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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 13:36

Source photos: www.trapadis.com


Un homme à part dans le paysage de Rasteau.

N’y voyez rien de péjoratif, bien au contraire ! La 1ére fois que j’ai eu l’occasion de goûter les vins d’Hélen, j’y suis allé à reculons… en me disant « je vais encore perdre du temps à goûter des monstres de puissances écoeurants ». Et là, boom, en pleine tête, révélation. J’ai été tout de suite saisi par ses vins et leur rare élégance, avec en apothéose une grande émotion lors de la dégustation de la cuvée Ponchonnière, un grenache de vendange tardive, hors mode.

Intrigué, j’ai beaucoup discuté avec le vigneron et me suis très vite rendu compte de la sensibilité du personnage à appréhender le vin.

Sa connaissance pointue, ses jugements réfléchis sans concession, et ses grandes qualités de dégustateur me bluffent. Hélen est d’ailleurs un grand connaisseur et grand amateur de vins de Bourgogne...et du Languedoc!

Un vigneron qui à le talent et l’esprit pour faire de grands vins. Son modèle, Rayas, résume à lui seul la quête du vigneron.

Lire ci-dessous sans modération, et à méditer.


- Qui es-tu?

Je suis issu de famille rastelaine. Je représente la 4ème génération de vigneron. Je vais sur mes 35 ans et mon 19ème millésime. J’ai un BEP Agricole et un Bac Pro en viticulture œnologie fait à Orange, à deux pas de Chateauneuf du Pape : très pratique pour aller déguster après les cours.


- Parles-nous de tes débuts.

Tout petit j’était toujours dans les jambes de mon grand père maternel Papé René pour aller au potager ou dans les vignes. J’aimais beaucoup cette relation, ce contact avec la terre en ressentant une émotion et la satisfaction quand il y a vie ou récolte. Papé m’a donné l’amour de ce terroir et m’a appris à le respecter en me disant «  c’est ton outil de travail prends en soin, il te le rendra ».

J’ai commencé à travailler en 1986 après la séparation de mes parents sur le domaine de ma mère, Trapadis. Je m’occupais des vignes et des vins pendant les vacances scolaires et les week end, tout en étant à l’école. Je préférais être dans les terres ou dans la cave plutôt que sortir en mobylette avec les copains. En 1990 j’ai demandé à maman Michèle « je veux essayer de vinifier une cuvée ». J’ai voulu absolument la mettre en bouteille et elle a dit «  d’accord si c’est ce que tu veux faire dans l’avenir. ». Ensuite, en 1991, on a ouvert le caveau et commencé la commercialisation des 1ères bouteilles de Trapadis. Ce fut un grand moment de voir des bouteilles habillées avec mon nom dessus, j’avais bouclé la boucle.

J’ai fait mes stages de formation au Domaine La Soumade à Rasteau chez André Roméro qui était un vigneron avant-gardiste sur les méthodes de vinification donnant des vins hyper concentrés. En comparaison avec mes cours et mes vins c’était une autre vision de l’œnologie… A la fin de mes études j’ai travaillé 6 mois au Château de Beaucastel à Chateauneuf du Pape, là j’ai fait mes classes sur la culture bio et je me suis rendu compte que la vigne est une plante rustique, qui a des réserves pour se défendre naturellement contre les attaques de champignons, d’insectes et peut résister aux aléas climatiques.

A propos de mon approche avec le vin c’est venu très lentement, j’ai bu mon 1er canon de rouge à l’age de 5 ans toujours avec Papé René, mon pédiatre (certainement alcoolique). Il cautionnait mon début de cirrhose en disant à mes parents « il vaut mieux lui donner un peu de vin que du sirop ou des sodas. »  Longtemps je dégustais les vins plutôt que de les boire tout en étant attiré vers des vins de plus en plus concentrés en couleur, en tanin, en gras, en largeur et en épaisseur.

Vers 1998 1999, à une dégustation de Bourgognes (billet en tête que ça allait être de la merde) grand traumatisme ; j’ai découvert 2 choses, la 1ère est que le vin c’est fait pour être bu et procurer du plaisir voir même une émotion, la 2ème c’est que mes vins avaient ce profil digeste, fin avec une certaine fraîcheur. Depuis je tends le plus possible à réveiller cette noblesse du terroir de Rasteau et aussi à la rendre accessible. Voila comment j’ai mis le pied à l’étrier.




- Comment travailles-tu (à la vigne, aux chais…)?

Dans les vignes, l’idée générale est de retrouver un éco système dans chaque parcelle, avec un minimum d’intervention. Pour les vins, c’est d’avoir des raisins sains, murs et concentrés et simplement surveiller attentivement en agissant le moins possible sur l’évolution. Le Grenache agit comme un vecteur du terroir au verre, je le laisse faire. Depuis 1995 je n’utilise plus de produits de synthèses (insecticides et fongicides), plus de désherbants et plus d’engrais chimiques, uniquement du soufre, du cuivre à dose homéopathique, du compost et de l’huile de coude… Je fait plusieurs labours tout au long de l’année pour aérer, limiter le tassement, activer les micro-organismes, améliorer le drainage et favoriser l’allongement des racines en profondeur (va chercher le minéral !).

En 2007, j’ai fait les démarches administratives pour être en culture biologique chez ECOCERT. Depuis 2001 j’ai vraiment de bons résultats sur la qualité de la texture de sol, la vie microbienne, sur la santé du végétal et l’état phrénologique et sanitaire des raisins. Ce qui me surprend toujours c’est l’adaptation de la vigne au climat, qu’il pleuve (2002), qu’il fasse chaud et sec (2003), froid (2004), froid et humide (2006), on arrive toujours à maturité et il faut même faire attention à la sur maturité.

Mes méthodes culturales ont pour but de rallonger le cycle végétatif, donc ralentir les maturités pour plus de fraîcheur, de minéralité et de complexité aromatique. Je ne fait des vendanges en vert que sur les jeunes vignes pour les soulager, pas d’effeuillage (il cogne le soleil dans le sud !) et pour les rendements ça varie entre 15 et 40 hl/ha naturel. Cette variation est due essentiellement  à la concentration des grains en jus plus qu’au nombre de grappe par cep. J’essaie d’adapter la charge en fonction du sous sol, du sol et du végétal par la vigueur, pour obtenir un bon équilibre acide/sucre dans les jus. A la cave, chaque îlot géologique est vinifié séparément afin de respecter l’identité de chacun. L’idée est de travailler à la bourguignonne c'est-à-dire une parcelle pour une cuvée.

Pour les rouges, les raisins sont éraflés à 100%, légèrement foulés et encuvés en cuve béton. La macération dure jusqu’à la fin de la fermentation alcoolique ; entre 10 et 20 jours à une température de 24 à 27°C. L’extraction est douce, seulement un remontage court tous les 3 jours pour apporter un peu d’air aux levures indigènes. Je recherche plutôt l’infusion naturelle que la sur extraction, pour prendre dans le jus uniquement le meilleur de la peau. Les vins sont assemblés après la fermentation malo lactique et élevés pendant 10 mois en cuve sur lies fines en milieu réducteur pour éviter l’oxydation et l’ajout de soufre.

Les blancs sont pressés directement et entonnés au milieu de la fermentation alcoolique pour limiter la prise de bois. Les vins blancs sont élevés en barrique de 1, 2, 3 et 4 vins pendant 8 mois sur lies fines sans batonnage pour éviter de graisser les vins.



 

- Parles-nous de tes vins (ta gamme de vin)?

La gamme est en forme de tuyau de poêle mais voici l’explication : dans ma région, la tradition d’assemblage de terroir et de cépage au sein de l’appellation est fortement ancrée. Quand j’ai commencé à vinifier en 1990, je ne connaissais pas le goût de mes terroirs alors je les ai tous travaillé séparément et je me suis rendu compte rapidement qu’aucun ne se ressemblait ni complétait l’autre. Cette approche parcellaire m’a paru évidente dans l’accessibilité et la compréhension du terroir de Rasteau qui a une image de vin austère et rustique. Je pense que cette méthode très bourguignonne permet d’exprimer la noblesse du terroir en favorisant la droiture, la profondeur, la fluidité et la persistance aromatique.

J’ai 4 terroirs différents qui donnent les 4 vins principaux. Le 1er les sables et limons du tertiaire : Côtes du Rhône. Le 2ème les argiles rouge à cailloux roulés du tertiaire: Rasteau tradition. Le 3ème les argiles jaunes du tertiaire : Vin Doux Naturel Rasteau. Le 4ème les argile bleues du quaternaire : Rasteau Les Adrès (n’est ce pas Jean Philippe). Le reste de la gamme sont des micro cuvées comme : le blanc, le rosé, Harys, le Vin de Pays et les Ponchonnières. Les cépages Syrah, Carignan et Mourvèdre sont issus du même terroir correspondant à la cuvée. Le Grenache y est toujours majoritaire (minimum 70%) sauf pour Harys qui est composée de 80% de Syrah et 20% de Clairette blanche. Cet assemblage un peu tiré par les cheveux provient d’une erreur du pépiniériste à la plantation.

Le but ultime est  d’obtenir des vins qui transpirent le terroir dans toute sa noblesse avec l’emprunte du millésime sans en ressentir les défauts comme l’alcool, la sécheresse, la lourdeur et le superficiel.


- Tes cuvées Adrès et Ponchonnières sont le sommet de ta gamme. Représentent-elles le vin parfait pour toi ?

Je suis persuadé d’une chose : « on peut toujours mieux faire ». Au fil du temps, des millésimes et des expériences je comprends mieux mes terroirs en apprenant à canaliser les énergies qu’ils dégagent. Ce travail se traduit dans les vins par la pureté, la lisibilité, la précision ou même un éclat.

Concernant les Adrès, je suis assez content du rendu en vin jeune, pas satisfait pendant la période 3 à 5 ans et très étonné par cet épurement au vieillissement du à des floculations et des vaporisation successives, là je me sens vraiment minuscule…

Pour la petite histoire des Ponchonnières, j’avais fait ce vin pour moi, en laissant un carré de vignes non vendangé, pour voir. Dans l’idée de faire un vin naturellement doux, dans l’esprit d’un Rayas 1955 ou 1945 liquoreux mais en rouge. Après je l’ai fait goûter à des pots, et un jour j’ai fait faire les étiquettes… C’est un vin qui me transperce par ces vibrations ; avec lequel j’apprends toujours quelque chose à chaque fois que je le déguste et que je le bois.




- Rasteau est un village entouré de terroirs prestigieux et de grands noms, comment se différencier et « faire son trou » ?

J’essais de produire simplement et naturellement un vin qui reflète ses origines, en contenant ses extravagances, sans m’adonner à un exercice de style. « Je bois dans mon verre et je mange dans mon assiette ! »


- Le style de tes vins est basé sur la finesse et la précision, tout en gardant un caractère sudiste. C’est ce que tu recherches avant tout dans l’expression de tes cuvées ?

Oui. La noblesse du climat sudiste est la carte d’identité de mes vins. Le thym, la garrigue, les fruits rouges et noirs, les agrumes, la lavande, l’olive, la truffe, les fleurs blanches.Tous ces arômes se retrouvent dans mes vins. Le tout soutenu par une structure dense et tendue, à la texture fine et soyeuse.


- Comment expliques-tu cette sensibilité (et buvabilité) alors que le « style » Rasteau est plutôt concentré ?

Le terroir de Rasteau est principalement argileux et exposé au sud, ce qui signifie précoce. Donc, les maturités sont rapides et la sur maturité est à porté de main ; c’est très facile de faire des bêtes à concours, des vins de dégustation... Je pense que le côté digeste et aérien de mes vins est apporté par cette quête de fraîcheur dans les parfums, les arômes, la structure, l’acidité et le minéral. Il en résulte des vins fins, denses et long en bouche avec une buvabilité surprenante pour des vins à 14 ou 15 degrés (voir plus des fois !)

Il y a un côté métaphysique surtout sur les Adrès, les Ponchonnières et le blanc, une absence de matière ; on dirait qu’il  y a rien, pas de corps et en fait il y a tout… Ces vins sollicitent le cerveau et le nez. Ils diffusent plus en rétro olfaction que lorsqu’on les fait tourner en bouche.




- Je sais que tu es un amateur averti du Languedoc, peux-tu nous parler de ta perception de cette région ?

C’est une région que j’ai découvert il y a une quinzaine d’année, qui c’est beaucoup remise en question. Aujourd’hui je trouve les vins plus fins et moins démonstratifs. Le Languedoc est une mosaïque de terroirs avec des vignerons hyper dynamiques et de plus en plus terroiristes.


- Jean-Philippe Padié est un grand amateur des Adrès….

Ah ! Jean Philippe « c’est comme dans le cochon y’a tout qui est bon ! ». J’aime le personnage, sa philosophie, sa sensibilité, son humour, ses qualités de dégustateur et ses repères gustatifs. J’adore ses vins Milouise et Ciel Liquide c’est du caillou en bouteille. C’est un vigneron qui sait prendre uniquement l’essentiel de son terroir pour en exprimer la noblesse et le champ vibratoire. Le tout avec beaucoup de respect et d’humilité. Il maîtrise le dialecte de l’aristocratie racinaire.


- Quels sont les  points communs entre Rasteau et Languedoc?

Nous faisons partie du vieux vignoble du sud de la France, par conséquent il y a beaucoup de points communs. Nous sommes deux régions chargées par une histoire de vins de cafés (vins dans un but alimentaire après guerre qui a permis de faire connaître le Languedoc et les Côtes du Rhône). Nous avons subit de grands bouleversements qualitatifs, philosophiques et d’image dans les années 1990.

Le climat est assez similaire car les millésimes sont très ressemblants dans le Rhône et le Languedoc, il n’y a que l’importance des orages de façon localisés qui change le diapason. Je pense que les terroirs sont plus diversifiés dans le Languedoc avec la roche mère, le calcaire en surface sur certains secteurs, les schistes, les grès dans d’autre et les argilo calcaires y sont présent, mais le seul terroir existant dans le Rhône sud en général. Il y a beaucoup de vignerons de tout age qui s’installent ou prennent la suite, avec une philosophie simple et saine, respectueuse du lieu et de l’environnement.

 


- Quels sont les producteurs que tu apprécies dans cette région (LR)?

J’aime les vins de La Grange des Pères, pour leur finesse et leur profondeur, Peyre Rose pour l’élégance de la Syrah, Aupillac pour la noblesse du Carignan et du Cinsault, Alain Chabanon pour ses Grenaches de grande classe.


- As-tu des échanges avec des vignerons de cette région ?

J’apprécie beaucoup Blandine et Pierre du Mas Foulaquier dans Le Pic Saint Loup ils sont adorables tous les deux et leurs vins ont beaucoup de pureté et de minéralité, notamment Le Petit Duc 2002 dans le style épuré c’est de la haute voltige !


- Quelles sont les vins que tu bois ?

Dans le Rhône sud je raffole des vins d’Emmanuel Reynaud car ils me procurent une réelle émotion. Sinon je consomme en majorité des Bourgognes (plus Côte de Nuit que Côte de Beaune) puis à des volumes plus faible des Vouvrays de chez Forreau, des Sancerres de chez Edmond Vatan, Vacheron et Cotas. J’adore les Rieslings allemands, ils ont vraiment une acidité et une minéralité déroutante, les Chablis de chez Raveneau pour leur mystère.

A l’étrangers il y a Château Musar au Liban pour son coté éthéré et intemporel, les Barolo de chez Brezza et Sandrone. Après il y a aussi les vins d’ Eric Texier en Brézème et Côte Rôtie, les parcellaires de Chapoutier, les rosés et rouges de Pibarnon. Les blancs et rosés de Château Simone sont des modèles pour moi, les vins de Laurent Ponsot en particulier Clos de la Roche, Clos des Monts Luisants et Clos Saint Denis l’excellence du vin nature.


- Quels sont tes derniers coups de cœur de dégustation ?

Dernièrement j’ai découvert les Champagne de Raymond Boulard et Faley Prévostas. Ce sont des grands vins blancs avec beaucoup de tension. En rouge un Bonnes Mares 2006 de Frédéric Mugnier, Vosne Romanée La Colombière 2006 du Conte Liger Belair et 1er cru Les Chaumes de Méo Camuzet 2006 j’adore : c’est grand de chez grand, ça fait vibrer !


- Tes projets ?

Depuis plusieurs années un gros travail a été fait à la vigne mais j’aimerais utiliser un peu plus souvent le cheval. Puis apporter à mes vins rouges l’élevage qu’ils méritent. Mais je dois passer par la construction d’une cave digne de ce nom et aussi par des années de tâtonnement pour trouver des bois et la bonne contenance qui respectent et révèlent le terroir et l’identité de Trapadis. J’ai du pain sur la planche !




- Pour terminer, parles nous d’un accord met et vins qui fonctionne ?

Personnellement pour parler d’accord mets et vins c’est plus difficile car je ne recherche pas forcement le mariage fusionnel. Ceci dit, je l’apprécie quand ça arrive. En général je reste sur des accords classiques mais je goûte séparément le contenu de mon assiette et de mon verre, on ne se refait pas…

Maintenant voici quelques idées : brouillade de truffes avec un Trapadis blanc de 3 ou 4 ans, le rosé avec des fraises sans sucre et juste mûres, un VDN jeune avec du gibier plutôt à poil, les Ponchonnières avec une mousse au chocolat truffée. Sinon le meilleur accord avec cette Vendange Tardive c’est en fin de repas quand on est bourré, ça dessoule !

 

Un  grand merci à Hélen. Il à pris du temps (et du plaisir) à se prêter à ce délicat jeu. Il a poussé la précision et la sensibilité au plus loin pour répondre au plus juste.

Hélen à d’ailleurs une activité complémentaire depuis peu, il est devenu mon conseiller spécial en vin… c'est dire à quel point son jugement m’interpelle.

Plus qu’une chose à faire, goûter ses vins et vous verrez Rasteau d’un œil différent, je vous l’assure. Voir ICI la gamme complète d’Hélen et ICI pour en acquérir.
Par Loïck - Publié dans : Rencontre
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 13:06



BAUX DE PROVENCE – Domaine Hauvette – Rouge 1999 :

 

Robe rubis peu intense, léger dégradé.

 

Le premier nez est minéral. Viennent ensuite des arômes de cuirs et de musc, et de baies sauvages. Cependant, l’ensemble est en retrait et peu causant.

 

Attaque est souple, le vin est peu à son aise aromatiquement. La trame tannique est soyeuse, intégrée à la matière, avec un surplus en finale.

La longueur est moyenne et la finale brouillonne.

 

Ce vin possède une certaine élégance, mais c’est bien le seul point positif.

Plus je déguste Hauvette plus je m’éloigne de ce vin qui ne m’emballe guère, alors que j''étais fan auparavant.

Par Loïck - Publié dans : Vins de france
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 17:34




Marsannay – Domaine JL Trapet 2006 :

 

Robe rubis translucide.

 

A l’ouverture nez modéré de fruits rouges frais et de fruits au sucre. Une vraie douceur ressort et rend le nez très agréable. Le nez s’ouvre peu à peu pour pinoter franchement : la cerise et quelques notes florales ressortent.

 

Bouche souple, légère. Le fruit est pur et les tannins ressortent un poil en final, ils n’en demeurent pas moins polissés dans l’ensemble.

 

Le vin est très homogène et très agréable à boire.

Par Loïck - Publié dans : Vins de france
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /2009 21:41

CHAMPAGNE – Drappier – La grande sendrée 2000 :

Le nez est une ode à la minéralité. Les accents crayeux lui confèrent une classe hors norme. C’est fin, élégant et présage du meilleur. J’insiste, aérant le vin et il de donne raison puisqu’à la minéralité s’ajoute des notes de fruits secs.

 

La bouche est ample, vineuse, mais n’en est pas moins fraiche et longue.

La finale est puissante. La tension est magnifique. Dosage parfaitement intégré.

Très beau vin.

Par Loïck - Publié dans : Vins de france
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /2009 12:20




COTEAUX DU LANGUEDOC – Pic St Loup – Clos Marie- Simon 2002 :

 

Robe dense, sans trace notable d’évolution.

 

Nez de garrigue, de cuir et de fruits noirs. L’ensemble est modéré et parait fermé. A l’aération des notes minérales apparaissent.

 

Vin frais, matière finement tannique. Il est élancé et la bouche semble être dans la force de l’âge.

 

Ce n’est pas un monstre mais un vin tout à fait sérieux compte tenu du millésime.

Je n'avais pas dégusté de Languedoc depuis un bout de temps, celui ci m'a revigoré!

Par Loïck - Publié dans : Coteaux du Languedoc
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /2009 16:09



J’ai eu l’occasion de découvrir Helen Durand et ses vins lors d’une dégustation à Bû. A cette occasion j’ai été impressionné par plusieurs cuvées du domaine du Trapadis, dont la grande cuvée en rouge sec, les Adrès (majoritairement grenache).

N’ayant goûté cette cuvée que jeune je décide d’ouvrir sur une daube de sanglier un 2001.

 

RASTEAU – Domaine du Trapadis – Les Adrès 2001 :

La robe est en début d’évolution.

Le nez est fin, exprime les herbes aromatiques et la garigue. Un festival d’arômes surgissent à l’aération : le moka, les sous-bois, la truffe et l’orange sanguine. L’ensemble est superbe de complexité et d’aromes nobles.

L’attaque est fraiche, le vin s’installe, tapisse le palais.

La trame aromatique exprime la poudre de cacao. Le vin est serré, la bouche est mure, concentré mais sans excès. Il se termine pas de beaux amers en finale, qui fait la part belle à une puissance maitrisée, qui exprime pleinement ce vin.

Un grand sudiste qui combine parfaitement puissance, fraicheur et finesse. Un grand moment de plaisir, le sanglier n’a qu’à bien se tenir !

Par Loïck - Publié dans : Vins de france
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /2009 15:57

 



J’ai acheté de vin il y a quelques années dans le but de le laisser vieillir et de gouter un Muscadet évolué
.

MUSCADET – Domaine Jo Landron – Hermine d’or 2004 :

Robe or, foncée.

Le nez n’est pas très net. Il en ressort des notes de d’évolution, de poussière et l’alcool ressort même.

Bref rien d’emballant et le vin semble, fané, dépassé.

La bouche est du même acabit, sans grand intérêt. L’alcool et la matière sont dissociés.

Grosse déception. Il m’en reste 4 en cave…

 

Par Loïck - Publié dans : Vins de france
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /2009 15:50



Après avoir acheté un cabillaud et des huitres de Normandie, l’idée me vient d’ouvrir un grand vin sec Allemand.

Robe pâle aux reflets verts.

Nez cristallin, de poire fraiche, fortement minéral. Le nez est distingué et laisse présager d’une bouche droite et ciselée.

Malheureusement pour les huitres la bouche est acidulée et possède du sucre résiduel. Ce sucre est magnifiquement balancé par une acidité pure et tranchante.

La bouche est au cordeau, de grande précision et de grande pureté.

Grand vin, superbe !

Par Loïck - Publié dans : Vins du monde
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /2009 15:42

...demain (mercredi 7) sur france Inter de 10h06 à 11h00 Laurent Baraou. Quelle star!

SERVICE PUBLIC par Isabelle GIORDANO

François MOREL, rédacteur en chef de la revue "Le Rouge & Le Blanc", auteur de « Le vin au naturel » aux Editions Sang de la Terre avec : , - Stéphane OTHEGUY, viticulteur bio en "Côte Rotie" avec : , - Jacques DUPONT, journaliste au "Point "Spécial vin + auteur de « Choses bues » aux Editions Grasset avec : , - Laurent BARAOU, petit caviste indépendant

Par Loïck - Publié dans : Actualité
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /2009 10:55

De passage à Avize j’ai poussé jusqu’à Vertus afin de recharger chez Larmandier-Bernier en Terre de vertus et en VV de Cramant.

Ma première visite chez eux remonte à septembre 2004, à l’époque j’avais payé VV de Cramant 1999 23€, Terre de Vertus 19€, le blanc de blancs 1er cru 17€.

Autant j’ai trouvé les vins splendides d’expressions, de pureté et de race, autant l’augmentation tarifaire est surprenante : Terre de Vertus 31€, VV de Cramant 2004 41€, blanc de blancs 1er cru 26€.

Qu’ils augmentent leurs tarifs car le travail effectué le justifie, très bien je n’ai aucun problème avec ça (surtout pour VV de Cramant qui fait parti des fleurons des grands champagne de la côte des blancs et dont l’augmentation du tarif est justifiée). Mais à ce niveau là j’avoue avoir du mal à digérer, je reste cependant fan de leurs vins qui font honneur à la Champagne.

J’ai d’ailleurs constaté le même type d’augmentation chez Egly Ouriet (j’ai acheté le brut tradition il y a 3 ans à 25€, il est aujourd’hui à 35€), chez Selosse (la cuvée d’entrée de gamme était à 30€ il y a 3 ans et est aujourd’hui entre 40€et 45€…).

Je ne parle même pas de la cuvée Grand Siècle de Laurent Perrier qui a doublé de prix pour se positionner sur le segment de Krug et de Salon. No comment.


Et pourtant la champagne est si belle sous la neige...








Par Loïck - Publié dans : Actualité
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