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Le domaine de l’Oustal blanc fait beaucoup parler de lui, en bien naturellement. Récemment créé il est géré par le tandem Cambie / Fonquerle. Il est aujourd’hui représentatif du renouveau et du travail de qualité opéré dans le Languedoc, on peut parler de viticulture d’art « cousu main ». Tout cela pour résumé la minutie et la recherche de qualité.
Premier millésime du domaine, la robe dense laisse présager du style.
Le nez capiteux est marqué tout d’abord par les fruits à l’alcool et les herbes aromatiques. Il évolue sur des accents de pruneaux et de fruits noirs.
L’attaque est douce, veloutée. Le vin enrobe le palais dans un élan racé. Les tanins sont gras et bien patiné La bouche se termine sur une pointe d’alcool qui se fond bien dans une très belle finale.
En conclusion un très joli vin. Il combine race et finesse sans oublier une belle puissance. Je suis curieux de découvrir les autres millésimes
Deuxiéme visite de notre séjour à Montpeyroux.
Le domaine Alain Chabanon.
Bien que je sois passionné de vins du Languedoc je n’avais jamais encore goûté les vins de
ce domaine de référence.
Le domaine ne se trouve pas à Montpeyroux mias à quelques kilométres, à Lagamas.
Alain Chabanon ne reçoit que deux demi journées par semaine : le mercredi et le samedi matin.
Sous un soleil souverain (et oui ça arrive, c’est qu’on la pas beaucoup vu celui-là), nous nous rendons
à Lagamas aux alentours de 10h30.
Alain Chabanon en personne nous accueil dans son caveau de dégustation. Nous parlons de choses diverses
(son pays natal la lozére, le vin, son bras déficient…), la consversation est engagée.
Curieux, il nous demande tout d’abord comment nous avons connu le domaine. Moi, fort simplement je lui
signale que son domaine est aujourd’hui une référence dans le monde du vin.
Avant que la dégustation commence il nous présente, de façon succincte, son parcours, son
domaine. Enfant de l’Aubrac sont franc parlé est rafraîchissant. Deux expériences ont marqués son passé de
vigneron : une chez Alain Brumont (qui peut expliquer la profondeur de ses vins et les longs élevages pratiqués), une autre en corse ou il découvre le vermentino (qu’il plante ensuite sur on
propre domaine).
Le domaine est en bio depuis 2002. Les plus jeunes vignes ont 7 ans et les plus anciennes 31 ans, cela
laisse presager du potentiel qu’il a sa disposition. Il a à ce jour 18 hectares, dont 15 vinfiés.
Il a aujourd’hui 6 cuvées et en fera bientôt 7 (en plus du
merle aux alouettes, il va vinifier le petit merle aux alouettes).
Fort naturellement nous commençons par les vis blancs :
Vin de table – DOMAINE ALAIN CHABANON – Le villard (assemblage 2001/2003) :
100% chenin, 120 grammes de sucre résiduel. Elevage long, 48 mois dont 30 en
barriques.
La robe est ambrée.
Le nez révèle de légère notes d’oxydation : noix, café. Il se fait de plus en plus enivrant à l’aération.
LA bouche est voluptueuse et fort liquoreuse. Elle s’impose sur un sucre équilibré par la forte acidité naturelle du
chenin.
La finale, très longue sur la noix, nous laisse rêveur d’un dessert au
café ! Ce vin est une véritable prouesse d’équilibre. A
conserver….longtemps !
25€ les
50cl.
Vin de pays d’oc
– DOMAINE ALAIN CHABANON – Trélans 2004 :
Environ 50/50 Chenin et Vermentino.
Robe claire et brillante.
Le nez révèle des aromes
floraux, fruités et minéraux. Encore un poil fermé, du à une mise en bouteille récente.
La bouche est
droite comme un I, l’acidité digne d’un blizzard russe des plus dévastateurs et tranchante comme un sabre. La matière n’est pas en reste avec une droiture hors norme et une puissance maitrisée
(sans maitrise la puissance n’est rien…). Cela forme un ensemble rigoureux et sans équivoque.
Vin de
garde sans hésiter. Grand vin.
23€ la
bouteille
Voici un résumé de vins dégustés cet été.
Vin de pays de l’Hérault – Domaine des conquêtes – Blanc 2005 :
Robe claire à reflets verts.
A l’ouverture le nez est peu expressif et s’ouvre peu à peu. Un triptyque s’installe : les herbes fraiches, les fruits jaunes (ananas), et des nuances minérales.
La bouche elle relève les saveurs minérales accompagnées de gras en milieu de bouche. Le vin fait preuve d’une fraicheur qui lui confère une finesse le rendant digeste et agréable à boire.
A déguster à l’apéritif sur des mets fins (crustacés par exemple). 10€
Coteaux du Languedoc – Domaine Peyre-Rose – Rose rouge 2002 :
Robe framboise translucide.
Notes de cerise sucrées, quelques notes animales se mêlent au fruit.
Bouche fine, pinotante, rosé très vineux. Les tannins sont patinés et apportent gourmandise au vin. La bouche manque cruellement de puissance aromatique.
Un poil déçu par ce vin au rapport qualité/prix décevant.
Côtes du Roussillon villages – Domaine de Fontanel– Tautavel 2001 :
Robe peu évoluée, burlat, presque noir.
Le nez est expressif : mûre confite, champignon, et olive noire. La buche s’annonce très bien !
Bouche est encore un peu dure à l’ouverture. Puis elle évolue vers un touché velouté et les tannins se patinent peu à peu. Pour finir l’ensemble s’homogénéise pour livrer un vin de demi-corps.
Bien.
Coteaux du Languedoc – Mas Mortiés – Blanc 2005 :
Robe paille.
Bouquet de fruits blanc et jaunes au nez qui annonce un vin expressif et parlant. S’ajoute à cela des notes de beurre et de noisette. Le nez est très intéressant.
Attaque grasse, bouche puissante et longue. Le vin impose son volume et son style opulent. La finale se termine sur une vivacité qui élance le vin. Belle fraicheur en finale.
Vin de repas plus que d’apéritif (une viande blanche serait l’idéal). Très bien.
Vin de pays de l’Hérault – Domaine d’Aupilhac – Les serviéres 2005 :
100% cinsault. Robe violine intense (une vraie robe de beaujolais).
Cerise, épices douces. Nez franc et fruité. Il joue la simplicité, mais ça lui réussi.
Une vrai gourmandise en bouche : frais, léger, fruité intense. On en boirait un tonneau ! A boire une saucisse de pays, un carré de porc aux griottes ….
Bien.
Vin de pays de l’Hérault – Mas Conscience – Le cas 2005 :
100% carignan. Robe sombre, très jeune.
Le nez est enthousiasmant, et évoque les fruits rouges frais et confits, ainsi que les épices et l’orange sanguine.
La bouche est très abordable, avec une trame tannique élégante. Elle s’accompagne d’une matière suave et ronde. Un vrai plaisir !
Très bien.
J’ai beaucoup apprécié le Mas Mortiés blanc ainsi que le cas du Mas Conscience. Deux vins bien bâtis à apprécier sur un repas.
Une mention aussi pour les serviéres un vrai vin de soif. Le domaine des conquêtes est plutôt un vin d’apéritif qui révèle une belle fraicheur. Le domaine Fontanel est un à boire agréable et sérieux.
Pour finir déception pour rose rouge, pas en place et au tarif dissuasif.
Le vendredi 4 août au soir nous avons réservé une table au bar à vin la terrasse du Mimosa à Montpeyroux (ex vin de l’horloge). Le concept est novateur; bar à vins, caviste, restaurant, le rêve!
Nous commençons à l’apéritif par :
Vin de pays du mont Baudile – MAS DU POUNTIL – Blanc 2006 :
Assemblage de clairette et de roussanne.
Robe jaune clair à reflets verts.
Le nez, très développé, offre un festival de senteurs allant des fruits jaunes à l’anis en passant par des nuances herbacées.
Gras et enjôleur il offre un très bel équilibre. La finale estivale nous offre un fruit intacte et frais.
Joli vin d’apéritif peut aussi être servi sur des poissons. 8€
Puis nous continuons avec :
Vin de pays de l’hérault – MAS CARANOVE – Blanc 2006 :
100% grenache blanc
Nez de poire confite et de cire.
Gras, puissant rond et facile. Peu d’acidité, mais très digeste. 4.5€
Sur le plat :
Coteaux du languedoc – DOMAINE DE
Robe pourpre très prononcée.
Nez capiteux de baie sauvage, de poivre, et de fruits noirs.
Attaque charnue. Vin velouté et aux tannins élégants, il bénéficie d’une colonne vertébrale directrice lui permettant de garder de la droiture. La finale possède une puissance aromatique très agréable et vraiment distinguée (baies sauvages).
A découvrir sur un pavé de rumsteack au poivre.
Super resto alliant convivialité, bon rapport qualité/prix, qualité des mets et des vins (la sélection des vins des Montpeyroux et est unique) ! Allez y nombreux!
Nous profitons de deux jours à montpeyroux pour rendre visite à quelques vignerons. Deux visites programmées :
Domaine Puech Lazert à st Jean de la blaquiére et Domaine Alain Chabanon à Lagamas.
Premiére visite :
DOMAINE PUECH LAZERT
Les cépages rouges sont le cabernet franc, le grenache, la syrah et le mourvédre. Les blancs sont le viognier et le chardonnay.
Les rendements sont de l’ordre de 25 hectos / hectares.
Laurent nous fait visiter sa cave climatisée ou sont entreposés qui servent à l’élevage. Le blanc est élevé 12 mois en fût
et le rouge 24 mois (1/3 de fûts neufs). Les cépages sont vinifiés séparément puis assemblé avec les conseils d’un œnologue. Etant donné les faibles capacités de stockage la production est de
6000 bouteilles de rouge et de 500 bouteilles de blanc.
Nous rentrons dans la maison familiale pour goûter les vins.
DOMAINE PUECH LAZERT blanc – Vin de pays de l’hérault – 2005 :
Assemblage de chardonnay et de viognier (50/50).
Robe jaune clair limpide.
Fruits exotiques (viognier) au premier
nez, puis le chardonnay prend le dessus : beurre, noisette. Le tout se mélange et donne un ensemble fort agréable. Le chardonnay dompte le viognier afin d’en
offrir les arômes raffinés.
La bouche est étonnante de fraîcheur. L’acidité est droite et guide la matière vers un
milieu de bouche ou le gras s’installe avant d’être transformé en une longueur rafraîchissante laissant s’exprimé les fruits secs.
A découvrir d’urgence. A consommer sur un homard, un poulet aux girolles. 10€ . Servir vers 12°.
DOMAINE PUECH LAZERT Rouge – Vin de pays de l’hérault –
2004 :
Cabernet franc / grenache / syrah / Mourvédre
Robe impénétrable et profonde.
Le nez évoque fortement la tapenade et la confiture de
mûre.
La bouche est encore très (trop) jeune. On retrouve la même trame aromatique qu’au nez, en moins présente. Le
vin tapisse bien le palais et impose des tannins bien présents. La finale est fine et nécéssitte quelques années de garde en bouteille pour s’affirmer.
Joli vin en devenir à rouvrir dans 2 ans, il est fermé pour le moment. Le 2002 est splendide en ce moment. 11€.
Nous repartons avec des bouteilles de rouge 2000, 2001 et 2004 (et dire qu’en cave j’ai les 2002 et les 2003, la verticale
approche !) ainsi qu’avec des bouteilles de blanc 2005….plus un pot de confiture de figue offert par la mamie.
Les vins de Laurent sont complets, aromatiques, non dénués de fraîcheur (le blanc
est d'ailleurs très étonnant en ce sens) et à mon avis peuvent évolués favorablement plusieurs années. Ce sont des vins à suivre de très près.
Nous avons passé un moment privilégié avec Laurent Taisse, notre vigneron artisan, ainsi que ces parents. Ce sont des charmants et
en plus ils font de très jolis vins !!! N’hésitez pas à aller le voir vous serez fort bien
accueilli.
Robe sombre, violine.
Nez ouvert, dévoilant deux facettes : les fruits et les épices.
On perçoit tout d’abord un coté confit traduit par le pruneau. Puis viennent les fruits rouges frais qui apportent de l’élégance. Dans un deuxième les épices apparaissent et sont principalement marqués par les notes de garrigue (thym, cade…). Je pense que le nez va encore gagner en complexité à l’aération.
On devine aussi une pointe de café (élevage).
En bouche le fruit est omniprésent (très belle rétro olfaction qui dévoile les aromes de cade) et est accompagné d’une structure tannique bien présente. Le vin se termine sur une finale tannique (qui assèche) et épicée.
Un vin sérieux, et accessible à aérer pour assouplir les tannins.
Ingrédients :
Pour 4 personnes :
400 gr de thon rouge
2 cuillères à soupe de ciboulette
2 cuillères à soupe de coriandre branche
2 cuillères à soupe de persil plat
4cuilléres à soupe d’huile d’olive
Le jus d’un citron
6 cuillére à café d’huile de truffe (aromatisée à la truffe)
2 échalotes
Recette :
Recouvrez le fond d’un saladier de glaçons. Disposez y pardessus un autre saladier afin de confectionner votre tartare et de le garder au frais par la même occasion.
Découpez en cubes de
Dans le saladier mélangez l’ensemble des ingrédients jusqu'à ce qu’ils soient uniformément répartis. Assaisonnez en sel et en poivre.
Prélevé un une infime partie de la préparation afin de vérifier que l’assaisonnement en herbes, en échalotes et en huile de truffe soit adéquat. L’huile doit apporter des arômes subtils et non pas écraser le reste.
Vous pouvez servir. Pour ce qui aime il est possible de disposes quelque goûtes de créme de vinaigre balsamique dans l’assiette.
Je vous conseil d’accompagner cette entrée soit d’un jurançon un peu évoluer (pour ces arômes de truffe blanche), soit d’un vin possédant une belle minéralité (afin de s’accorder avec les le côté iodé du poisson cru). Il est important que le vin est une belle acidité, car ce type de met nécessite des vins dans la vivacité plus que dans l’opulence.
Le jurançon sec du domaine Charles Hours en 2002 serait idéal pour l’accord avec l’arome de truffe. Sinon je vous conseille un picpoul de pinet, sinon les clapas blanc 2006 du domaine du pas de l’escalette serait parfait.
Robe limpide, légèrement dorée et relativement claire.
On distingue quelques reflets verts. Le nez est très fruité et laisse apparaitre des notes de fruits de la passion confits. On peut aussi distinguer des arômes herbacés et minéraux.
L’entrée en bouche est grasse. Le vin est élancé avec un corps svelte. Il se termine sur une belle trame acide qui apporte une grande fraicheur au vin. Le vin joue sur le registre minéral en bouche, ce qui lui confère une grande élégance.
Ingrédients :
Pour 4 personnes :
12 noix de St jacques (celles de picard sont très bien)
100 gr de caviar d’aubergines
Huile de sésame
2 tranches de jambon de pays
4 brochettes en bois
Recette :
Taillez vos brochettes en bois afin qu’elles ne supportent juste que la largeur des St jacques. Mettez
Dans une poêle mettes 3 cuillères à soupe d’huile de sésame. Faites chauffer votre poêle afin d’obtenir une température très élevé.
Pendant ce temps, mettez dans chaque assiette l’équivalent de la superficie des brochettes en caviar d’aubergines, auquel vous ajouterez quelques goûtes d’huile de sésame.
Faites revenir vos brochettes 1 minute de chaque côté. Vos st jacques sont bien dorés et l’intérieur reste moelleux.
Une fois qu’elles sont cuite entortillez les d’une demi tranche de jambon (taillée dans la longueur) chacune. Disposez les sur le caviar d’aubergines. Si vous disposez de quelques girolles fraîches, n’hésitez pas faites les poêler et disposez les sur les brochettes.
C’est un régal.
Vous pouvez accompagner cette entrée d’un vin jeune aromatique issu de rolle ou de viognier par exemple.
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