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Dégustations groupées et diverses

CHAMPAGNE – Lilbert blanc de blancs grand cru 1996 :

Robe jaune or, bulles fines.

Nez de beurre frais, de brioche, de pain d’épices et d’amande. Il est très ouvert et fort avenant.

Bouche ample, grasse et tendue.

Belle acidité en finesse qui rehausse le tout.

Très belle ensemble, belle avenir.

 



 

VDP de l’Hérault – Grange des pères blanc 2005 :

Robe ambrée, très prononcée.

 

Nez qui mêle le boisé et le minéral. Quelques notes d’abricot subsistent. Le minéral domine l’ensemble et ressort très franchement.

 

Bouche minéral et dense avec beaucoup de gras. Finale puissante et saline ou l’amertume

domine.

Un pur jus de cailloux qui manque d’acidité et de buvabilité. Grosse déception.

 



 

MONTAGNE ST EMILION – Château de Grandchamp 2005 :

Robe profonde, couleur rubis.

 

Nez frais et crémeux de mûre, de fruits des bois, légèrement fumé, avec une touche de thym.

 

Bouche fraiche, svelte. Tanins présents en finale.
Doit se fondre.

 

 

FAUGERES – Domaine Léon Barral – Jadis 2001 :

Robe jeune encore très sombre.

A l’ouverture nez d’olive noire, de cacao, d’anchois. A l’aération des notes de cuir s’ajoutent à la farandole d’arômes.

Bouche dense, velouté et fougueuse. Les tanins sont bien présents et maintiennent l’ensemble dans une forme resplendissante.

Très beau vin qui en a encore sous le pied.

 

 



Ce n’est pas commun de déguster dans un hangar ? Non, pas que nous ayons dégusté des vins de garage, mais nous n'avons peur de rien. Que du bon, du très bon dans des registres différents.




On commence fort avec la cuvée
« les rachais » de Raymond Boulard. Mon amour des blancs de blancs m’a souvent conduit à vouloir déguster ce vin, sans jamais passer le pas !

La robe est paille à reflets verts.

Le nez se fait discret au début. Puis s’ouvre peu à peu sur des notes d’amande fraîche et de fruits secs et de fruits murs. C’est classe, c’est fin.

Le touché de bouche est délicat, le champagne presque fragile et d’une grande fraîcheur.

C’est tout en longueur, et le dosage est divin.

Un grand champagne de chardonnay, bravo !





Nous partons ensuite sur un blanc à l’aveugle.

Robe jaune citron.
Le nez est basé sur 2 aromes principaux : le citron mur et les hydrocarbures. Je dis « alsace », presque…

La bouche posséde une acidité racé, intégré à une matiére cristalline. La pureté est omniprésente. C’est très joli.
C’est un riesling Dr Bürklin-Wolf 1999 Ruppertsberger Hoheburg. Un grand vin!





Nous enchaînons ensuite avec le premier rouge. C’est un
Trevallon 2001.

La robe est dense, encore très jeune.

Le nez est classieux : truffe (caractéristique de ce cru), olive noire, garrigue et fruits rouges très murs. Ca fait saliver.

La bouche est raffinée, les tanins soyeux et de qualité. La bouche est net, sans bavure. Belle longueur sur la truffe.

Très beau vin !




Nous continuons par un voisin provençal, le
clos milan 2004.

Robe beaucoup plus claire que la précédente, sans doute du à la grande proportion de Grenache (80%, complété par de la Syrah).

Nez un peu en désordre, qui mérite du temps pour s’affiner. Fruits rouges et blancs (et oui) à l’aération ainsi que des notes de garrigue.

Bouche fraîche, fluide, à la profondeur et aux tannins affirmés. De la fougue et du fruit.

Très beau baux, à attendre.

 

C’est assez rare pour le souligner, mais ce soir tous les vins étaient de haute volée.

On n'oublie pas nos dames bien sur....

 


A l’occasion de la venue d’invités de prestige ;-)) il fallait être à la hauteur de l’évènement et en mesure de surprendre nos convives.

La quasi-totalité des vins ont été servis à l’aveugle.

 


Nous commençons par des bulles aériennes d’Avize. CHAMPAGNE Jacquesson – Avize 1996 :

 

Pas besoins préciser qu’étant donné la provenance des raisins c’est un 100% chardonnay.

La robe est colorée, sur des tons or jaune très marqué. A l’œil la bulle parait fine et délicate.

Le nez évoque l’amande fraiche, la crème avec dans le même esprit des notes beurrées. C’est aussi minéral et bourré d’élégance. Mon affection pour cette cuvée se confirme une nouvelle fois.

En bouche la bulle est ultrafine, le vin est vineux, délicat. Beaucoup de fraicheur en bouche et une minéralité fidèle au grand champagne.

Ce n’est pas donné mais c’est vraiment très bon. Jacquesson for ever !

 


Pour l’entrée (coquilles st jacques marinées à la mangue, au basilique  et au citron vert) il me fallait un vin sur le fruit et avec de la fraicheur.

J’ai misé sur CONDRIEU – Domaine Vernay – Coteau de Vernon 2003.

Robe dorée. 
 

Nez minéral, avec une note fumée très persistante. Zeste d’orange et ortie blanche (d’après Sylvia) viennent d’ajouter. Le nez évolue très vite et possède beaucoup de complexité. 
 

Bouche opulente (large plus que longue) de l’amertume. La finale est enrobée avec une acidité faible, le vin n’en est pas mou pour autant. La matière est grasse et la finale possède jolis amères. Le vin à un côté chaleureux qui ressort, l’effet millésime surement.

C’est bien, j’en attendais plus et surtout plus de fraicheur.

 



Vient enfin le clou du spectacle (on c’est tous accordé à dire que ce vin est une bombe) pour accompagner un jarret de veau fondant au banyuls et aux olives noires.

Allez zou, j’ai craqué et n’ai pu attendre longtemps avant de l’ouvrir : CHATEAUNEUF DU PAPE – Henri Bonneau – Marie Beurrier 1997 :


La robe commence à évoluer, ce n'est pas flagrant.


Le nez est immanquablement sudiste. Garrigue, tapenade et surtout des notes de cacao. A l’aération des notes animales de cuir envahissent le verre. C’est complexe et très fin.


L’attaque est incroyablement fraiche. Le vin est dense, toute en finesse guidé par une trame tannique de grande qualité. Le vin est toute en longueur. La trame aromatique est splendide et prolonge le vin sur une finale très cuire.


Autant je suis le premier à dire quand un rapport qualité/prix n’est pas bon, autant pour ce vin je ne regrette pas les 100€ investis ! Bonneau est un mythe mais sur cette bouteille il le mérite.

 



Nous terminons le repas par une touche sucrée avec un Jurançon du domaine de Souch, cuvée Marie-Kattalin 2002. Le nez sur l’ananas et la truffe blanche, la bouche aromatique avec toujours cette fraicheur acidulée en finale, me font dire que ce vin est vraiment un de mes coups de cœur.

Pour conclure deux certitudes : Jacquesson et Souch.

Une grande satisfaction : Bonneau (c’est vraiment extra).

Une déception : Vernay (bien, mais….).

 


Et surtout une super soirée très agréable !!!

Un samedi soir ordinaire pour une dégustation de deux flacons exceptionnels, dans leurs réputations et dans leurs prix.

 

 


CHAMPAGNE – Jacques Selosse – Substance :

 

 

Robe dorée, prononcée.

 

Nez qui impose dans un style puissant une grande fraicheur (sans doute apporté par la Solera). Il évoque le beurre et la noisette pour son côté jeune et des notes plus évoluées de noix, le pain d’épices et les sous bois pour son côté vin vieux. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est très complexe.

 

La bouche est droite, la bulle d’une grande finesse. La texture est crémeuse, grasse et opulente. Le vin est tout en longueur et se termine sur des notes d’épices.

Substance est un grand vin mais son prix est, lui aussi, grand.

 


 

 

COTES DU ROUSSILLON – Domain Gérard Gauby – La Muntada 2000 :

 

Robe opaque, très concentrée. Aucune évolution.

 

Le premier est nez est clairement sur l’élevage. Cela pollue les premières impressions.

A l’aération le nez développe des  notes de fruits noirs, de chocolat en poudre et de baies sauvages. Le nez a un côté très sanguin. S’ajoute à cela de discrètes notes de réglisse.

Malgré ces bonnes impressions le nez reste compact et ne nous dévoile pas tout.

 

Attaque très fraiche qui laisse présager le meilleur. Les tanins sont enrobés et la puissance maitrisée. La fin de bouche est très concentré (on peut même dire trop).

 

Le vin est joli dans l’ensemble mais on ne peut pas dire que nous avons été sous le charme de ce vin, surtout à ce prix (achetée 90€ en 2005).  L’ensemble est trop jeune. Le vin doit attendre pour dévoiler tout son potentiel.

Accompagné de perdreaux au chou.

 

 

Honnêtement je suis déçu par la Muntada. Substance possède un caractère exceptionnel dans son profil atypique. C’est un vin racé de grande gastronomie.

 

Le point commun qui relie ces deux vins et que malgré la qualité indéniable les 2 vins sont trop onéreux.

 

Premier vin :

 

Robe or/ambre légèrement trouble.

Le nez est fort puissant. Il évoque la fleur d’oranger, l’abricot au sirop et l’eau de rose. Cela ressemble fort à du viognier.

La bouche que l’on attend très grasse et en fait d’une très belle fraicheur avec un poil d’amertume et de la puissance.
Ce vin est sans aucun doute un vin de gastronomie.

 

Je reconnais le blanc 2006 de chez Barral. Bingo !


 

Deuxième vin :

 

Robe rubis relativement claire.

Le nez est minéral, mentholé et fortement marqué par le pinot. C’est d’une rare élégance.

La bouche est doté de la finesse des beaux pinots noir. L’ensemble est léger, très homogène. Le vin est un régal qui se boit trop facilement.

 

C’est le côte du Jura en Barberon (pinot noir) 2005 de chez Tissot. J’étais fan de ses blancs, et maintenant des rouges.


 

Troisième vin :

 

Robe pale dans les tons paille.

Le premier nez muscate fort, je pars naturellement vers un muscat du sud. Puis il évolue vers des notes miellées qui sèment le doute.

En bouche l’acidité est bien présente en attaque, puis le vin évolue vers une belle amertume et une finale moelleuse.

 

C’est bien un muscat, du clos des Camuzeilles.

Très original et atypique.


 

Merci à nos hôtes pour ce bon moment passé.

 

 

Le rendez vous était pris  pour le samedi 19 avril à Bû (pour un caviste c’est quand même le comble d’habiter à Bû…). Nous arrivons à 12h30 à la salle des fêtes de Bû ou sont présents 11 vignerons. La salle est bien remplie et Laurent Baraou en pleine discussion).

Sans plus tarder (et après avoir pris nos verres Mikasa) nous commençons par les blancs (nous avons d’abord dégusté l’intégralité des blancs sec puis la plus grande partie des rouges).
 

Joli nom qui n’est pas sans rappeler un domaine du Roussillon…

Il présente trois cuvées uniquement de blanc.

Nous commençons par une cuvée de St Véran « Innoncence sauvage 2006». Le vin le plus léger dans son expression. Robe pale, Nez floral et finement fruité, bouche légère et apéritive. Vin très agréable et de grande fraicheur. 11.90€

Nous continuons sur la première des deux cuvées de Pouilly Fuissé : « Ceps Eternels 2006 ». Cuvée élevée en cuve inox. Nez minéral et noisetté. Bouche vive, minéral et de belle tension. Un vin épuré, une belle réussite. 15€

Nous terminons par l’autre cuvée de Pouilly Fuissé : « Excellence antique 2005 ».

Nez plus puissant que le précédent du à l’élevage en barrique. La bouche est encore marqué par l’élevage et possède moins de pureté que le précédent mais plus de gras. Attendre que le boisé se fonde car à ce stade il impact trop le vin. 16.5€

Belle découverte que ce domaine au rapport Q/P intéressant. La cuvée à ce stade qui m’a le plus plu et Ceps Eternels 2006 pour sa pureté.



Nous n’avons dégusté que 3 vins car nous étions trop fatigué à la fin pour déguster les moelleux.

Nous commençons par le seul sec tranquille présenté.

Le vouvray « Le Mont » sec 2006 (parcelle de 8 hectares d’argile verte et de silice) est encore un bébé. Cela ce ressent au nez avec un vin peu expressif laissant s’échapper majoritairement des notes de miel. La bouche est tranchante et laisse s’exprimer la minéralité du terroir. Le est « dépouillé » et je suis conquis par son côté pur et cristallin. 13.90€

Nous passons ensuite à la version demi-sec de la cuvée « le Mont » 2006.

Le vin est très minéral au nez. On perçoit aussi de fines notes de fleurs.

La bouche possède un léger moelleux qui est rehaussait en finale pour une superbe acidité qui donne au vin une grande énergie. 16.20€

Nous terminons par une autre cuvée demi-sec « Le Clos du Bourg » 2001.

L’évolution est perceptible à la robe (dorée/ambrée) et au nez (notes de fruits confits et de miel). « Le Clos du Bourg » est beaucoup moins vif que « le Mont » et on ne retrouve pas l’énergie du précédent. Dommage. 18.40€

Et puis c’est tout pour Huet, mon palais fatigué ne m’a pas permis de déguster les moelleux.

A noter que le domaine est converti entièrement à la biodynamie depuis 1991. J’ai d’ailleurs lu le livret donné par le domaine à ce sujet. Sans rentrer dans les détails, certaines conceptions sont « étranges ». Cela n’en reste pas moins intéressant.
 

 

Nous avons un bon (en temps et en plaisir) à discuter avec Daniel-Etienne Defaix. Personnage attachant, véritable amoureux du vin il n’est pas avare de parole et adore parler de ses vins et du vin en général.

La dégustation commence par un Chablis VV 2004. Le nez est fortement brioché. La bouche possède une acidité maitrisée accompagné d’une belle rondeur. Un vin facile, voire très gourmand. 6.80 € la demi-bouteille.

Nous attaquons les premiers crus. Nous commençons par le plus strict des deux, le 1er cru le Lys 2000. Le nez est très puissant et marqué par une forte minéralité. La bouche est tendue, droite et d’une grande rigueur. Belle bouteille. 23€.

Vient ensuite le 1er cru le Vaillon 2000. Ce chablis est quasiment opposé au précédent. Il est épanoui (notes de fruits murs, de sous-bois), la bouche est soyeuse et très accessible. Un vin très charmeur. 23€
 


Il faut le dire Thierry Germain est super sympa ! Nous avons discuté une bonne demi-heure avec lui et ce fut un vrai plaisir et un vrai partage. Il nous a notamment expliqué comment il avait reconstitué un écosystème autour de son vignoble, et comment il a changé le style de ses vins. Il voulait créer une rupture dans le style et parvenir à faire des vins moins extraits, plus fin et plus en longueur. Une grosse remise en cause, jamais facile quand la réussite est là !

Nous commençons par l’unique cuvée de blanc l’Insolite 2007. Un nez expressif de fruit frais et de poire. La bouche est élancée et vive. Joli chenin. 15€.

Arrive la série des rouges, avec pour commencer le domaine 2007. Robe intense et lumineuse. Nez sur le chocolat noir et les fruits noirs. Bouche en longueur et en légèreté. Jolie entrée de gamme.

Puis 2 millésimes de la cuvée Terres Chaudes. D’abord le 2007 à la robe noire au nez puissant et à la structure solide.  Puis le 2006, structuré, élancé aux tanins mur et affirmé et à la finale pleine de fraicheur. Sans aucun un vin complet au futur prometteur.

Domaine que je ne connaissais pas, mais que je ne suis pas prêt de perdre de vue tant les vins et le personnage m’ont plu.
 

Thierry Germain toujours souriant


Le « pote » de Thierry Germain, comme il le dit lui-même. Julien Zernott présente l’ensemble de sa gamme. C’est un homme simple, souriant et fort sympathique. Nous avons aussi longuement discuté sur le Languedoc et le style de ses vins.

La dégustation commence avec le coteaux du Languedoc Ze RoZé 2007. Robe très claire aux reflets framboise (rosé de pressurage auquel Julien Zernott a du ajouter du rouge pour le coloré et faire en sorte qu’il passe l’agrément). Nez gourmand à souhait (fraise des bois et framboise). Bouche fluide balançant entre une acidité toute en rondeur et une trame aromatique aérienne. Une vraie gourmandise que ce rosé. Magnifique. 8€.

Ensuite le blanc 2006. Vin que je connais bien et qui n’est pas une surprise. Le nez peu intense (caractéristique de ce vin) dégage des nuances de fruits blancs et minérales.

La bouche est toujours aussi belle avec un coté septentrional très marqué. Bref une valeur sure. 17€.

Les petits pas 2006 (coteaux du Languedoc). Robe translucide, nez épicé, bouche légère, gourmande et désaltérante. 8€

Vient ensuite le coteaux du Languedoc les Clapas 2005.  Vin tout en délicatesse aux tanins enrobés à la matière mure, fine, et agréable. J’adore. 12€.

Pour terminer la grande cuvée. Le grand pas 2005 (lui aussi en CDL). Ce vin est un modèle d’équilibre et de sérieux. Le nez à une pointe de volatile, le registre ensuite est un fruité mur et distingué.  La bouche possède une belle concentration contre balancée par une fraicheur omniprésente. Très belle bouteille. 17€.

Vigneron très sympathique à l’avenir prometteur.

 

Julien Zernott, un vigneron taillé rugbyman!

Voire article ICI


CHATEAU NOGUES & CHATEAU FLAUJAC :


Dominique Bertram est un personnage sympathique (nous avons encore une fois discuté longuement, notamment sur les OGM et de l’appellation bordeaux supérieur de laquelle il veut sortir). Il fait du vin en toute franchise et sans artifice. Sa gamme est homogène et le rapport Q/P au top !

Nous commençons par la dégustation du bordeaux Château Flaujac 2003. Robe noire, nez envoutant de fruits noirs. La bouche est ronde, bien mure (sans aucune lourdeur) avec de jolis tannins. 5.6€ !! Que demander de plus ?

Nous continuons sur la cuvée Château Noguès 2002. Vin plus frais, matière moins dense. Le vin est tout aussi sérieux et la matière bien équilibré.

Nous finissons avec la cuvée OR 2003 du Château Noguès. Le vin est très complet, la structure veloutée et la trame aromatique présente. Les tannins sont mure et n’écrase pas le vin. Il se termine comme il a commencé, sur une matière veloutée. Très belle bouteille, surtout pour le prix. 9€.

Belle découverte que ce domaine de bordeaux. Je suis curieux de regouter chez moi bien carafé et accompagné d’une belle côte de bœuf.

 

Dominique Bertram et Laetitia en pleine discussion


Salon aéré, à la température fraiche (agréable pour déguster) et aux vignerons disponible et accessible. UN GRAND MERCI à Laurent Baraou pour l’organisation  de ce salon qui m’a permis de faire de belles découvertes et de belles rencontres.

 

 !NON AUX OGM!

olivette-05.JPG

Coteaux du Languedoc – Clos Marie – L’olivette 2005 :

 

Robe noire impénétrable et profonde.

 

Le nez est très complexe, fin et élégant. Il dégage des senteurs fumées, de fruits sauvages et de garrigue. Et si je vous dis que le nez me semble fermé…unbelievable !!

L’attaque est fraiche, la bouche est structurée profonde et puissante. La fin de bouche est tannique, voire virile. Le vin est encore trop jeune. Il faut don l’attendre encore un peu.

 

Un vin sérieux et profond, c’est pas beautiful ça ?

 


cave-vinum-06.JPG
 

Côtes du Rhône – Mas de Libian – Cave vinum MMVI (ça se prononce 2006 en gaulois) :

 

Assemblage de clairette, de viognier et de roussanne.

Robe jaune paille, prononcée.

 

Le nez est fortement fruité. Se mêle des notes d’abricot, de raisin muscat, de melon, et de noisette. L’ensemble est homogène et fort agréable.

 

L’attaque est grasse, le développement et puissant et gras. La bouche est ronde, massive et laisse peu de place à la fraicheur.

 

Vin bâti sur la matière, manque de buvabilité.

Voici les vins dégustés lors du week-end (long) du 1er Novembre.

Il y de l’excellent et du très moyen, voir sans intérêt:

SAINT CHINIAN –  Domaine Thierry Navarre – Cuvée Olivier 2005 :

Robe sombre, moyennement concentrée.

Nez puissant sur l’olive noire, les notes grillées, les épices et les baies sauvages.

Attaque fluide. Demi-corps aromatique, sans aspérité. Les tanins sont secs.  Finale marquée par les baies sauvages et par une pointe d’amertume.

Vin qui manque de caractère. Moyen. 12€
 



MINERVOIS – L’Opera de Villerambert Julien – 2004 :

Syrah – Grenache 100% cuve. Robe pourpre concentrée.

Nez sur les fruits rouges, le chocolat noir. Simple dans son ensemble.

Attaque légère, bouche fruité et fluide. Gouleyant et simple à boire. Les tanins sont marqués en finale.

Vin simple mais agréable. 6€.


VDP Herault – Domaine la terrasse d’Elise – Elise 2001 :

50% mourvédre, 50% syrah. 24 mois de barrique (elles proviennent du domaine Muzard à Santenay).
Robe prononcé, légèrement évoluée sur les bords.

Nez sur le chocolat, les fruits noirs, la réglisse et le cuir (après avoir bien fait tourner le verre). L’ensemble est intense et élégant, tout en retenue.

Attaque velouté, le corps est pur, juteux. La trame tannique est splendide et maintient le vin dans une formidable énergie. Le vin se termine sur des notes de cuir. Du grand art !

Si jamais vous n’avez jamais gouté ce vin, courez en acheter, c’est grand ! Une vraie émotion pour moi après la rencontre en 2005 de ce vigneron. Du coup, je vais y retourner pour faire le plein en mai prochain. 25€


VDP MONT BAUDILE – Domaine d’Aupilhac 2006 :

Robe paille.

Fruits exotiques, pêches confites. Nez un poil confit.

Attaque grasse, développement puissant et lourd.

Le vin retombe en final. Manque d’âme. Sans intérêt. 8€

 


Voici un résumé de vins dégustés cet été.


Vin de pays de l’Hérault – Domaine des conquêtes – Blanc 2005 :

Robe claire à reflets verts.
A l’ouverture le nez est peu expressif et s’ouvre peu à peu. Un triptyque s’installe : les herbes fraiches, les fruits jaunes (ananas), et des nuances minérales.
La bouche elle relève les saveurs minérales accompagnées de gras en milieu de bouche. Le vin fait preuve d’une fraicheur qui lui confère une finesse le rendant digeste et agréable à boire.
A déguster à l’apéritif sur des mets fins (crustacés par exemple). 10€



Coteaux du Languedoc – Domaine Peyre-Rose – Rose rouge 2002 :
Robe framboise translucide.
Notes de cerise sucrées, quelques notes animales se mêlent au fruit.
Bouche fine, pinotante, rosé très vineux. Les tannins sont patinés et apportent gourmandise au vin. La bouche manque cruellement de puissance aromatique.
Un poil déçu par ce vin au rapport qualité/prix décevant.



Côtes du Roussillon villages – Domaine de Fontanel– Tautavel 2001 : 

Robe peu évoluée, burlat, presque noir.
Le nez est expressif : mûre confite, champignon, et olive noire. La buche s’annonce très bien !
Bouche est encore un peu dure à l’ouverture. Puis elle évolue vers un touché velouté et les tannins se patinent peu à peu. Pour finir l’ensemble s’homogénéise pour livrer un vin de demi-corps.
Bien.



Coteaux du Languedoc – Mas Mortiés – Blanc 2005 :

Robe paille.
Bouquet de fruits blanc et jaunes au nez qui annonce un vin expressif et parlant. S’ajoute à cela des notes de beurre et de noisette. Le nez est très intéressant.
Attaque grasse, bouche puissante et longue. Le vin impose son volume et son style opulent. La finale se termine sur une vivacité qui élance le vin. Belle fraicheur en finale.
Vin de repas plus que d’apéritif (une viande blanche serait l’idéal). Très bien.



Vin de pays de l’Hérault – Domaine d’Aupilhac – Les serviéres 2005 :

100% cinsault. Robe violine intense (une vraie robe de beaujolais).
Cerise, épices douces. Nez franc et fruité. Il joue la simplicité, mais ça lui réussi.
Une vrai gourmandise en bouche : frais, léger, fruité intense. On en boirait un tonneau ! A boire une saucisse de pays, un carré de porc aux griottes ….
Bien.



Vin de pays de l’Hérault – Mas Conscience – Le cas 2005 :

100% carignan. Robe sombre, très jeune.
Le nez est enthousiasmant, et évoque les fruits rouges frais et confits, ainsi que les épices et l’orange sanguine.
La bouche est très abordable, avec une trame tannique élégante. Elle s’accompagne d’une matière suave et ronde. Un vrai plaisir !
Très bien.


J’ai beaucoup apprécié le Mas Mortiés blanc ainsi que le cas du Mas Conscience. Deux vins bien bâtis à apprécier sur un repas.
Une mention aussi pour les serviéres un vrai vin de soif. Le domaine des conquêtes est plutôt un vin d’apéritif qui révèle une belle fraicheur. Le domaine Fontanel est un à boire agréable et sérieux.
Pour finir déception pour rose rouge, pas en place et au tarif dissuasif.

 

Le vendredi 4 août au soir nous avons réservé une table au bar à vin la terrasse du Mimosa à Montpeyroux (ex vin de l’horloge). Le concept est novateur; bar à vins, caviste, restaurant, le rêve!

 

 

 

Nous commençons à l’apéritif par :

Vin de pays du mont Baudile – MAS DU POUNTIL – Blanc 2006 :

 

 

 

Assemblage de clairette  et de roussanne.
Robe jaune clair à reflets verts.
Le nez, très développé, offre un festival de senteurs allant des fruits jaunes à l’anis en passant par des nuances herbacées.
Gras et enjôleur il offre un très bel équilibre. La finale estivale nous offre un fruit intacte et frais.
Joli vin d’apéritif peut aussi être servi sur des poissons. 8€

Puis nous continuons avec :

Vin de pays de l’hérault – MAS CARANOVE – Blanc 2006 :

100% grenache blanc
Nez de poire confite et de cire.
Gras, puissant rond et facile. Peu d’acidité, mais très digeste. 4.5€

Sur le plat :

Coteaux du languedoc – DOMAINE DE LA JASSE CASTEL – La jasse 2004 :

Robe pourpre très prononcée.
Nez capiteux de baie sauvage, de poivre, et de fruits noirs.
Attaque charnue. Vin velouté et aux tannins élégants, il  bénéficie d’une colonne vertébrale directrice lui permettant de garder de la droiture. La finale possède une puissance aromatique très agréable et vraiment distinguée (baies sauvages).
A découvrir sur un pavé de rumsteack au poivre.

Super resto alliant convivialité, bon rapport qualité/prix, qualité des mets et des vins (la sélection des vins des Montpeyroux et est unique) ! Allez y nombreux!

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