BANDOL – Domaine de Pibarnon – Rouge 1992 :
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BEKAA VALLEY – Château Musar – Blanc 2003 :
Nez de fruits secs, notamment l’ananas et l’abricot sec, pointe minérale et épices douces. Le nez se livre relativement facilement dans un registre original.
Corps contenu, séveux. Vin bien balancé qui évoque fortement des notes de miel noble, voir de cire d’abeille. L’ensemble possède un côté très « sec ».
Finit un peu court, mais l’ensemble est d’excellent
tenu.
Semble taillé pour un tagine.
BOURGOGNE ALIGOTE – Domaine d’Auvenay – Sous Chatelet 2005 :
Nez à la minéralité exacerbée. Limite austère, il développe des notes de sésame torréfié. Très puissant et classe.
Bouche vineuse, solide, concentrée et serrée. Très minéral le vin possède une énergie phénoménale en fin de bouche et le semble se prolonger à l’infini. La finale est très aérienne et ponctue ce vin de façon magnifique.
Droit, pur, et minéral un vin qui laisse rêveur par sa dimension. Une leçon, et une référence.
VDP DE L’HERAULT – Mas de Daumas Gassas 1981 :
Robe en fait peu évoluée, étonnant.
Nez modéré, léger sous-bois et cuir. Nez pas très parlant, éteint. A l’aération des notes de menthe.
Attaque fraiche, vin délicat. Tannins complètements patinés, intégrés à une matière fine. La finale est très courte et le vin aromatiquement absent.
En fin de vie.
FAUGERES – Domaine Léon Barral – Jadis 2005 :
Robe noire, très sombre.
Nez sur le cuir, la rose fanée, la mure et l’olive. Se sont plus des arômes suggérés que nettement dé finis. Le nez ne parait pas en place et est fort changeant.
Attaque fraiche, bouche musclée aux tanins fermes et granuleux. Pas d’excès pour une matière bien mure. Grosse acidité désaltérante en fin de bouche. Comme pour le nez, le vin est très changeant et ne parait pas en place.
Ce vin à énormément de qualité mais il n’est pas en place car les éléments sont dissociés. Il faut sans doute attendre ce vins très sudiste (dans le bon sens du terme) pour qu’il se mette en place et dévoile tous ses charmes.
VIN DU PAYS BASQUE ESPAGNOL – Domaine Gorrondona – Doniene blanc 2008 :
Cépage autochtone dont j’ignore le nom. Vin en agriculture bio.
Robe très pâle.
Nez d’iode, de fleurs blanches, et de senteurs minérales. Complexe, fin, il est majoritairement orienté sur la minéralité. Il joue clairement la partition de l’élégance et de la pureté.
Attaque tranchante, minéral. Le vin s’amplifie quelque peu en restant bien contenu. La matière est vive et tire le vin dans un registre iodé à l’acidité incisive.
Finale saline, de première ordre.
Très belle découverte.
CHAMPAGNE – Paul Clouet – Un jour de 1911…
Uniquement des pinots classés en grand cru, élevage en barrique.
Nez de fruits secs : noisette, amande, noix, une touche de brioche. Puis une grande minéralité emplie le nez. Le
boisé est bien intégré et fait ressortir le côté vineux et sous-bois du champagne.
Bouche vineuse, matière concentrée. Arômes de miel de fleurs. Vin élancé, puissant, charpenté.Finale saline.
Beau Champagne de caractère, taillé pour la table.
Août 2009.
Perché sur les hauteurs de Montbrison dans la
Drôme, Gramenon semble s’être caché pour mieux exprimer sa singularité. Un mas tous simple, charmant, entouré de vigne, avec pour simpleindication : « Gramenon, le vin en
liberté ». Cet adage semble si bien aller à ce domaine. Vins sans produits chimique (pas de souffre du tout), ils sont venus puiser, dans cet endroit septentrional pour du grenache,
l’intensité, la fraîcheur et la finesse du cépage.
Pour mieux exprimer les sols, les cuvées sont parcellaires et quasiment toutes exclusivement composées de grenache. Sauf Sierra du Sud qui fait la part belle à la
syrah.
Les élevages sont courts, la vendange est en générale, mise en bouteille au printemps suivant. Les vins sont souvent secoués dans leur jeunesse, mieux vaut attendre au moins six mois pour les
goûter.
Nous avons dégusté tous les vins en
bouteille.
Sierra du Sud – Côtes du Rhône
2008 :
Une cuvée atypique pour le domaine car elle
composé de syrah.
Nez fortement réduit, puis des arômes raffiné
d’épices orientales s’affirment.
Trame et vin élégant, très marqué par la
violette en bouche. Aérien, mais court.
Très surpris par la finesse de cette Syrah.
La Papesse – Vinsobre
2008:
Nez de chocolat noir, floral et très épicé.
Beaucoup de fraîcheur en attaque, mais un côté flatteur globalement.
Finale sur l’orange avec des tanins fermes.
La Sagesse – Côtes du Rhône 2008 :
Nez de pamplemousse, de fleurs et d’eucalyptus.
On monte d’un cran en raffinement.
En bouche le vin est très aérien, subtil,
floral.
Très abouti. Bravo.
La Mémé – Côtes du Rhône
2006 :
Nez de menthol, de fleurs et de fèves de
cacao.
Droit, fin, serré. Les tanins sont fermes.
Beau vin.
La Mémé – Côtes du Rhône
2004 :
Nez animal, limite écurie, avec une pointe de
minéralité.
Petite rondeur en attaque. Très serré, puissant
et animal.
Un poil
déviant.
A Pascal S. – Côtes du Rhône 2004 :
Nez animal, épicé.
Bouche pinotante, tendre, très fraîche. On sent une acidité sur le fil, qui magnifie le vin.
Formidable touché de bouche aérien. Finale saline, à mourir !
Très beau vin, très
classe !
Une dégustation qui ne laisse pas insensible,
tant pas la gentillesse de Michelle Aubréry que par la façon d’appréhender les vins.
Les bouches sont fines, élégante, souvent aériennes et marquées par l’orange. Elles ont des expressions extraverties mais ne tombe jamais dans la vulgarité. Signe que l’on peut faire des
« vins natures » sans tomber dans les excès de rondeur et de fruits compotés….
La question qui se pose est la garde et
l’évolution dans le temps. Ne sont-ils pas trop fragile ? Est-il nécessaire de tenter une garde pour des vins qui se goûtent bien après une année de bouteille ? Rien n’est moins
sur…
COTEAUX DU LANGUEDOC – Mas Jullien Rosé 2008 :
Robe framboise, très brillante.Nez plein de vie, qui mêle la framboise, la pêche de vigne et le bourgeon de cassis,
ainsi que les fraises au vin.Attaque qui allie fraicheur et vinosité.
La bouche est bien structurée. Une vraie impression de jus de raisin.
Un très joli rosé, la classe comme d’habitude pour ce domaine.
On en a beaucoup bu cet été, toujours avec gourmandise et rarement avec soif!
Rapide dégustation au domaine Roger Sabon à Chateauneuf du Pape et au domaine du Cayron à Gigondas.
Cuvée Renaissance – Châteauneuf du pape blanc 2008 :
Assemblage de roussanne, clairette, grenache, et bourboulenc. Elevage de 6 mois en demi-muids.
Nez porté par l’élégance et la fraicheur. On retrouve les fruits blancs et une légère minéralité. On retrouve une pointe de végétal sans que cela tombe dans le variétal.
Bouche droite, contenu, bien élancé.
Un blanc qui joue sur le registre de la fraicheur, ça lui va très bien.
Cuvée Olivets – Châteauneuf du pape rouge 2006 :
Terroirs argilo calcaire et galets roulets. Elevage de 15 mois en foudre.
Nez fermé, légère pointe d’alcool.
Bouche svelte, tannins serrés, secs.
Un Châteauneuf qui n’est pas au mieux de sa forme.
Cuvée réserve – Châteauneuf du pape rouge 2006 :
3 terroirs : galets, calcaire et silice. Elevage de 18 mois en foudre.
Nez de cube « OR », de viandox.
Bouche avec plus de rondeur que le précédent et plus de nerf. On monte clairement d’un cran.
Profil viril et serré tout en étant épuré.
Cuvée prestige – Châteauneuf du pape rouge 2006 :
Argilo calcaire et galets roulets. Elevage de 18 mois en demi muids.
Le nez est dominé par le cuir, l’encre et les fruits murs.
Bouche plus longue, très belle acidité et grande droiture. Contenu. Le plus accessible des 3 à ce stade….
Le plus complet.
Une gamme complète, sans artifice, qui fait la part belles aux vins élégants.
Domaine du Cayron - Gigondas 2006 :
Nez très marqué par le cassis frais. A l’aération le vin déploie des notes de rose et de pot pourri. Complexe et floral.
Belle structure croquante. Un fruit pur, net accompagné par une acidité bien intégré.
Joli vin.
Une seule cuvée, une seule couleur, mais le résultat est là !
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