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Samedi 14 juillet 2007 6 14 /07 /2007 18:31
24/05/06 Encore une dégustation aux crus du soleil.

Voici une superbe dégustation de vins du pic saint loup. Il a vraiment le vent en poupe ce pic ! Aujourd’hui très prisés les vins du pic saint loup on vu leurs prix s’envoler ces derniers temps : il faut compter 10€ pour une entrée de gamme, 20€ pour les plus jolies cuvées et 40€ pour les cuvées d’exception.

Le pic saint loup offre un terroir d’exception aujourd’hui en languedoc. Terroir atypique et frais il offre de magnifique coteaux en altitude (le pic culmine à 658 mètres). Cette typicité permet aujourd’hui de produire des vins fins, élégants et de garde.
Les trois principaux cépages sont : le grenache, le Carignan et le mourvédre.

 

 

 

 
 

Coteaux du Languedoc - Clos Marie - l’olivette 2004 :

Elevage dans des barriques de plusieurs vins à 1/3, le reste se faisant en cuve.
Robe claire à la teinte rubis.
Le nez, puissant, mêle fruits rouges et senteurs animales.
Attaque et fluide, le développement en bouche et la finale sont tannique.
Le vin est dur à ce stade.


Coteaux du Languedoc – Château de Cazeneuve - Calcaies 2004 :

Robe plus évoluée que l’olivette.
Le nez guère intense, se compose de notes animales principalement.
Plus suave que l’olivette, il offre en bouche des notes très agréables de cerise.
C’est vin simple et franc qui possède un belle finesse.

Coteaux du Languedoc – Mas Bruguiére – l’Arbouse 2004 :

Robe claire et translucide
Encore réduit au nez, on perçoit des notes de fraise.
Attaque douce et fine. Les tannins sont polissés et la finale délivre une belle amertume.
Bon vin de soif.

Coteaux du Languedoc – Mas Foulaquier – l’Orphée 2004 :

60% de grenache
Robe sombre, violine.
Chocolat, framboise, bonbon réglisse, le nez est très avenant.
Le suave, très rond. Grande gourmandise. La longueur affirme des notes acidulées.
Vin gourmand à boire jeune.

Coteaux du Languedoc – Clos Marie – Simon 2002 :

La teinte de la robe est profonde, sombre et noire.
Le nez s’exprime sur une trame fruitée élégante, avec notamment des aromes de figue. Vient s’ajouter à cela la touche typique du grenache, à savoir le chocolat.
La bouche profonde, la trame tannique dense et serrée. Le vin possède un joli moelleux en milieu de bouche. Le tout entrelacé d’une superbe finesse. Bref, c’est splendide. Pour moi cette cuvée et le meilleur rapport qualité/prix du clos marie.

Coteaux du Languedoc – Château de Cazeneuve – Roc des mates 2003 :

80% de syrah.
Robe pourpre très profonde.
Nez envoûtant et très complexe : fruits rouges, garrigue, olive noire. Le bouquet est raiment ce que l’on attend d’un vin méditerranéen.
Le vin est fondu avec belle trame tannique qui donne de la profondeur à l’ensemble.
Un vin équilibré et pulpeux qui mérite le détour.

Coteaux du Languedoc – Mas Morties – Jamais content 2002 :

60% syrah, 30% mourvédre, 10% grenache
Robe noire, sans concession.
Nez fermé, qui laisse s’échapper des senteurs d’olive et boisées.
Attaque puissante, qui laisse place à une grosse matière. Le vin est tannique est opulent.
L’ensemble est austére.

Coteaux du Languedoc – Mas Foulaquier – Les calades 2003 :

70%syrah, 30% grenache
Robe qui possède des contours orangés.
Le nez développe des aromes de fruits rouges, de bonbon, de pruneau à l’eau de vie.
Attaque aromatique, ronde, sur le fruit. La bouche est suave et bien équilibré.
Vin très agréable mais à boire.

Coteaux du Languedoc – Mas Bruguiére – Grenadière 1998 :

Robe un peu évoluée, mais rien d’alarmant.
Le vin est animal au nez.
Attaque souple, fondue. Les tannins assèchent et le vin est dissocié à mon sens.
A dépassé son apogée.

Coteaux du Languedoc – Château de Cazeneuve – Roc des mates 1996 :

Robe brique très évoluée.
Comme le 2003 le nez s’avère complexe : olive, animale, fût, réglisse.
Le vin est encore là ! Belle trame tannique, possédant beaucoup de finesse. Le vin est aromatique en bouche et se prolonge sur les agrumes et les fruits rouges.
Belle surprise.

Coteaux du Languedoc – Clos Marie – Les métairies du clos 2000 :

Assemblage des 5 cépages des coteaux du Languedoc.
Robe rubis, profonde.
Nez fermé : un peu de réglisse et un peu d’alcool.
Bouche dure, austère, peu expressive.
A revoir plus tard

Coteaux du Languedoc – Château de Cazeneuve – Le sang du calvaire 1998 :

100% syrah.
Robe évoluée, mais légèrement. 
 

Cazeneuve fait décidément du potentiel aromatique de ses vins une spécialité ! 

 

Le nez  est magnifique : musc, olive noire, fumée, violette, la grande classe. 

 

Le vin en bouche est très élégant. Les tannins sont toujours présents, et sont partiellement fondus. Le vin se termine tout en fraîcheur tendue.
Chapeau !

 

 

 

 

J’ai été vraiment surpris par les vins d’André Leenhardt : gamme homogène et de haut niveau.

 

Simon reste mon coup de cœur, et je suis toujours autant septique devant les métairies du clos.

 

Par Loïck - Publié dans : Dégustations à théme (un domaine, un vin...)
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Samedi 14 juillet 2007 6 14 /07 /2007 16:29

60% chardonnay - 25% viognier - 15% Roussane

Robe prononcée couleur or, avec quelques reflets vert.

Nez complexe et puissant. Se dégage de celui-ci des arômes de beurre de noisette ainsi que d’arômes de fruits exotiques. On perçoit aussi des notes boisées, qui doivent être dues à l’élevage.

L’attaque est charnue. Le vin se révèle gras et puissant. Il n’est cependant pas dénué d’acidité, ce qui lui apporte une fraîcheur convaincante En bouche on retrouve le bouquet fruité et les arômes d’élevage.

Joli vin, mais le boisé est à mon sens trop présent à ce stade et rend le vin un peu « too much ». A revoir plus tard

Par Loïck - Publié dans : VDP et VDT du Languedoc
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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /2007 09:31

Robe un peu évoluée, foncée pour un pur cinsault. Légèrement briquée sur les côtés.

Le nez, très original, développe des aromes de framboise, de rose, de litchi et de chocolat blanc. Le bouquet est magnifique.

La bouche est toute en dentelle, malgré cela la matière est bien présente. Le milieu de bouche possède une belle trame avec des tannins bien polissés. On retrouve le même bouquet en bouche, ce qui rend le vin fort agréable.

Equilibre et originalité ! Ce vin est à découvrir car il met en avant un cépage méconnu lorsqu’il est vinifié seul.

Par Loïck - Publié dans : VDP et VDT du Languedoc
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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /2007 09:29

Robe opaque, burlat très foncé.

Au 1er nez on retrouve des notes fumés/grillés. A l’aération la garrigue apparait accompagnée de notes de cerise et de mûre.

uté. Le vin est fin avec une jolie matière. On retrouve vraiment la syrah. On est loin des stéréotypes de syrah confiturées. Cependant, le vin manque cruellement de longueur. Il est peut être en phase de fermeture.

Par Loïck Peyrot - Publié dans : Coteaux du Languedoc
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /2007 20:53

Ma 1ere rencontre avec le domaine d’Alain Chabanon.

Ce rosé de saigné, élevé en barrique, est composé de 55% de mourvédre et de 45% de carignan.

 

 

La couleur de la robe, magnifique d’intensité,  annonce un style puissant et chaleureux.  

Le nez est atypique pour un rosé, car on perçoit au 1er abord de notes animal. Viennent ensuite des notes de fruits rouges frais et de fruits rouges confis. Le nez est très intéressant et gourmand.

L’attaque est très fraîche et possède beaucoup de finesse. L’ensemble de la bouche est structuré est puissant. La bouche dégage des aromes de cerise griotte.

L’ensemble est très homogène et mêle de façon remarquable la puissance et la finesse. Ce rosé est un rosé de gastronomie et mérite des mets plutôt relevés.

 

Par Loïck - Publié dans : Coteaux du Languedoc
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /2007 17:10

Bonjour à tous,

Une nouvelle tragique à lire sur le site d'un caviste.

http://www.vpoint.fr/FR/actu.php?PHPSESSID=92e174967c3732c7f9964ab011cb07a7

Le vigneron est décédé le 9 juin.

Tous mes vœux de condoléance à la famille.

Je l'avais rencontré, il est était vraiment attachant et sympathique.

Tout cela est bien triste.

Loïck 

Par Loïck - Publié dans : Actualité
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Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /2007 17:32

Dégustation aux crus du soleil du 31/05/06…il était temps ! Le mas Jullien a été crée au début des années 80 par Olivier Jullien. En vingt ans il s’est crée une réputation internationale et surtout, très respecté des amateurs.

bouteille-mas-jullien-1996.jpg
 

Blanc 2003 :

Chenin, viognier, carignan blanc. 2 ans de barriques.
Robe jaune clair. Nez boisé, d »herbe, de fruits secs et de fruits jaunes.
La bouche est d’une très grande fraîcheur. Une grande pureté se dégage de ce vin. Très déroutant pour un 2003

 

Blanc 2001 :

Chenin, viognier, carignan blanc. Robe clair à reflets verts.
Le nez est citronnée, boisé, plus aromatique que le 2003 avec une belle trame aromatique évoquant les fruits jaunes. 
L’acidité en bouche semble plus maîtrisée que sur le 2003. Belle longueur en bouche sur la noisette.

 

Blanc 2000 :

Chenin, viognier, grenache, carignan. 
La robe est plus évoluée.
 
Notes grillées, florales, de caramel.

En bouche toujours la même structure droite et pure.
La finale est plus courte que le 2001.

 

Etats d’âmes 2003 :

60% de grenache complété de syrah, carignan et cinsault.
Robe grenat.
Nez capiteux. Fruits rouges confiturés, accompagnés d’une pointe d’alcool.
Attaque est puissante et alcooleuse. Les tanins sont agressifs en finale.
Il garde une acidité intéressante. A revoir dans quelques années.

 

Etats d’âmes 2002 :

40% de cinsault, 30% de grenache, 15% de syrah ; 15% de carignan.
On sent l’élevage au nez. Viennent ensuite des senteurs de réglisse et animal.
Les tannins sont anguleux. La bouche dégage une belle finesse.
A revoir plus tard car le vin reste dur.

 

Etats d’âmes 2000 :

40% grenache, 20% syrah, 20% carignan, 20% cinsault.
Robe rubis.
Le nez est animal, cuir, réglisse, sous bois.
La bouche est veloutée, droite, équilibré. Les tanins sont fondus.
La finale assèche un peu. Très beau vin.

 

Etats d’âmes 1999 :

60% de syrah, 40% de grenache. 
Le nez est animal. Il s’accompagne de bourgeon de cassis.
Le vin est très soyeux, prêt à boire. La finale est toujours tannique
.

 

Mas Jullien 2002 :

20% carignan, 20% grenache, 30% mourvédre, 30% syrah.
Robe profonde.
Arôme légèrement torréfié. S’ajoute à cela des notes de confiture de mûre.LA bouche est élégante, velouté et profonde. Le vigneron c’est bien adapté au millésime en offrant un vin délicat.

 

Mas Jullien 2000 :

20% carignan, 20% grenache, 30% mourvédre, 30% syrah.
La robe dense et très prononcée.
Le nez est kirsché, musqué et réglissé. C’est très joli.
L’attaque est charnue. La bouche se révèle velouté et complexe, tout cela soutenu par une trame tannique serrée et précise.
Très belle longueur. Très beau vin en devenir.

 

Mas Jullien 1999 :

La robe n’a pas évolué d’un poil. Le nez est animal, s’accompagnant de notes de myrtille très distingués.
Le grain tannique est magnifique, la bouche est séveuse et tendue. Splendide !

 

Mas Jullien 1998 :

La robe est plus évoluée. Notes de fruits cuits, de garrigue. Le nez est un peu confit. Un peu lourd à mon sens.La bouche est très, trop compacte. A revoir.

 

 

Dégustation intéressante car elle révèle la nécessité de gardes des vins du  mas jullien tant en rouge qu’en blanc.

Ce ne sont pas des vins simples à comprendre….il faut être patient. La déception de la soirée et le 98 qui s’avère lourd. Les blancs sont splendides, tout comme les millésimes 99 et 2000 qui sont des vins de gardes.
 

 
Par Loïck - Publié dans : Dégustations à théme (un domaine, un vin...)
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /2007 19:46

Dégustation à la cave les crus du soleil le 24/05/07

 

Les vins dégustés (hormis Pouderoux) ont 3 points communs : ils sont tous situés sur un périmètre autour de Latour de  France (66), ce sont quasiment les premiers millésimes des vignerons, ils sont tous issu de la viticulture bio ou biodynamique avec des vins natures ayant peu de souffre.

DOMAINE DU POSSIBLE - VDT rosé pétillant - L’herbe tendre :
Grenache-syrah. Couleur grenadine éclatante. Nez de framboise, de cerise, un peu animal aussi. La bouche est fraiche enthousiasmante de fraicheur, mais dominée par la bulle trop présente. Vin intéressante par sa particularité. Cela reste onéreux (10€). 
 

DOMAINE TRIBOULEY  -  Côtes du Roussillon - Marceau blanc 2005 :
Grenache blanc – maccabeu. Robe claire. Le nez évoque les fruits secs, le beurre. La bouche et vive et onctueuse avec du gras. L’ensemble est harmonieux et se termine sur une finale très fraiche. Bon rapport qualité/ prix (9€). 
 

CLOS DU ROUGE GORGE - Vin de pays des côtes catalanes – blanc 2005 :
Grenache blanc – maccabeu. 12 mois de barrique. Le nez est avenant et interpellant : notes d’ananas confit, de groseille, minérale. Bouche fine, tactile et acidulée. Longue finale. 22€  

DOMAINE DU BOUT DU MONDE - VDT - Tam tam 2005 :
Les vins dégustés sont le 1er millésime d’Edouard Laffite. Carignan – Syrah – Grenache. Elevage en tronc conique. Robe un peu trouble. Nez animal, à l’aération le fruit se dé voile. Attaque souple vin, facile avec une personnalité aromatique affirmé. En bouche on retrouve les arômes de cuir. Belle fraicheur. 9,5€ 
 

DOMAINE DU BOUT DU MONDE - VDT -  hop la 2005 :
Carignan – Syrah – Grenache. Elevage en tronc conique. Le nez est plus complexe que son prédécesseur : framboise, animal, poivre. Bouche puissante et gourmande. Belle finale. Potentiel plus affirmé. 12€ 
 

DOMAINE DU BOUT DU MONDE - VDT - 30 G 2005 :
Carignan – Syrah – Grenache. Elevage en tronc conique. Robe plus nette. Nez beaucoup plus fruité, très charmeur. Bouche possède un grain tannique plus net, mieux travaillé. Un poil d’alcool en finale. 13€ 
 

DOMAINE DU POSSIBLE - VDT -  Charivari 2005 :
100% carignan. La robe est très jeune. Le nez évoque la cerise griotte et les épices.  La bouche est légère, fruité, souple. L’équilibre tannin acidité permettre d’atteindre une harmonie simple et réjouissant. J’aime beaucoup. 9€ 
 

DOMAINE DU POSSIBLE - VDT -  le fruit du hasard 2005 :
Syrah
– Grenache. 14 mois de cuve. La robe est plus dense. Le nez laisse échapper des arômes de cacao et de fruits rouges. La bouche est ronde avec de jolis tannins. La finale possède de un surplus tannique et de l’amertume. J’aime beaucoup. L’ensemble mérite de se fondre avec un bon carafage. 10€

DOMAINE DU POSSIBLE - VDT - la mer à boire 2005 :
Grenache – Syrah – carignan. Elevage en barrique. Robe profonde. Nez sur le cacao, de cerise noire très mur. Attaque fraiche, saline. La bouche est puissante avec beaucoup de tannins qui demandent un vieillissement avant de se fondre. Beau potentiel. 12€
 

DOMAINE POUDEROUX – Côtes du Roussillon – La tour de grés 2004 :
On revient sur des choses plus classiques, sans le côté vin nature.
Syrah– mourvèdre. Le nez est puissant et annonce la couleur : pruneaux, fruits confiturés, réglisse. La bouche est aromatique avec une puissance maitrisée. Finale très longue. Peut vieillir. 12,5€

TRIBOULEY  -  Côtes du Roussillon - Alba 2005 :
Robe noire.
Le nez est complexe : garrigue, fruits rouges, cuir. La bouche mêle élégance et puissance. On retrouve un côté « jadis de barral » dans ce vin. Ce n’est pas peu dire.

CLOS DU ROUGE GORGE – Vin de pays des côtes catalanes – Jeunes vignes 2005 :  
Robe rubis. Le nez évoque principalement les fruits avec un côté cerise à l’eau de vie très marqué. LA bouche est concentré avec une grosse matière. La finale possède un peu d’alcool. Bien mais un peu lourd.

 

 

Par Loïck - Publié dans : Dégustations à théme (un domaine, un vin...)
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Mercredi 16 mai 2007 3 16 /05 /2007 08:57

  1. clos_des_cistes_2002_2.jpg


    14/05/07. Caveau grains nobles.

 

Nous avons assisté à une dégustation de haut vol en compagnie de Marlène Soria propriétaire et créatrice du domaine il y a une vingtaine d’années.

Tout est partie de rien comme par miracle…à St Pargoire dans l’Hérault.

 

Marlène qui travaille dans l’immobilier en bord de mer achète une demeure dans un milieu plus rurale (comme elle aime le dire) pour venir y séjourner pendant ces congés. L’immobilier s’essouffle et Marlène est condamné au chômage technique. Elle décide donc de défricher la garrigue pour y planter de la vigne. L’idée première est de faire un petit vin pour s’amuser.


Les vignes sont plantées entre 1984 et 1987. Majoritairement syrah complété de grenache et de mourvèdre pour les rouges. Pour le blanc roussanne, rolle, ugni blanc et terret. 17 hectares sont plantés en 3 ans.
Dés le début les vignes sont  cultivé selon les principes biologiques et les sols sont vierges de toute molécule de synthèse.

 
La première vinification a eu lieur en 88 et la première mise en bouteille en 90. Sans matériel suffisant Marlène Soria décide de se rapprocher de la cave coopérative. La coopérative lui demande alors un engagement de 25 ans. Elle refuse. Elle doit donc écouler un stock d’un vin méconnu du Languedoc. Autant que c’est perdu d’avance. Que cela ne tienne le bouche à oreille fonctionne et ses vins arrivent jusqu'à Robert Parker, sans retenu devant la qualité de ces crus. La légende Peyre-rose est née.

Aujourd’hui le domaine possède 23 hectares en rouge et 2,5 hectares en blanc.
Deux cuvées sont faites en rouge avec des élevages en cuve (30% des 2002 ont été passé en foudre) très longs (jusqu’à 4 ans):

-
Le Clos des Cistes - 15 % grenache, 85% syrah - Entre 18 et 20 hectos/hectare. Le plus accessible dans sa jeunesse et le plus fougueux et sauvage après 10 ans de garde. Il possède plus d’acidité et de tannins que Syrah Léone. Il a plus de fruit que Syrah Léone et se traduit par une trame aromatique très large : garrigue (thym, laurier…) , ronce, mûre, animale, sous-bois…..Potentiel de garde énorme.

-
Syrah Léone - 15% mourvèdre, 85% syrah - Entre 18 et 20 hectos/hectare. Plus fermé dans sa jeunesse que le clos des cistes, il semble le plus en place des deux après 10/12 ans de garde et moins fougueux. Il possède plus de rondeur et d’onctuosité que le Clos des Cistes. La trame aromatique et là aussi très impressionnante : épices, garrigue, grillé, café, torréfié, chocolat…sous bois et animal au vieillissement. Lui aussi possède un potentiel de garde impressionnant.

- Une troisième cuvée verra le jour d’ici 3 ans sur des vignes plus jeunes (30% grenache, le reste en syrah).

-
En blanc une seule cuvée est produite. ORO à aussi un élevage qui lui confère une onctuosité et une puissance folle. La trame aromatique est invraisemblable : fruits jaunes et blancs très mures, miel, cire, noix, noisette…

 



Voici le détail de la dégustation :


Clos des cistes 1993 :

Robe encore jeune légèrement dégradé sur le bord. Nez minérale, fruits rouges très murs, thym (magnifique), rose fanée…puissant et complexe.
La bouche est puissante, fluide avec une belle acidité. La finale est dure et tannique, limité agressive.
Vin sauvage de demi-corps. Il ne semble pas être en place car fait preuve d’agressivité en bouche. Le nez lui est magnifique.


Syrah Léone 1994 :

La robe est plus évoluée que les cistes 1993. Un vrai dégradé orangé sur les bords qui montre l’évolution du vin.
Le nez est puissant. Sous-bois, champignon, pain grillé, café.
Le vin en bouche est harmonieux. Plus abouti et beaucoup mieux en place que son prédécesseur. Le vin est droit et s’étire délicatement.
Vin harmonieux, à son apogée. Il garde une fraicheur intacte.

 
Clos des cistes 1995 :

Robe rubis quasi intacte.
Fruits rouges très murs, confiture de myrtille, animale. Le nez fait place à une complexité remarquable.
Suave, gourmand. Toujours un surplus tannique imposant en finale accompagné d’acidité rafraichissante.
Lui aussi très sauvage, semble moins en place et du coup moins à son avantage que Syrah Léone 1995.

Syrah Léone 1995 :

Robe évolué, légèrement orangé.
On retrouve la même puissance au nez : Fruits cuits, très marqué champignon, cuir.
Bouche tendu avec des arômes de cuir très présents qui allongent la finale. La construction de la bouche est splendide.
Vin très abouti, fin. Tout semble en place. Quel vin !

Clos des cistes 1996 :

Robe un poil évoluée.
Le nez s’affirme puissamment sur des notes de fruits frais et de garrigue. Semble en phase de transition car moins complexe et moins évolué que les millésimes précédents.
La bouche est sanguine avec une attaque imposante qui laisse présager un corps splendide. En effet, le vin est élégamment structuré autour de tannins bien marqués. Splendide ! Quelle fraicheur ! Il gagne en finesse et en précision par rapport aux autres millésimes. C’est grand.


Syrah Léone 1996 :

La robe commence à évoluer.
Le nez est boisé (du au terroir selon Marlène Soria), fruits noirs, chocolat et animal.
L’attaque est puissante et compacte. Le vin est opulent en bouche et impose sa matière.
Tout comme cistes 96 le vin est plus précis et plus nette. Très belle construction de bouche.

Clos des Cistes 1998 :

Robe jeune non marquée.
Le nez est épicé (cannelle) accompagné de fruits noirs. Le nez est fermé.
La bouche est pleine concentrée avec des notes de cerise burlat. Finale sauvage.
Le vin est massif et structuré avec un surplus tannique bien marqué. Promis à une très longue garde. 
 

Clos Syrah Léone 1998 :

Robe jeune mais beaucoup plus translucide que cistes.
On retrouve comme sur cistes 98 un nez épicé sur la cannelle, plus ce côté boisé.
Moins sauvage que cistes en bouche plus rond mais lui aussi armé de tannins solides.
La garde, la garde, la garde… les 98 sont d’une jeunesse hallucinante.


Clos des cistes 2002 (30% de foudre):

Robe beaucoup translucide que les millésimes précédent….étrange.
Le nez embaume la confiture de mûre et de cerise noire, léger boisé et notes de chocolat.
La bouche est fraiche la trame aromatique est bien présente en bouche et le vin fait preuve de puissance, la bouche est bien structurée. J’aime beaucoup.
De millésime en millésime les vins s’affirment de façon plus précise et plus fine.
 

Syrah Léone 2002 (30% de foudre):

Robe beaucoup plus profonde que Cistes.
Le nez fermé, on perçoit quelques notes de grillé / boisé.
La aussi la bouche est plus précise. Le milieu de bouche possède un joli moelleux. Bouche étendu et opulente qui finit sur des tanins bien assis.
Il est aussi à garder avec une construction plus solide que Cistes.

ORO  1995 :

Robe dorée très colorée.
Nez ultra puissant : banane, poire très mure, ananas grillé, amande, noisette.
Bouche solide très grasse  bâtie sur la matière. Le vin développe des arômes de noix et s’écoule lentement vers une finale XXL.
Ce vin est déroutant : la matière est énorme mais il n’est pas dénué de finesse.


ORO  1996 :

Robe plus foncé, cuivré.
Le nez est plus évolué que 95 : miel, cire, noix, pain d’épices.
Beaucoup plus frais et fin que 95. Il possède un supplément de finesse indéniable. La finale elle aussi est marquée par la noix.
Ce vin et plus aérien que le 1995 mais plus évolué


Que dire ? Splendide. Mais analysons.
Il y a un vrai style Peyre-Rose : des robes très jeunes, des nez envoutants de complexité et de puissance, des vins sauvages en bouche.
Personnellement je préfère Cistes à Syrah Léone (moins fermé, moins compact) lorsqu’il est jeune et Syrah Léone (mieux en place) à Cistes lorsqu’il est plus vieux.

Autre constat : au fur et à mesure des millésimes les vins gagnent en finesse et en précisions, ainsi qu’en pureté. Ce qui est sur c’est qu’il ne faut pas les boire avant 10-12 ans, car c’est à ce moment qu’ils vont acquérir toute leur complexité aromatique si extraordinaire.

Quand à Marlène Soria moi je l’ai trouvée attachante, simple et passionné. Un vrai moment de plaisir avec une femme qui à la passion et le sens du vin et qui sait transmettre des émotions simples.

PS : pas de millésime 99, 00 et 01 car du à des problèmes de revêtement dans les cuves Marlène à du jeter l’intégralité de ces trois récoltes. Elle a résisté financièrement mais cela n’a pas était facile.

 

 

 

Par Loïck - Publié dans : Dégustations à théme (un domaine, un vin...)
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /2007 16:58

Pour 4 personnes :

 
Ingrédients :

4 cuisses de lapin
1 litre d’huile d’olive
150 gr de caviar d’aubergine
3 gousses d’ail
5 cl de vinaigre
4 cuillère à soupe de coulis de tomate
6 clous de girofle
Thym citron frais, laurier, sel, poivre



Recette :
Dans un premier faites revenir les cuisses de lapin dans une sauteuse jusqu'à ce qu’elles prennent une jolie coloration dorée.

Dans un grand faitout mettez l’intégralité de l’huile d’olive et portez-là à petit ébullition. Déposez-y les cuisses de lapin, le thym, l’ail, le laurier, le sel et le poivre. Veillez à ce que l’huile recouvre l’ensemble des cuisses.

Laissez mijoter et confire à tout petit bouillon durant 01H30.

Une fois les cuisses confites servez-les accompagnées de caviar d’aubergine et pomme de terre sautées au romarin.

Avec ce plat j’ai tendance à servir un vin qui possède de la fraicheur avec des senteurs de garrigue. Pourquoi pas un pic st loup ou un mono cépage carignan ?

Par Loïck - Publié dans : Gastronomie Méditerranéenne
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