| Février 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
|
||||||||||
Août 2009.
Perché sur les hauteurs de Montbrison dans la
Drôme, Gramenon semble s’être caché pour mieux exprimer sa singularité. Un mas tous simple, charmant, entouré de vigne, avec pour simpleindication : « Gramenon, le vin en
liberté ». Cet adage semble si bien aller à ce domaine. Vins sans produits chimique (pas de souffre du tout), ils sont venus puiser, dans cet endroit septentrional pour du grenache,
l’intensité, la fraîcheur et la finesse du cépage.
Pour mieux exprimer les sols, les cuvées sont parcellaires et quasiment toutes exclusivement composées de grenache. Sauf Sierra du Sud qui fait la part belle à la
syrah.
Les élevages sont courts, la vendange est en générale, mise en bouteille au printemps suivant. Les vins sont souvent secoués dans leur jeunesse, mieux vaut attendre au moins six mois pour les
goûter.
Nous avons dégusté tous les vins en
bouteille.
Sierra du Sud – Côtes du Rhône
2008 :
Une cuvée atypique pour le domaine car elle
composé de syrah.
Nez fortement réduit, puis des arômes raffiné
d’épices orientales s’affirment.
Trame et vin élégant, très marqué par la
violette en bouche. Aérien, mais court.
Très surpris par la finesse de cette Syrah.
La Papesse – Vinsobre
2008:
Nez de chocolat noir, floral et très épicé.
Beaucoup de fraîcheur en attaque, mais un côté flatteur globalement.
Finale sur l’orange avec des tanins fermes.
La Sagesse – Côtes du Rhône 2008 :
Nez de pamplemousse, de fleurs et d’eucalyptus.
On monte d’un cran en raffinement.
En bouche le vin est très aérien, subtil,
floral.
Très abouti. Bravo.
La Mémé – Côtes du Rhône
2006 :
Nez de menthol, de fleurs et de fèves de
cacao.
Droit, fin, serré. Les tanins sont fermes.
Beau vin.
La Mémé – Côtes du Rhône
2004 :
Nez animal, limite écurie, avec une pointe de
minéralité.
Petite rondeur en attaque. Très serré, puissant
et animal.
Un poil
déviant.
A Pascal S. – Côtes du Rhône 2004 :
Nez animal, épicé.
Bouche pinotante, tendre, très fraîche. On sent une acidité sur le fil, qui magnifie le vin.
Formidable touché de bouche aérien. Finale saline, à mourir !
Très beau vin, très
classe !
Une dégustation qui ne laisse pas insensible,
tant pas la gentillesse de Michelle Aubréry que par la façon d’appréhender les vins.
Les bouches sont fines, élégante, souvent aériennes et marquées par l’orange. Elles ont des expressions extraverties mais ne tombe jamais dans la vulgarité. Signe que l’on peut faire des
« vins natures » sans tomber dans les excès de rondeur et de fruits compotés….
La question qui se pose est la garde et
l’évolution dans le temps. Ne sont-ils pas trop fragile ? Est-il nécessaire de tenter une garde pour des vins qui se goûtent bien après une année de bouteille ? Rien n’est moins
sur…
Derniers Commentaires