrique + chauffée) :

Nez de beurre, de noisette et de fruits blancs.

Plus riche que le précédent, encore du résiduel.


Mauzac 2008 :
 

Nez réduit.

Rondeur délicate, acidité intégrée, amertume en finale. Du résiduel en finale.

Joli vin élancé.


 



Blanc 2008 Latour de France (grenache, carignan) :

Nez réduit, sur la rillette.

Le vin possède encore des sucres mais un profil svelte se dégage.


Chenin 2008 :

Un chenin élégant, frais, floral et herbacé.

En demi sec actuellement, il n’est pas dénué de fraicheur. Complet.


Château de Gaure – Limoux 2007 (80% de chardonnay, mauzac et chenin) :

Premier nez réduit. Puis viennent des notes de noisette et beaucoup de minéral.

Attaque minérale, petit gras en milieu de bouche, amertume et fraicheur en finale.

Vin original et de caractère. Il allie brillamment matière maitrisée et fraicheur.


 

 

Château de Gaure – Mauzac 2007 :

Ce vin est lui aussi marqué par la réduction. Rapidement le fruit s’exprime sur la poire et la pomme
fraiche.


Un volume plus restreint que le Limoux avec une grande fraicheur. L’amertume ressort en finale sur
des notes de pamplemousse rose.


Carignan 2008 (planté en 1946) – Latour de France :

Nez de viande fraiche et de cerise noire.


Frais, tannique, élancé.


Les tanins doivent se fondre.



Grenache, mourvèdre 2008 – Latour de France :


Minéral et fumé.

De la mâche, puissant et juteux.



Château de Gaure - Latour de France 2007 VDT:


Nez de baies, de fruits noirs, léger vanillé.

Vin puissant, trame tannique affirmée, belle mache en finale, ambitieux.
Il garde cependant de la
fraicheur et n’a pas de côté excessif.

Il lui faudra du temps pour se fondre.

 



Château de Gaure – Latour de France VDT 2008 (barrique les plus qualitatives par cépage) :

Nez fin, précis, très marqué fruits rouges frais.

Un vin fin, marqué par l’élégance.

Les tanins sont fondus, la matière sur la retenue, la finale serre.


Les blancs ont beaucoup de fraîcheur et font preuve de caractère et d’originalité. Le rouge haut de gamme dégage une harmonie peu commune. Indéniablement ce domaine à l’avenir devant lui et des atouts de poids :

- Une équipe jeune et dynamique 
- Une philosophie poussée de la viticulture responsable         
- Des moyens financiers au dessus de la moyenne
- De très jolis terroirs

Ces éléments combinés vont pousser Gaure comme l’un des domaines incontournable de Limoux et du sud de la France, assurément.

 

 




Le domaine est situé sur les hauteurs de St Mathieu de Tréviers, sur la route menant au château de Montferrand. Pour vivre heureux vivons cachés ! Cet adage résume assez bien la position du domaine dans le paysage viticole Français et Languedocien. Peu de passage dans les guides, peu dans la presse, aucune informations sur la toile….Bref pas grand-chose…mis à part une excellente notoriété auprès des amateurs avertis.

 

C’est bien décidé, qu’accompagné d’Hélen, nous nous rendons en ce joli samedi de février à l’Ermitage du Pic St Loup.

 

Nous sommes accueillis par un des frères Ravaille, ils sont 3 à s’occuper du domaine. Chacun gère une partie spécifique.

 

Le domaine est composé de 45 Ha dont 30 en appellations Pic St Loup et 15 Ha (cabernet-Sauvignon et chardonnay) en vin de pays (prés de St Bauzille de Montmel). Les sols sont principalement calcaires et argileux.

 

Depuis leur installation en 1992, les vignes sont entièrement conduites en biodynamie. Avant-gardiste dans la démarche, le respect et le travail des sols tient à cœur au domaine. Il avoue cependant ne pas vouloir de certification (ecocert, demeter, ab…) car s’est « une histoire de fric ».

 

Tous les vins passent sous bois. Seulement 10% de bois neuf « pour ne pas marquer les vins ». L’élevage pouvant aller jusqu’à 30 mois pour Guilhem Gaucelm. Cette dernière cuvée est élevée en foudre. En fait, il pense que l’élevage en petite barrique ne correspond aux vins méditerranéens, qui méritent de grands contenants : muid, demi-muid, et foudre. Ceux-ci sont de plus en plus utilisés.

Une partie des contenants viennent d’une tonnellerie autrichienne car les douelles de chêne y sont  plus épaisses, le reste d’un tonnelier Français.

 

La réflexion est mouvante, rien n’est établi, c’est sûrement ce qui fait, sans cesse, progresser le domaine.

 

Le domaine produit 4 cuvées : St Agnès blanc (clairette, marsanne, roussane, grenache blanc et gris), cuvée tradition rouge (majorité de syrah et de grenache, complété de mouvédre), St Agnès rouge (syrah majoritaire, grenache, et  une pointe de mourvédre), Guilhem Gaucelm (assemblage syrah, grenache).

 

 

 

 

Vins sur fût :

 

 

Assemblage Marsanne / Clairette 2008 :

 

Sur les blancs toutes les FML sont faites.

Nez fermentaire, bonbon, banane. Gras et tendu.

 

Roussanne 2008 :

 

Minéral, pointe d’élevage. Frais et puissant. Encore quelques sucres. Belle Finale

 

 

Assemblage grenache blanc / grenache gris 2008 :

 

Nez minéral, anisé.

Net, précis, droit, superbe.

 

 

Assemblage Syrah / Grenache du tradition 2008 :

 

Gravette, argile rouge, roche mère basse.

Fumé, clous de girofle, violette et orange sanguine. Typé syrah.

Frais et juteux.

 

Mourvèdre du tradition 2008 :

 

Nez de fraise et de violette.
Viril et frais.




Syrah Cuvée Saint-Agnès parcelle de « calcaire dur » 2008 :

 

Nez mur et aromatique. Fruits noirs, pointe de vanille, violette.

Belle structure. Vin dense.

 

Syrah Cuvée Saint-Agnès parcelle sélection massale « bois du Rhône nord » 2008 :

 

Violette, minéral et chocolaté au nez.

Fin, racé, élégant.
Très belle Syrah. Prometteur.

 

Syrah Cuvée Saint-Agnès parcelle « sous Cazevieille » 2008 :

 

Nez épicés, orange sanguine.

Belle acidité. Finesse et Fraicheur.

 

Mourvèdre Cuvée Saint-Agnès 2008 :

 

Nez réduit, qui exprime la poudre de pétard (feu d’artifice).

Très belle structure. Tannique.




Grenache Cuvée Saint-Agnès 2008 :

 

Fin, acidulé. Puissant et structuré. Minéralité en finale.

Très bien.

 

Guilhem Gaucelm (assemblage Syrah / Grenache) 2008 :

 

Vigne de 85 ans. Elevage en foudre.

Le nez exprime la confiture de framboise, les fleurs et l’orange sanguine.

Structure dense, aux tanins patinés et gras.

 

Guilhem Gaucelm (assemblage Syrah / Grenache) 2007 :

 

Elevage en barrique.

On retrouve au nez ces notes florales de violette, d’orange sanguine et de confiture de fruits rouges. Pointe de minéralité.

Vin abouti, racé, ample et suave.

 

 





Vins en bouteille :

 

Cuvée Saint Agnès blanc 2007 :

Nez fermentaire (levure) et anisé.

Bouche contenu conjuguant acidité et gras.

Très beau blanc, juste équilibre.

 

 

Cuvée tradition 2007 :

 

Nez de cassis, réduit et épicé.

Frais et croquant. Agréable en l’état.

 
Cuvée Saint Agnès rouge 2007 :

 

Nez floral et de fruits noirs.

Structure affirmée. Belle acidité qui crée l’équilibre.





Cuvée tradition 2006 :

 

Réglisse, cassis.
Avenant, petits tanins, bel équilibre.

 

Cuvée Saint Agnès rouge 2006 :

 

Chlorophylle, fumé et fruits noirs au nez.

Frais, serré, velouté et aromatique (notes d’orange sanguine).

 

 

La gamme est d’une homogénéité sans faille. Le blanc conjugue parfaitement maturité sudiste et fraîcheur. La cuvée tradition est une très belle entrée en matière aromatique. La Saint Agnès est un rouge sudiste sérieux exprimant parfaitement une très belle syrah. Guilhem Gaucelm est un rouge suave, racé et élégant qui fait parti du panthéon des grandes cuvées Languedocienne.

 

La qualité reflétée par la gamme n’est pas un hasard. Le travail fournit en amont (travail des sols, élevage juste et respectueux de la matière première) abouti sur des vins complets mêlant maturité, élégance et fraîcheur.

 

Ce domaine est incontestablement l’un des meilleurs du Pic St Loup. Ils avancent, sans strass ni paillettes, à force de travail et de réflexion. Nul doute que les efforts porteront hauts les couleurs du domaine.


Les chardonnays d'Avize, dominés par Cramant

CHAMPAGNE GUY LARMANDIER

 

Situé à Vertus, domaine composé de 9 hectares majoritairement sur l’excellent terroir de Cramant. Le reste des vignes sont situés à Vertus. Dosage : 12G (tous les champagnes brut).

 

Cuvée GL : Robe claire. Fleur de vigne et brioche au nez. Bulle fine, minérale, approche fruitée.

Frais et simple, astringence en fin bouche. 14.5€

 

Brut perlé blanc de blancs: Robe pâle. Nez peu avenant laissant transparaitre quelques touches de citron. Bouche trop marquée par le dosage et qui manque d’expression. 15.5€

 

CRAMANT grand cru blanc de blancs: Robe pâle. Nez fin, un peu fermé il exprime la minéralité du terroir par des notes de craie.

Un Cramant vif, frais. Arômes racés en bouche. Fin de bouche un peu brouillonne. 16.5€

 

CRAMANT grand cru millésime 2002 blanc de blancs: Robe or. Arômes nobles de noisette, de fruits jaunes et quelques notes beurrées.

Joli bouche alliant droiture et amplitude. Le champagne est frais, la bulle fine et la fin de bouche saline. Superbe. 22€.



 

Gamme intéressante même si le dosage parait trop marqué sur la cuvée GL, la cuvée perlé et le Cramant (beau potentiel cependant). Cela gâche les expressions et rend les fins de bouche perfectible. Le millésimé est splendide.

 

 


CHAMPAGNE VEUVE FOURNY

 

Maison familiale situé elle aussi à Vertus. Elle a été reprise et restructurée par les 2 fils Charles-Henry et Emmanuel. Les vignes (9 hectares) se trouvent exclusivement à Vertus.

 

Brut Nature Vertus blanc de blancs: Non dosé. Nez minérale et salin, très épuré. Belle expression minérale en bouche. Equilibre superbe, l’acidité et bien balancée par une matière adaptée. La bulle est extrêmement fine, l’ensemble homogène. Très beau non dosé qui n’est pas sans rappeler celui de Larmandier-bernier (né d’une Vertus), qui reste un cran en dessus. Hautement recommandé.14.5€




Brut premier cru blanc de blancs:
Fruits murs, minéral et fleur de vigne. Bouche fraiche et accessible. Arômes floraux, expression classique d’un joli blanc de blancs. 14.49€

 

Brut premier cru blanc de blancs millésimé 2002 : Notes de brioche, d’amande et globalement de fruits secs. Quelques senteurs minérales. Classieux.

Très joli touché de bouche alliant ampleur et fraicheur. Aérien. Bulle très fine. Bravo. 22€.




Cuvée R premier cru Extra-brut :
R comme Roger, le père de Charles-Henry et d’Emmanuel. Cuvée vinifié en fûts. Majorité de chardonnay et soupçon de pinot noir.

Nez torréfié, de sous bois et de fruits secs.

Vineux et puissant. Matière délicate, aujourd’hui dominé par l’élevage. Grande fraicheur.

Un champagne très intéressant, qui mérite un peu temps pour se fondre. 17.49€



 

Gamme exemplaire, techniquement irréprochable. Les gammes sont bien définies, les matières délicates, les bulles extrêmement fine et les dosages imperceptibles. Et en plus les prix sont sages et les habillages réussis. Que demander de plus ? Un poil de caractère et de folie…et oui les chardonnays de Vertus n’égal pas ceux de Cramant (ou d’Avize, ou du Mesnil…). Sinon rien à dire, sauf vous recommander d’y aller.



 


CHAMPAGNE BONNET GILMERT

 

Petit domaine d’OGER à la tête de 5 hectares majoritairement dans la côte des blancs. Nous n’avons pu déguster que leur BSA et le rosé.

Blanc de Blancs grand Cru : Nez très crayeux, assorti de notes de citron. Fin et retenu. Bouche minéral et vive rappelant les meilleurs BSA de la côte des blancs. 13.75€ Une découverte et une affaire.

 

Rosé de saignée : robe framboise, dense. Nez qui balance entre les notes de fruits rouges et les notes terriennes. Bouche avec quelques tannins. Bulle présente. Belle allonge. Joli rosé, un peu rustique.

 

Une gamme soignée à prix sage. Un B de B à recommander pour son excellent rapport qualité prix.

 


 

CHAMPAGNE JEAN LOUIS VERGNON

 

EXTRA BRUT grand cru blanc de blancs : Nez minéral et citronné. Bouche vive à l’acidité trop mordante. Manque de maturité marqué en fin de bouche. 15.70€

 

BRUT grand cru blanc de blancs : Peu expressif au nez. La bouche semble équilibrée par le dosage. Très strict. 15.70€



BRUT grand cru blanc de blancs millésimé 1999:
Nez sur le pain d’épices et la craie. Bouche de belle amplitude. Mousse crémeuse et belle longueur. Acidité maitrisée. 22€

 

Des champagnes strict à l’acidité trop marquée, hormis un millésimé de belle facture.

 

 







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Le champagne et Noël, une affaire qui marche!

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