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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /2007 15:37

Syrah-L--one.JPG
Domaine Peyre-Rose Syrah Léone 1995 :

C’est toujours un grand moment pour moi que d’ouvrir une bouteille de Peyre-Rose. J’adore la fougue et la générosité de ses vins.

La robe est sombre, noire. Elle commence à évoluer : le disque se « brique ».

Le nez, puissant et complexe, offre une panoplie exemplaire d’aromes nobles. Il est fortement marqué par me moka et la poudre de cacao. Avec un peu d’aération on perçoit des notes de truffes et de champignons.  Le zan vient s’y ajouter ainsi que la myrtille et les cerises à l’eau de vie. C’est magnifique !

L’attaque surprend par sa fraîcheur et sa finesse. Le vin change de registre par la suite. Le milieu de bouche est marqué par la sève de ce vin. La puissance contenu du vin tapisse le palais de tanins arrondis avec les années. La finale s’étend sur le cuir et fait place à un vin soyeux et plein.

Encore une fois je suis interpellé par un vin de Marléne Soria: la fraîcheur de ce vin, en opposition avec sa puissance sont tout simplement splendide ! Il est à maturité séveux et aromatique. Tout ce que j’attends d’un grand vin !

Par Loïck - Publié dans : Coteaux du Languedoc
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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /2007 10:42

 

VdV logo

Pas facile de répondre à la problématique des VDV#8 sans tomber dans le "déjà vu". Mais, c’est sans oublier la présence dans ma cave de quelques bouteilles de Bianco Gentile cépage Corse et oublié. Ce cépage qui a été réhabilité dans l’Île de Beauté par Antoine Arena. Il possède aujourd’hui a peu prés un hectare de ce cépage. On ne sait pas grand chose de cette rareté réapparu dans les années 80, mise à part que c’est un cépage précoce et à grosses grappes. 

Revenons à nos moutons.

DOMAINE ANTOINE ARENA - Bianco gentile  - VDT - 2004

La robe est prononcée. La couleur or, un poil ambré prend le dessus. Le style est soutenu.

Le nez est très avenant, fort complexe. Au premier nez on perçoit les notes florales (fleurs blanches), végétales (anis). Viennent ensuite des notes plus puissante de pain d’épices et de brioche. S’ajoute à cela une minéralité très appréciable.

Le nez me fait étrangement penser à champagne blanc de blancs millésimé…bizarre, bizarre. Quoi qu’il en soit c’est fin est très complexe.

Attaque fraiche, enrobée d’un joli gras. Et là ça explose : le vin est très puissant avec du gras et de l’amertume. Il s’impose en force dans une dimension particulière. Le milieu de bouche est en largeur. La puissance aromatique est forte agréable.

La finale rappelle la douceur de l’attaque avec un vin fin et délicat.

L’acidité « au rasoir » rend l’équilibre fort intéressant.

Attention : ne pas le boire trop frais car cela sublime l’acidité mais renforce l’amertume (déjà très présente) et le vin en ressort dissocié ! 12-14°

Intéressant mais pour amateur averti, car très particulier.

BG-2-.JPG

Par Loïck - Publié dans : Actualité
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 15:27


Robe noire, sans concession.

Au nez le vin évoque des saveurs puissantes : les fruits noirs, et le chocolat noir. Sans être exceptionnel l’ensemble est très agréable.

En bouche l’attaque surprend par sa fraicheur et le corps par sa structure ferme et bien conçue. En résulte un vin franc, puissant, porté par une jolie trame tannique. Le vin est très fruité et de belle facture. Peut être bu sur une belle côte de bœuf !

Le prix est impressionnant : 4,6€ !! Achetez-le par carton !




Par Loïck - Publié dans : VDP et VDT du Languedoc
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /2007 19:15

P1010095.JPG Ma première rencontre avec un vin blanc aussi vieux. J’imagine déjà les arômes de sous bois, de champignons…miam

J’ouvre la bouteille et le premier frisson apparaît quand je vois le bouchon : je me dis « ça y est tu vas pouvoir goûter » ! 

Je verse le nectar et à ma grande surprise j’ai l’impression de verser dans mon verre un chablis 2006 !

La robe est d’une incroyable jeunesse ! La couleur est paille accompagnée de reflets verts. Oups, étrange.

Je me laisse tenter par le nez. Au premier nez la discrétion est de mise. Je perçois des notes minérales, presque salines. Elles sont accompagnées d’aromes de fruits (jaunes) et de fleurs. Viennent ensuite des senteurs de beurre frais et de noisette (plutôt chardonnay tout ça). Le nez joue la carte de l’élégance et cela lui va fort bien. 

L’attaque est ciselée et porte une trame minérale insistante. Le vin s’installe, tapisse le palais grâce à un joli gras. Le milieu de bouche s’accompagne de notes nobles de miel. Le vin finit par exploser en final et se termine en boulet de canon sur une puissance maîtrisée.  

Se vin est magnifique de retenue, de rondeur, de puissance et de jeunesse ! Jamais je n’aurai imaginé trouver un vin autant en forme et autant plein d’énergie. Franchement, chapeau !

Par Loïck - Publié dans : Vins de france
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Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /2007 17:45

Voici les vins dégustés lors du week-end (long) du 1er Novembre.

Il y de l’excellent et du très moyen, voir sans intérêt:

SAINT CHINIAN –  Domaine Thierry Navarre – Cuvée Olivier 2005 :

Robe sombre, moyennement concentrée.

Nez puissant sur l’olive noire, les notes grillées, les épices et les baies sauvages.

Attaque fluide. Demi-corps aromatique, sans aspérité. Les tanins sont secs.  Finale marquée par les baies sauvages et par une pointe d’amertume.

Vin qui manque de caractère. Moyen. 12€
 



MINERVOIS – L’Opera de Villerambert Julien – 2004 :

Syrah – Grenache 100% cuve. Robe pourpre concentrée.

Nez sur les fruits rouges, le chocolat noir. Simple dans son ensemble.

Attaque légère, bouche fruité et fluide. Gouleyant et simple à boire. Les tanins sont marqués en finale.

Vin simple mais agréable. 6€.


VDP Herault – Domaine la terrasse d’Elise – Elise 2001 :

50% mourvédre, 50% syrah. 24 mois de barrique (elles proviennent du domaine Muzard à Santenay).
Robe prononcé, légèrement évoluée sur les bords.

Nez sur le chocolat, les fruits noirs, la réglisse et le cuir (après avoir bien fait tourner le verre). L’ensemble est intense et élégant, tout en retenue.

Attaque velouté, le corps est pur, juteux. La trame tannique est splendide et maintient le vin dans une formidable énergie. Le vin se termine sur des notes de cuir. Du grand art !

Si jamais vous n’avez jamais gouté ce vin, courez en acheter, c’est grand ! Une vraie émotion pour moi après la rencontre en 2005 de ce vigneron. Du coup, je vais y retourner pour faire le plein en mai prochain. 25€


VDP MONT BAUDILE – Domaine d’Aupilhac 2006 :

Robe paille.

Fruits exotiques, pêches confites. Nez un poil confit.

Attaque grasse, développement puissant et lourd.

Le vin retombe en final. Manque d’âme. Sans intérêt. 8€

 


Par Loïck - Publié dans : Dégustations groupées et diverses
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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /2007 11:29

Bon, étant gourmand et un peu penché sur les bouteillessss (dans le bon sensdu terme…), c’est comme demander à un malade si il veut la santé. Pour être franc, j’ai décidé de procéder par élimination.

1- Un plat de saison
 

2- Un plat sympa, convivial 

3- Un vin puissant, capable de réchauffer nos cœurs en cet hiver débutant  

4- Un rouge 

J’ai secoué très fort et voici ce que j’ai sorti de mon chapeau : 

Une daube – Los abuelos 2001 du domaine terre Inconnue. Et je peux vous garantir que cela à rempli nos ventres et réchauffer nos cœurs (15° pour le vin, mais surement plus…).


Voici la description du vin :
 

Comment dire,....oui ça y est : CHAUD DEVANT !!! 

C’est un pur grenache avec nez avenant, très classique pour un grenache : confiture de mûres sauvages, terre, chocolat…. 

Bouche suave (avec encore un peu de sucre), avec beaucoup de gras et une structure énorme.
 

Et Voici pour la recette :

Pour 6 personnes :

Ingrédients :


1,4 kg de joue de boeuf
100g de lardons
4 carottes
3 gousses d’ail
5 cl de vinaigre
4 cuillère à soupe de coulis de tomate
6 clous de girofle
Thym frais, laurier, sel, poivre
Une bouteille de vin rouge corsé
Huile d’olive
10 cl de cognac

Recette :

La veille :

Coupez la
viande en cubes de 4 cm environ dans un saladier.
Ajoutez 2 oignons et 1
carotte coupés en rondelles, les clous de girofle, les branches de thym et le laurier, 3 cuillères à soupe d’huile d’olive ainsi que le cognac.
Salez, poivrez, et ajoutez le vinaigre.
Mélangez et mettez au frigidaire pendant 12 heures.

Le lendemain :

Egouttez la
viande.
Emincez les
oignons, les carottes coupées en rondelle, et l’ail en 2.
Dans une cocotte, faites revenir la
viande dans de l’huile d’olive à feu vif, faites revenir aussi les oignons, ail, carottes et lardons.
Préchauffez le four 180°C (th6).
Dans une marmite en terre, mettez tous les ingrédients.
Mélangez et versez le coulis de
tomate.
Ajoutez un verre d’eau chaude et le vin, salez, poivrez.
Couvrez et mettez au four 5-6 heures en baissant la température à 150°C (th5)

Servez avec des
pâtes fraîches ou des pommes de terre à l’eau.
 

En ce qui concerne l’accord : 

La suavité du vin s’accorde parfaitement avec la sauce. La puissance du plat et du vin crée une émulation agréable. A consommer après une bonne journée cueillette de champignons. 

Par Loïck - Publié dans : Actualité
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 09:07
GDP-1.JPG

Cette verticale de la "Grange des pères" fut un grand moment pour l’ensemble des convives présents hier soir aux crus du soleil. 

Même pour les millésimes difficiles on ressent la patte et toute la classe du domaine. C'est un des caractéristiques qui m'a le plus frappé: la grange des pères est un vin de grande classe toute en raffinement. Ce qui m'a surpris c'est l'accessibilité des jeunes millésimes (avec un 2004 très soyeux) et leurs robes : les robes des jeunes millésimes étaient plus évoluées que celles des vieux millésimes. 

Laurent vaillé, très perfectionniste relève les températures chaque jour est a remarqué un écart de température élevé entre sa localisation et les villages alentours. Etant situé à la sorti de la vallée de l’Hérault il bénéficie d’air frais en permanence. Cela explique, en partie, la fraicheur et le raffinement particulier de ce cru.

Le blanc est composé de roussane, marsanne et viognier. 24 mois d’élevage
Le rouge pour sa part, est un assemblage de cabernet-sauvignon (20%), syrah (40%), mourvédre (40%). Les cépages sont vinifiés séparément. 24 mois d’élevage.


Voici pour la dégustation :
 

Grange des pères Blanc 2004 : 

Robe jaune OR.

Nez d’abord sur l’élevage (torréfaction, grillé, noisette), puis vient une sensation minéral (pierre à fusil, silex) et enfin les notes fruités (abricot). Le nez est puissant est complexe.

La bouche est grasse accompagné d’une belle acidité. La structure est solide et s’accompagne en finale de nuances minérales.

Vin blanc de gastronomie sans aucun doute.


Grange des pères Rouge 2004 :

Robe rubis, translucide. Légères traces d’évolutions.

Nez très odorant. Le nez est marqué par la framboise particulièrement. On perçoit des notes fumées, grillées, de poivre et de garrigue. C’est très beau.

Attaque soyeuse, le vin s’installe tranquillement.  C’est fin, c’est bon et c’est très soyeux. Belle finale fruitée, légère pointe d’amertume.

Déjà délicieux ce vin surprend par son accessibilité. Je suis impatient de le regouter dans 3-4 ans.


Grange des pères Rouge 2003 : 

Robe plus prononcée que la précédente. Pas d’évolution visible.

Nez exubérant. Toujours ces notes de Framboise, accompagnées de fruits rouges confits.

Bouche suave (moins fine que les autres), plus ronde et moins fine. Bien équilibré pour  2003 dommage qu’il soit trop court en bouche.

C’est la bouteille que j’ai le moins apprécié, mais à ce niveau là c’est chipoter.
 

Grange des pères Rouge 2002 : 

Très surpris par ce millésime !

Nez envoutant, sur les fruits rouges, les notes balsamique, et une pointe animale.

Vin ultra accessible qui se livre tout de suite. Soyeux, frais, et belle longueur.


Vin excellent en ce moment, tout le monde et de cet avis autour de la table !
Ne pas attendre pour le boire.
 

Grange des pères Rouge 2001 : 

Robe profonde, concentrée.

Fruits confits (rouges), griotte. Nez très explosif, puis se replie sur lui-même.
Le vin est puissant, la trame tannique ressort. Le vin est plus imposant et tapisse le palais.

A garder impérativement. Il a un gros potentiel, mais n’est pas complètement en place à ce stade.
 

Grange des pères Rouge 2000 : 

La robe est encore plus sombre que le 2001. 

Nez de tapenade, de fourrure, animale. On sent l’évolution débutant sur ce vin. 

Belle attaque, vin bien en place. Corps affirmé, tanins solides. La longueur est belle. On commence à sérieusement monter en gamme. Plus abouti que 2001 à ce stade. C’est très bon.


Grange des pères Rouge 1999 : 

Robe sombre, similaire à 2000. 

Nez balsamique, moins complexe que les précédents. Le nez évolue rapidement vers des notes de musc très fortes (qui peuvent être désagréable). 

Le vin est fin et est celui qui a le plus d’acidité, pour moi ce n’est pas dérangeant. L’ensemble n’en demeure pas moins fort intéressant.
 

Grange des pères Rouge 1996 :  

Un phénomène, la plus belle bouteille de la soirée.

Il a tout : nez complexe (kirsch, griotte, épices douces sous bois), corps majestueux, petit tanins bien définis, très belle longueur.

SPLENDIDE. Un régal à tout point de vue, je suis amoureux !

Grange des pères Rouge 1995 : (déjà gouté chez Michel Bras en juillet 2006).

La robe est légèrement évoluée.

Notes tertiaires. Bouche élancée, patinée par le temps.
Le vin est soyeux et porte bien son âge.
Ne pas attendre trop longtemps. 



Une très belle soirée et même si il y a eu des hauts et de bas tous les vins étaient de haut niveau. Le 96 est vibrant, un grand vin à coup sur. 

Mon PODIUM : 1er 1996, 2e 2000, 3e 2002. 

Dommage que Laurent Vaillé soit inaccessible ! 

PS : Je suis un peu honteux car je n’ai quasiment pas recraché, je n’ai pas réussi !! 


GDP-2.JPG Serge Lacombe le "patron" des crus du soleil
Par Loïck - Publié dans : Dégustations à théme (un domaine, un vin...)
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Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /2007 17:05

 

rouge-gorge.JPG

Deuxième vin que je déguste de ce domaine. Le premier m’avait laissé sur les fesses. Voyons ce lui-ci.
100% grenache (je ne suis pas certain de cette information).
 
Robe violine translucide. Très jeune et très nette.
Nez toasté (léger), puis animal et fruits rouges (gourmands). A l’aération des notes de cacao apparaissent. Le nez est très précis, subtil et fin. Belle définition aromatique.
 
La bouche est délicate avec une belle acidité. Vin élancé accompagné d’une belle tension. Le demi-corps est accompagné de petits tanins élégants.
L’agréable finale se termine sur les notes animales.
Le vin a accompagné un aligot (maison) et un beau pavé de rumsteck (d’Aubrac).
 
Je suis impressionné par ce domaine tant par la précision aromatique, la finesse de la bouche que par la pureté de ces vins. Il faut que je coure en achetercar je sais que les prix ont déjà grimpé !
Par Loïck - Publié dans : Le Roussillon
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 12:09

Autant vous dire que ce fût un weekend end très frustrant pour moi car aucun des vins que j’ai ouvert ne m’a convaincu (santenay 1er  cru clos des mouches de chez Muzard, givry 1er cru servoisinne du domaine de la ferté…).

 

J’ai essayé de me rattraper avec un de mes chouchous et ça n’a pas marché non plus.

 

Le vin se présente sous une robe noire extrêmement prononcée. Le style est annoncé : sans concession.

 

Le nez ressemble plus à un vintage de maury qu’à un vin sec. On retrouve le pruneau et le chocolat de façon insistante. C’est un poil lourd.

Le vin est ultra puissant. Grosse matière portée par de jolis tanins. On sent un poil de sucrosité. La finale est portée par l’alcool et laisse un sentiment écœurant.

Millésime mal négocié à mon sens, car le vin est lourd. Dommage ! A revoir dans quelques temps, j’aurai peut être du essayer un carafage long.

 

Vivement le weekend prochain!!!!

Par Loïck - Publié dans : VDP et VDT du Languedoc
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Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /2007 16:15
Je fais une entorse au site mais c'est pa grave, cela mérite le détour!

P1000892.JPG


Tout cela pour résumer un magnifique week-end sur le canal de bourgogne aux environs du tonnerrois. Ce fût ma première rencontre avec cette partie de la bourgogne et je vous avoue en être ressorti enchanté;

Nous partons vendredi 5 octobre direction Auxerre et le cellier des agapes, propriété de Marc Ragaine.
Mon intention et de faire une sélection de vins de la région à déguster durant le week-end.
Nous sommes reçus par le propriétaire des lieux.
Sa cave fait la part belle aux vins de la région mais aussi au reste de la Bourgogne.
Après lui avoir fait part de mes désirs Marc Ragaine, personnage humble et très agréable, me propose quatre vins à découvrir : L’Epineuil 2006 d’Alain Mathias, la Cuvée Angélique (AOC bourgogne) de Denis Gabriel, voici pour les rouges, ainsi qu’en blanc le Bourgogne Chitry cuvée Olympe d’Olivier Morin 2005, et pour finir le Chablis VV 2002 de la chablisienne. 
Je repars aussi avec quelques bouteilles afin d’encaver : Chablis 1er cru « Vaucoupin » du domaine Oudin 2005, et un Bourgogne côtes du Cochois cuvée les Rompeys 2005. Les valises sont déjà pleines et le week-end ne fait que commencer ! Je reviendrai avec plaisir dans cette cave car les atouts ne manquent : explication poussée et méthodique, prix sages, accueil chaleureux. 

Une fois cette parenthèse faite, nous partons vers Tonnerre ou nous attend Fred700 (le nom du bateau).
Nous arrivons à 16h00. Nous faisons le tour du propriétaire, déposons nos affaires et apprenons à naviguer (et dieu sait que ce n’est pas simple). 
Première nuit dans le bateau impeccable, mais un peu fraîche.

Après un petit déjeuner copieux, nous nous rendons dans le centre de Tonnerre (au marché plus précisément) dans le but de faire le plein de victuailles pour le week-end.
Et là on se lâche : côtes de bœuf à gogo, fromages et produits locaux.
Nous nous sommes notamment arrêtés chez un traiteur fort sympathique dans le centre de Tonnerre. La femme du propriétaire nous a fait goûter très gentiment toutes les spécialités locales. Du jambon à l’os braisé à la chablisienne en passant par les gougères («c’est très bon avec le champagne » nous dit elle, ou avec un chablis) sans oublier le jambon persillé. Un vrai régal gustatif et humain, car il est rare de voir des commerçants si sympathiques. On aurait pu rester la journée à déguster et à parler ! Décidément il fait bon vivre à Tonnerre !
 
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Nous repartons vers le bateau ou nous attend notre premier passage d’écluse (il y en a à peu prés tout les kilomètres).
Premier passage réussi, ce n’est pas très dur car il suffit d’attacher l’avant et l’arrière du bateau pour le stabiliser durant le passage de l’écluse. Ca c’est fait !
Peu après nous nous arrêtons pour notre premier repas à bord du bateau, ainsi que pour prendre notre douche. Et la douche c’est folklo ! C’est petit et pas très commode, c’est pas bien grave le tout c’est d’être propre (réservoir de 20 litre d’eau chaude).
Il fait beau, les oiseaux chantent et une belle côte de boeuf au barbecue nous attend, bref le bonheur.
Je débouche notre premier vin « local ». Il sera accompagné d’une magnifique côte de bœuf charolaise et c’est tout !!!
 
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Bourgogne – Domaine Denis Gabriel – Cuvée Angélique 2006:

20% de césar. Le reste en pinot noir.
Robe très jeune, violine.
Nez sur les fruits rouges, petites effluves de vanille. Viennent ensuite des notes de fleurs. Le nez est gourmand.
L’attaque est gourmande, fluide, gorgées de fruits rouges. Vin souple en toute légèreté.  Quelques tanins en fin de bouche.
Très grande gourmandise et très grande buvabilité. Superbe rapport qualité/prix. 6,5€
  
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Nous repartons vers Tanlay ou nous allons partir à la recherche d’un bar afin de visionner France – Nouvelle Zélande.
La navigation et très agréable, on prend le temps de vivre, ce que l’on oublie souvent dans nos vies Parisiennes !
Nous arrivons à Tanlay. Je prends le temps de regarder l’équipe de poussin local jouer au Foot. Cela me rappelle mon enfance…Nous nous rendons dans le centre de Tanlay ou se trouve un château…et puis c’est tout. Un seul bar avec une télé minuscule. Pas vraiment l’idéal !
  
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Nous décidons donc de continuer à naviguer jusqu’à Lézinnes. Nous croisons bon nombre de pêcheurs. Et bien évidemment toujours autant d’écluses.
A savoir qu’il y a un éclusier par écluse, donc beaucoup d’éclusiers dans l’Yonne !
Une fois arrivé à bon port nous sommes déçus car c’est ville morte ! Bof, pas grave !Nous avons eu le plaisir de naviguer et de voir de très jolis paysages. Ce sera la radio pour le match.
Nous ouvrons le premier blanc.
 
 
Bourgogne Chitry – Domaine Olivier Morin -  Cuvée olympe 2005:

Robe dorée à reflets verts
Nez floral et minéral, peu ouvert.
L’attaque est iodé, droite. Joli gras en milieu de bouche. Belle intensité.
J’aime beaucoup. Finale minérale. Vin franc et fort intéressant. Belle bouteille ! 7,5€

22H30 belle victoire il fait frais dans le bateau, le sommeil m’appel.
Bonne nuit et réveil à 8h00 pour profiter de la journée. La brume c’est installée sur le canal. Nous prenons le temps de prendre le p’tit déj (les écluses sont ouvertes de 09h00 à 12h00 et de 13h00 à 19h00).
La navigation de la matinée va être rythmé par la brume et par les nombreux Hérons que nous croisons. Ils sont pas bien farouches les Hérons!
Nous repassons par Tanlay afin de faire plein d’eau et de nettoyer un peu le bateau.
 
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Notre déjeuner nous attend avec hâte. Nous nous arrêtons en plein soleil avec de déguster un Chablis.

 
Chablis – La chablisienne – Cuvée VV 2002 :

Robe très pâle à reflets verts.
Nez riche : minéral, beurre, truffe.
Le vin a déjà évolué et s’annonce très bien.
Attaque rectiligne. Développement en bouche riche, ample. Le gras s’installe et se termine en fin de bouche par de très belles notes de miel. Finale très longue. Marc Ragaine ne nous a pas menti, en nous disant qu’il considère cette cuvée comme les plus belles vieilles vignes du marché (en AOC Chablis). 12€
 
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Le temps est venu de repartir vers Tonnerre. La mort dans l’âme nous repartons, dieu qu’il est bon de prendre sont temps et d’être perdu en pleine nature.
Il est 18h00 nous nous apprêtons à passer la dernière écluse avant Tonnerre.
Le soleil brille toujours autant et nous fait de plus en plus regretter de ne pas rester plus longtemps. Toutes les bonnes choses ont une fin !

Dernier barbecue et dernier vin dégusté.
 
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Bourgogne Epineuil – Domaine Alain Mathias 2006 :

Robe rubis, très légère.
Nez très extraverti : épices douces, fruits rouges (cerise) et même un poil de mûre sauvage.
Attaque franche. C’est un panier de fruits rouges gouleyant et enjôleur. Le fruit est croquant, plein de fraicheur. Joli vin tout en dentelle. 8,5€

 
Pour ne rien vous caché la côte de bœuf lui a «  cassé la gueule », mais peu importe c’était extra !
Il est 20h00 le soleil se couche, la température baisse mais nous restons dehors afin d’en profiter un maximum.
Le lendemain 09h00 il fait froid et il est temps de repartir. Nous avons passé un week-end merveilleux dans une région où il fait bon vivre. L'accueil qui nous a été réservé par les autochtones nous donne grandement envi de revenir. D’ailleurs nous n’avons pas pu visiter Chablis, une bonne excuse pour revenir !
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Par Loïck - Publié dans : Vins de france
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