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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /2008 10:59

 



Avant notre départ tant redouté de l’Auberge du Cèdre, nous décidons d’aller rendre visite au voisin d’en face, le Domaine de Cazeneuve.

Sans prendre rendez-vous, nous nous présentons au caveau de dégustation ou nous sommes reçus par le maitre des lieux, André Leenhaardt.

Première question : « vous connaissez mes vins ? ». Bien sur nous connaissons, mais pas tout !

André Leenhaardt a racheté le domaine en 1988, à l’époque majoritairement planté en raisins de table. Il arrache et replante principalement syrah, grenache, mourvèdre (le cépage fétiche d’André Leenhaardt).

Le premier millésime est vinifié en 1992 avec une cuvée principalement issue de Syrah. Par la suite les cuvées vont s’équilibrer et donner trois cuvées (principalement sur des terroirs d’argile rouge, dixit le patron) : les Calcaires (syrah, grenache, mourvèdre, cinsault, élevé en cuve et en barrique pendant 12 mois), le Roc des Mates (75% Syrah, 15% Grenache, 10% mourvédre, 12 mois de barrique dont 15% de neuves) qui est un massif dans le Pic St Loup, et le Sang du Calvaire (100% mourvédre, 24 mois de barriques en grand partie neuves) qui est une parcelle spécifique de mourvèdre.

Le premier blanc est vinifié en 1997 (50% de roussanne, du grenache, du viognier, du rolle et du muscat). Les parcelles sont sur des terroirs d’argile blanche dont certains sont en altitude (entre 300 et 400 mètres).

Un rosé est vinifié en fut et est un 100% mourvèdre.

La discussion s’installe peu à peu. André Leenhaardt est un personnage extrêmement sympathique et très simple à aborder. Il nous raconte sur un ton amusé la première visite de l’INAO en Pic St Loup : les autochtones ont servis à ces messieurs leurs meilleurs crus dans des bouteilles en plastique. C’est vrai, ça surprend et, aujourd’hui, ça nous fait bien rire !

 



Nous commençons par le blanc 2005 (AOC Coteaux du Languedoc, Pic St Loup). Le nez est puissant, anisé, herbacé et porté par les fruits blancs.

L’attaque est iodée. La bouche est ample, sudiste et de belle fraicheur. C’est bien fait et il nous fait forte impression.

Le 2006 à un profil plus basé sur la vivacité mais possède les mêmes caractéristiques aromatique et les mêmes atouts.

Nous enchainons sur un magnifique rosé de saignée de mourvèdre, puissant, corsé et atypique. La bouche possède quelques tannins et fait preuve d’une personnalité bien marquée. C’est vineux et vraiment beau. Attention, à mettre à table !

Les Calcaires, entrée de gamme en rouge, a un nez marqué par les fruits rouges. La bouche est sans aspérité et dotée d’une belle gourmandise.

 


Nous attaquons les rouges de garde et de demi garde.

Le Roc des Mates 2004 est marqué par un nez fumé, sur les fruits noirs et la garrigue.

La bouche est fine avec des tannins bien présents qui doivent s’affiner avec le temps. C’est un rouge sérieux et un très beau Pic St Loup.

Le Roc des Mates 2005 est plus profond, le nez possède lui aussi des notes fumées très marquées. Elles sont accompagnées de notes puissantes de fruits noirs. Le nez est un peu marqué par l’élevage mais cela devrait s’estomper avec le vieillissement.

La bouche est « musclée », les tannins marqués et sauvages en font un vin qui doit attendre. Joli potentiel.

Puis pour nous montrer le potentiel d’évolution de ses vins le vigneron débouche une bouteille de Roc des Mates 1999 (millésime comparable au millésime 2004) au nez animal, à la bouche toute en finesse et à la belle finale aromatique. Un très beau qui va  m’inciter à garder mes 2005.

Nous enchainons sur un vin de table 2006, 100% carignan. Un carignan à dompter, très puissant, marqué par des tannins qui monopolisent la bouche. C’est mur, c’est du tout bon. A carafer ou à attendre.

Nous terminons avec le GRAND vin cher à son créateur, le Sang du Calvaire 2005. La robe est dense, noire. Le nez est dans une phase de fermeture mais laisse échapper des nuances animales et de fruits mur.

La bouche possède une matière dense. La trame tannique et de grande qualité. Le vin est serré. C’est un très beau mourvèdre, bien maîtrisé, qui promet un vin sublime dans quelques années.

 



André Leenhaardt est un vigneron dont la sympathie n’a d’égal que la qualité de ses vins. La gamme est exemplaire. Les rouges sont sérieux et à attendre pour extirper tout le potentiel. Le blanc est un des plus beaux du Pic St loup et mérite des mets de qualité. Le rosé atypique et de grande classe.

Sans aucun doute un domaine INCONTOURNABLE, tout en haut du Pic !  

Par Loïck - Publié dans : Visites de domaines
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 11:53


Le concept est particulier et ne peut qu’attirer une population d’amateurs. La déco est sobre, peut paraitre froide à certains.

En rentrant dans ce restaurant très « bon chic bon genre » d’aspect, on se demande si la cuisine est à hauteur des prix annoncés et surtout si le vin est vraiment roi.

L’accueil est cordial, soigné, bien.

Belle vaisselle, des verres très élégants, des nappes blanches immaculées et une carte qui se résume en 2 pages… Plutôt surprenant pour un restaurant possédant de nombreuses références de vins.

Reparlons du concept. Pour le déjeuner 4 menus : express à 50€ (entrée, plat, dessert un verre de vin accompagne chaque plat), à l’aveugle à 75€ (entrée, plat, fromage et dessert, 4 verres de vin), menu cèpes à 190€ (entrée, 2 plats, fromage, dessert 5 verres de vins connus à l’avance), menu premières truffes blanche  390€.

Il y a aussi la possibilité de prendre un plat. Il sera choisi par le chef en fonction du verre de vin que vous prenez. Les combinaisons vont de 25€ à 70€.

Dernière possibilité : descendre à la cave, choisir une bouteille, le chef vous concocte un menu en fonction de votre choix.

Le moins que l’on puisse dire c’est que tout est complètement centré autour du vin, c’est une première confirmation.

Nous optons pour la formule à l’aveugle. Nous ne savons ni ce que nous allons manger ni ce que nous allons boire.

A l’apéritif nous choisissons un pinot gris Italien. Simple léger et floral.

L’entrée est une porchetta de lapin froide servie avec un jus de veau. La porchetta est confectionné comme une terrine : le centre est garni de légumes frais, de pancetta et d’un œuf de caille dur ; le tout entouré de chair de lapin. C’est frais et extrêmement fin.

Le premier vin possède une robe claire aux reflets verts. Le nez est minéral, végétal et floral. La bouche possède un bel élan, porté par l’acidité. La fin de bouche est « grassouillette ». Par élimination je vais vers la Savoie. Mais bien sur….C’est un sancerre 2006 de chez Vacheron.

Le plat est un filet mignon de veau servi rosé, accompagné d’un jus aux truffes et de cèpes confits. Ce plat est une merveille ! Le veau et les cèpes (fondant, au cœur moelleux ; un délice) bénéficient d’une cuisson parfaite.

Le vin est bien évolué. Un nez sur la truffe, le café et le pruneau. Une bouche dense, puissante, aux tanins raffinés et à la finale « thé noir ». Ce vin est racé et nous épate. C’est un Hermitage La chapelle 1995, servi en magnum. Accord grandiose !

Le Fromage est un comté millésimé 2003. Une pure merveille entre la puissance aromatique et la finesse de texture. Il est accompagné de son plus fidèle compagnon, un vin jaune du jura de Jacques Puffeney.

En dessert, nous avons droit à un tiramisu crémeux et fondant à souhait. La texture est aérienne, ça fond, c’est bon, je fonds. Il est accompagné d’un vin servi dans un verre noir. Au nez je pars tout de suite sur un muscat (nez d’abricot). La bouche est effervescente et là bingo, c’est un moscato d’asti. Tout faux, c’est un birbet. Vin rouge Italien pétillant. C’est gourmand, facile à boire (4%), et l’accord avec le tiramisu fonctionne très bien.

Pour terminer, nous dégustons la cuvée 7 de chez Kracher, servie en double magnum. Nez imposant, liqueur énorme, balancée par une magnifique acidité. Un vin hors norme, qui régale !

Superbe repas. La cuisine est raffinée, les accords réussis et le service impeccable (mêlant simplicité et sérieux). Le vin est roi, il est l’élément central autour duquel tout gravite. Le rapport qualité prix me semble correct  puisque pour deux nous payons 162€.

A recommander à tous les hédonistes curieux.

Par Loïck - Publié dans : Bonnes adresses
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /2008 13:11

Il y a un mois j’avais la chance de déguster au domaine Didier Dagueneau. Après nous avoir serré la main et nous avoir glissé « bonjour, Didier », il dit à sa fille (sur le point de nous faire déguster le Jurançon) « alors minette tu ne leur fait pas gouter Astéroïde ?».

Aujourd’hui, il n’est plus…triste nouvelle. Didier Dagueneau est décédé hier d’un accident d’ULM.

J’ai juste envi de glisser mon nez dans un verre de silex et de le partager avec une bonne bande de copains, en ayant une pensée pour son créateur.

Merci pour avoir tant fait pour le vin !

Je publierai bientôt l’intégralité des notes de dégustations.

Profitons de la vie, elle est trop courte.

Par Loïck - Publié dans : Actualité
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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /2008 14:35

L'arrivée au domaine, avec en arriére plan Léone


Jeudi 7 août, 09h55 nous arrivons à St Pargoire. Le ciel est couvert, le village désert. Aucune trace du domaine Peyre-Rose. Vraiment aucune. C’est à ce moment là que nous décidons de sortir la « feuille de route » où Laurent Baraou nous a expliqué point par point comment se rendre au domaine. Alors, après quelques tergiversations, nous nous engageons sur un chemin caillouteux, et ceux pour 3km. Au bout du chemin : c’est la fin de la ligne téléphonique, mais aussi le bout du monde ! Un bout du monde ou ce trouve un des plus beaux domaines de France, mais qui ressemble plus à un mas abandonné. Un âne et deux chiens nous accueillent. Nous avançons doucement en nous disant que nous sommes attendus (rendez vous pris 10 jours plus tôt et confirmé l’avant-veille). Rien. Nous allons donc, franchement décidé, sonner à la porte. Marlène Soria sort, en habits de ménage. Elle parait surprise, nous comprenons donc que le rendez-vous a été « égaré » dans un coin de la tête de la vigneronne.

Elle ne cache pas son embarras et nous confie que ce n’est pas le meilleur moment pour elle. Elle nous invite, cependant, à rejoindre la salle de dégustation. Elle ne se livre pas trop, nous jauge puis elle nous raconte « son aventure », que nous sommes curieux de découvrir. Car Peyre-Rose, en plus d’être un vin immense, est un mythe pour bon nombre d’amateurs que nous sommes.

L’aventure commence dans les années 1975 quand Marlène Soria, alors dans l’immobilier, achète une « maison de campagne » à St Pargoire avec 60 hectares attenants. A l’époque le but n’est pas de faire du vin mais de trouver un lieu à l’écart des tumultes du littoral. Puis, Marlène se retrouve au chômage technique et passe 10 ans de « vacances » à St Pargoire. C’est alors qu’elle plante ses premiers pieds de vigne, pour « faire une boisson de famille » (nul doute qu’à l’époque elle ne se doutait que la boisson de famille allait se transformer en un des plus grands vins de France). Puis elle décide de faire du vin son métier. Elle plante syrah (en majorité), grenache, mourvèdre. Plus tard viendront les blancs : rolle, roussanne, et viognier.

Son aventure commence donc en rouge. Elle se rapproche de la coopérative locale qui lui demande un bail de 25 ans. Sans réfléchir elle refuse et se retrouve avec son premier millésime 88 en cuve. Cette première cuvée sera appelée par la suite Raphaël, du nom de son fils adoptif (née la même année).

Vont naître de se magnifique terroir deux cuvées en rouge : Syrah Léone, la parcelle la plus proche du domaine (composée de syrah uniquement), le Clos des Cistes, situé sur un plateau au dessus du domaine, bénéficiant de l’air frais venant de Sète (très proche à vol d’oiseau). Vient par la suite une cuvée de blanc. Puis le dernier né, un rosé (issu de jeunes vignes de grenache), plus proche d’un rouge (premier millésime en 2002).

Ils sont tous élevés avec la même philosophie : faible rendement, élevages très long, commercialisation après plusieurs années de garde (2002 est à la vente pour les rouges, 1995 et 1996 pour les blancs).

Les élevages se font d’abord uniquement en cuve puis, depuis le millésime 2002, 30% des vins sont élevés en demi-muids et en foudres.


Un des foudres de Marlène Soria

 

Les cuves, justement, ont values à Marlène de perdre trois millésimes compte tenu d’un problème de revêtement. Gros coup du sort, que le domaine à su surmonter, « c’est la vie » comme dit laconiquement Marlène Soria.

Nous n’en saurons pas plus, malheureusement, mis à part que Marlène Soria (qui est seule à la cave, en plus du reste, et supporte donc une charge de travail énorme) pense à la relève avec son fils, dont elle attend quelques années de plus avant de lui demander si oui ou non il souhaite reprendre les rennes du domaine.

Côté dégustation nous regoutons Cistes et Léone 2002 commentés
ICI. Pour terminer nous avons, suite aux conseils de Marlène Soria, regouté Rosé Rouge 2002. C’est coloré, gourmand, magnifiquement fruité, dense, avec de jolis tannins patinés.  Une véritable gourmandise signée Peyre-Rose, qui d’après la vigneronne devrait bien évoluer avec le temps.

Après une heure, nous repartons avec du blanc, des Rosé Rouge et avec l’intime conviction que Peyre-Rose reste un mythe et un (grand) vin à part, à tous les niveaux !

Voir ICI une dégustation complète des vins du domaine.

PS : à notre rentrée j’ai découvert dans ma boite aux lettres une facture des nos achats au domaine ainsi qu’un mot de Marlène Soria s’excusant de ne pas avoir pu nous accorder plus de temps…grande dame !

Par Loïck - Publié dans : Visites de domaines
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Vendredi 12 septembre 2008 5 12 /09 /2008 11:04

Côte Rôtie – Domaine Jamet – Elégance 2006 :

 

Robe toute jeune et toute fraiche.

Notes typiques d’une syrah de qualité : fumée, florale et minérale. On perçoit aussi des notes de pain grillé.

En deuxième nez le fruit apparait frais et croquant.

La bouche inspire le respect. C’est de la soie à l’état pur. L’accessibilité est extrême, c’est gourmand à souhait. Le fruit « craque » et envahie la bouche.

C’est frais, c’est fin, c’est facile à boire. C’est l’élégance par Jamet !

Par Loïck - Publié dans : Vins de france
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Vendredi 12 septembre 2008 5 12 /09 /2008 10:12

VDT - Chateau Lassolle - Le rosé qui touche 2007:

Ce vin m’a été gentiment offert par mon caviste préféré Laurent Baraou.

 

Ce qui surprend à première vue c’est la robe qui tire plus vers le rouge léger que vers le rosé (même de saigné).

 

Le nez embaume les fruits et possède un caractère gourmand indéniable.

Des effluves de framboise fraiche succèdent au clafoutis à la cerise et à la groseille. C’est capiteux et ça sent l’été !

 

L’attaque est puissante, opulente. On sent une pointe de gaz. La matière est belle, porté des tanins qui en font plus un rouge qu’un rosé.

 

C’est bon, original et ça mérite le détour.

Par Loïck - Publié dans : Vins de france
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Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /2008 10:45

…ben concrètement y’en a pas. Sans vouloir faire dans l’anti « grande distribution » je tiens à vous informer de certaines pratiques et dangers :

 

-          Les vins en grande surface sont traités comme n’importe quel produit de grande consommation. Ils sont mal stockés, balancés (j’ai travaillé une nuit chez carrefour lors d’une foire aux vins et à force de balancer les caisses, 6 bouteilles de Haut Brion on été cassées devant moi !).

-          Ce sont de fausses bonnes affaires : ont vous fait croire à des prix mirobolants, il n’en est rien. Tout amateur avertir remarquera que les prix n’ont rien d’attractif.

-          Les cuvées proposées sont des cuvées déstockées car elles ne se vendent pas via d’autres canaux !

 

Tant de raisons qui me font dire que la meilleure foire aux vins possibles est de vous adresser à un caviste compétant. Il (ou elle) sera la personne la plus à même pour vous faire découvrir vos goûts, et vous guider vers de vrais vins de vignerons.


 

A voire ICI une liste non exhaustive de très bon cavistes. Alors n’hésitez pas à utiliser les vrais bons filons du vin.

 

Mettez un peu (beaucoup) de caviste dans votre vin !

 

Loïck

Par Loïck - Publié dans : Actualité
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Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /2008 23:57


A noter, voici la  nouvelle adresse: www.vinsdulanguedoc.net . Et plus que jamais:

Mettez un peu de Languedoc dans votre vin!


Loïck

Par Loïck - Publié dans : Actualité
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /2008 21:15
Non loin du cédre, le pic!


Nous avons passé, début août, une semaine de relaxation à l’Auberge du Cèdre, située au cœur du Pic St Loup à Lauret. Elle se trouve en face du domaine de Cazeneuve et à quelques encablures du Clos Marie.
Nous avons eu donc une semaine pour déguster la belle cave de l’Auberge. Cela a notamment été l’occasion d’élargir nos connaissances du Pic St Loup. C’est un endroit charmant (perdu dans la garrigue et dans les vignes, au centre d’un parc verdoyant) au service soigné et bourré de convivialité. La cuisine y est simple (souvent dégustée sur la superbe terrasse ensoleillée), familiale et laisse de l’espace pour le vin.


MAS JULLIEN – La Méjanne :


Robe d’un or soutenu.
Nez envoutant et subtil, proche d’un jurançon. On perçoit des notes d’ananas frais et confit. La finesse est de mise.

La bouche est l’alliance entre un joli et moelleux et une fraicheur acidulée. Belle finale enrobée, pleine de charme.

Olivier Jullien nous enchante par ce vin d’une facilité et d’un charme profond. Si maintenant il se met à être aussi convaincant pour ses moelleux…le domaine va être plus qu’incontournable.



VDT – Domaine Mortiès – Le carignan 2000 :                                           

Robe peu évoluée, très sombre (comme très souvent chez Mortiès).

Le nez est sauvage comme un beau carignan. Il embaume l’olive noire et le cassis. C’est avenant et annonciateur du style.

La bouche possède une belle fraîcheur. Le vin s’impose en bouche sur des tanins bien présents. C’est bien place malgré un poil de rusticité.

On retrouve tout le caractère d’un Carignan qui n’a pas pris une ride.

La trés belle carte des vins



COTEAUX DU LANGUEDOC (PIC ST LOUP) – Domaine de Valflaunes – Pourquoi pas ? 2007 :

Robe jaune paille à reflets verts.
Nez minéral. Basé sur les fruits, notamment le citron avec une pointe de pêche blanche. A l’aération on perçoit des notes plus discrètes d’herbes coupées. C’est vif et agréable.

La vivacité se confirme en bouche. La bouche est très fraîche, tendue et citronnée. C’est agréable, et bien fait. A mon avis un régal avec des coquillages, des poissons fins, ou tout simplement à l’apéritif.



COTEAUX DU  LANGUEDOC (PIC ST LOUP) – Clos Marie – Rosé 2007 :

Robe saumonée.

Nez très agréable de fruits rouge, légèrement citronnée. C’est simple, c’est fin et c’est fait pour.

La bouche est intense, bien soutenue par une puissance aromatique permettant de beaux accords. La finale est puissant et l’ensemble fort réjouissant.


La cuisine ensoleillé du cédre



COTEAUX DU  LANGUEDOC (PIC ST LOUP) – Ermitage du Pic St Loup – St Agnés 2006 :

Robe claire.

Le nez, à l’ouverture, est marqué par le bois. Les fleurs blanches se mêlent à la minéralité du vin. Ce vin est très agréable au nez même si le boisé est présent (et qui devrait se fondre).

L’attaque est iodée. La bouche est très élégante, dotée d’une grande fraîcheur qui est rehaussé par le gras de la matière.

Bonne longueur en finale.

Un coup de cœur pour ce vin qui devrait très bien évoluer.



COTEAUX DU LANGUEDOC – Mas Jullien – Despierres / Cailloutis 1997 :

Robe foncé en début d’évolution.

Nez de cuir et de garrigue moyennement intense. C’est un poil austère, mais c’est le style maison.

Bouche de belle facture, aux tanins un rien sauvage et un peu sec. L’ensemble est plutôt en forme, la matière est demi-corps. On retrouve une certaine austérité qui rend le vin sérieux, ce qui ne me déplait pas.

J’en attendais un petit peu plus, peut-être un supplément de corps. Ce vin à tout de même 11 ans et est issu d’un millésime moyen, donc dans ces circonstances c’est plus qu’honorable !


Tout n'est que luxe, calme, et volupté...
Par Loïck - Publié dans : Dégustations à théme (un domaine, un vin...)
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Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 09:26

En attendant « ma » rentrée avec notamment les visites des domaines Peyre-Rose, Cazeneuve, Mellot et Dagueneau, je vous propose aujourd’hui de participer un mini sondage :

 

Quels sont vos 3 domaines « irrésistibles » du Languedoc ?

 

Vous pouvez participer en répondant grâce à la fonction « ajouter un commentaire », sous cet article. Il est intéressant que vous précisiez les raisons pour lesquelles vous craquez pour ces domaines !

 

Comme dit ci-dessus bientôt une multitude de nouveaux commentaires + un site qui fait peau neuve !!

 

Amusez-vous bien !

Par Loïck - Publié dans : Actualité
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