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Dimanche 14 juin 2009



C’est un matin ensoleillé que nous nous rendons au château de Gaure. Cette propriété audoise a été racheté il y a peu par un Belge, Pierre Fabre. Il laisse la gestion à deux jeunes Français (Marc Bertrand et Vincent Pentoux) et est bien décidé à remettre le domaine sur pied. En plus du domaine de Limoux, ils font l’acquisition d’un domaine à Latour de France (Roussillon). Cette parcelle étant vinifiée à Limoux, elle ne peut avoir que la mention vin de table.




Les vignobles (Latour et Limoux) sont pour la plupart en altitude, les vins y gagnent en fraîcheur. Le domaine est en bio intégrale. Tous les blancs sont vinifiés en barrique et le haut de gamme rouge en demi-muid.

 

 

Chardonnay 2008 :

Nez floral, herbacé.

Bouche fraiche et puissante, de la richesse en milieu de bouche et de la droiture.




Chardonnay 2008 (barrique + chauffée) :

Nez de beurre, de noisette et de fruits blancs.

Plus riche que le précédent, encore du résiduel.


Mauzac 2008 :
 

Nez réduit.

Rondeur délicate, acidité intégrée, amertume en finale. Du résiduel en finale.

Joli vin élancé.


 



Blanc 2008 Latour de France (grenache, carignan) :

Nez réduit, sur la rillette.

Le vin possède encore des sucres mais un profil svelte se dégage.


Chenin 2008 :

Un chenin élégant, frais, floral et herbacé.

En demi sec actuellement, il n’est pas dénué de fraicheur. Complet.


Château de Gaure – Limoux 2007 (80% de chardonnay, mauzac et chenin) :

Premier nez réduit. Puis viennent des notes de noisette et beaucoup de minéral.

Attaque minérale, petit gras en milieu de bouche, amertume et fraicheur en finale.

Vin original et de caractère. Il allie brillamment matière maitrisée et fraicheur.


 

 

Château de Gaure – Mauzac 2007 :

Ce vin est lui aussi marqué par la réduction. Rapidement le fruit s’exprime sur la poire et la pomme
fraiche.


Un volume plus restreint que le Limoux avec une grande fraicheur. L’amertume ressort en finale sur
des notes de pamplemousse rose.


Carignan 2008 (planté en 1946) – Latour de France :

Nez de viande fraiche et de cerise noire.


Frais, tannique, élancé.


Les tanins doivent se fondre.



Grenache, mourvèdre 2008 – Latour de France :


Minéral et fumé.

De la mâche, puissant et juteux.



Château de Gaure - Latour de France 2007 VDT:


Nez de baies, de fruits noirs, léger vanillé.

Vin puissant, trame tannique affirmée, belle mache en finale, ambitieux.
Il garde cependant de la
fraicheur et n’a pas de côté excessif.

Il lui faudra du temps pour se fondre.

 



Château de Gaure – Latour de France VDT 2008 (barrique les plus qualitatives par cépage) :

Nez fin, précis, très marqué fruits rouges frais.

Un vin fin, marqué par l’élégance.

Les tanins sont fondus, la matière sur la retenue, la finale serre.


Les blancs ont beaucoup de fraîcheur et font preuve de caractère et d’originalité. Le rouge haut de gamme dégage une harmonie peu commune. Indéniablement ce domaine à l’avenir devant lui et des atouts de poids :

- Une équipe jeune et dynamique 
- Une philosophie poussée de la viticulture responsable         
- Des moyens financiers au dessus de la moyenne
- De très jolis terroirs

Ces éléments combinés vont pousser Gaure comme l’un des domaines incontournable de Limoux et du sud de la France, assurément.

 

 

Par Loïck - Publié dans : Visites de domaines
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Lundi 8 juin 2009

Les tops :

 

3 vins plein d’énergie :

 

Un jurançon Cuvée Marie 2002 de chez Charles Hours : Ultra tranchant, droit, minéral. Grand. Il ira loin.

 

2 grands bourgognes terriens : Beaune Les chouacheux 1995 Domaine Louis Jadot, Vosne Romanée 2001 Domaine Leroy. La classe, du minéral et beaucoup de vie. Le Beaune est insolent de jeunesse. 2 monstres.


Un vin aérien : A Pascal S. 2007 de chez Gramenon. Frais, fruité, de la dentelle, du plaisir. On peut en boire des litres.

 

Un rosé vineux : Château Simone 2007. De la couleur, des fruits rouges frais. Une bouche solide, minérale et finement tannique.

Un chablis à point : les clos 1993 de chez Dauvissat. Du corps, du minéral et de la complexité. What else ?

 

Vin jaune 1998 de chez Puffeney : en place, typique, finale ultra longue qui mêle noix verte et minéral.

 

Les monts damnés 1999 de Pascal Cotat : de la rondeur, des hydrocarbures et des épices.

 

Château des Tours 2002 : pas de corps, une complexité énorme, un tour de force pour le millésime.
 




Les bons :

 

En barberon 2005 pinot noir de chez Stéphane Tissot : solide, serré, menthol et fruits rouges.

 

Brut nature de chez Veuve Fourny : frais, aérien, du fruit et de la craie. Toujours bon !

 

 

A revoir :

 

Elise 2001 de la terrasse d’Elise : fougueux, dense, mais monobloc à ce stade. Encore très jeune. A regouter dans 2 – 3 ans.

 

Léonie 2002 terre Inconnue : Un carignan animal et bien sudiste, qui a eu du mal à s’imposer derrière le château des tours 2002. A regouter sur un plat en sauce.

 

Clos du rouge gorge 2007 : pas en place. En dessous de ce que j’ai gouté chez lui.

 



Les flops :

 
Bollinger Rosé : trop de bulle, trop de dosage et une bouche pas très nette.


Anjou « Noëls de Montbenault » blanc 2007 domaine Leroy
 : exotique, trop de volume.



Par Loïck - Publié dans : Dégustations groupées et diverses
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Lundi 25 mai 2009



Mercredi 6 mai.


Une fin d’après midi radieuse à Montbazillac ! Nous arrivons au domaine vers 16h00. La vue est magnifique, la maison et le chai ne sont pas en reste.
Eric Bernardin, célèbre bloggeur, nous accueille pour nous faire partager la magie de Tirecul. Il est, depuis quelques temps, employé au domaine et peut assouvir sa passion au jour le jour.

 


 

LES SECS :

 

Tirecul la gravière – Mademoiselle 2007 :

Muscadelle 100% cuve.

Notes minérales et muscatées (abricot, rose).

Gourmandise, fraicheur, amertume en fin de bouche.
 


Tirecul la gravière – Mademoiselle 2008 :

Beaucoup de fruits frais au nez, qui est d’ailleurs plus exubérant que le précédent.

Plus de volume et de présence que 2007. Fraicheur intacte, et l’on ressent toujours cette amertume en fin de bouche.


Tirecul la gravière – VDP du périgord – Blanc 2002 :

60% sémillon, 40% muscadelle.

Nez d’ananas confit, de résine de pin, de brioche et d’amande.
Profond, racé,  plein de complexité.

Gras, rond, plein de vivacité et de charme.

Un blanc racé, plein et tendu.





LES LIQUOREUX :

Tirecul la gravière – Monbazillac – Les Pins 2002 :

Robe or, ambre.

Notes confites au premier abord, puis on retrouve les notes de résine de pins. Légère nuance de grillé.

Riche, miellé et puissant. Final de fruits rôtis.

Comme sur les secs la fin de bouche est marquée par l’amertume.


Tirecul la gravière – Monbazillac – 2000 : 

Nez grillé, de sous-bois, ainsi que des aromes de bâton de réglisse et de l’écorce de mandarine. Un nez étoffé et complexe.

Liqueur présente dès l’attaque, vin riche et épanoui. Grande finale sur le cachou.


Tirecul la gravière – Monbazillac – 2003 : 

Nez caramélisé, de citron confit, de coco. Ces notes sont probablement dues au millésime.

Bouche confite, riche. Le vin tient son rend et ne sombre en aucun cas dans la lourdeur. Un virage rudement bien négocié.

Mis à part un nez un peu « chaud » rien d’ostentatoire.


Tirecul la gravière – Monbazillac – 2004 : 

On sent tout de suite un millésime plus frais : nez de fruits jaunes frais, et de cachou.
Très fin.

Belle fraicheur en attaque. Joli fruit net, pure et svelte.

Bouche séveuse et bien équilibrée.

Le plus frais de tous et pour moi le plus bel équilibre.




Tirecul la gravière – Monbazillac – Madame 2003 :

Nez marqué sous bois, orange confite. Sur la retenue.

Equilibre magistral, ratio sucre / sève / acidité parfaitement réalisé.

La fin de bouche est marquée par l’orange confite.


Tirecul la gravière – Monbazillac – Madame 2004 :

On retrouve l’élégance de 2004. Notes de fruits frais et confits (notamment le citron qui donne de la fraicheur). Très marqué agrumes.

Elégant, séveux et parfaitement équilibré.

Fin de bouche relevée par une finale fraichement acidulée.


Tirecul la gravière – Monbazillac – Madame 2001 :

Nez très épicé : clous de girofle, épices orientales. On retrouve les notes de citron confit et quelques nuances fumées.

Bouche épicées, très aromatique, équilibrée par une acidité intégrée.

Très belle longueur sur les épices.


Tirecul la gravière – Monbazillac – Madame 2005 :

Nez floral, fruits jaunes, énormément de fraicheur du aux notes d’agrumes;
Rien ne dépasse.

Bouche à la liqueur séveuse, accompagnée par une belle acidité pleine d’énergie.

Finale sur la mandarine confite.

Une grande bouteille en perspective.




Tirecul la gravière – Monbazillac – Madame 1999 :

Nez évolué de sous bois, d’agrumes confits, aves des nuances orientales.

Bouche, elle aussi, à l’identité orientale, pleines d’épices, de charme et d’élégance.

Belle salinité en finale !




Un grand merci à Eric pour cette magnifique dégustation qui nous fait entrer dans la légende des plus grands liquoreux du monde.

Sans aucun doute la cuvée madame à un supplément de race, d’élégance, et de classe. Sa richesse est énorme et peut permettre de l’attendre plusieurs années.

Si vous avez l’occasion de vous y arrêter, n’hésitez pas, vous en prendrez plein les yeux et plein les papilles !

 

Par Loïck - Publié dans : Vins de france
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Vendredi 15 mai 2009



MOULIN A VENT – Yvon Metras – Rouge 2006 :

 

Robe violine, translucide.

 

Au premier abord le nez est fortement réduit, cela se traduit par des notes animales très marquées.

Il s’ouvre tranquillement sur des fruits rouge frais, notamment de la framboise, ainsi que des fleurs (violette), et des notes balsamique.

Le nez est profond et la palette raffinée.

 

L’attaque est svelte. La finesse domine. La matière est soyeuse, contenue et tendue. Les tanins sont fondus à l’ensemble.

L’acidité ressort en finale, qui s’exprime aromatiquement.

 

Un vin tendu, aérien, pour palais frais. Il est parfaitement maitrisé, du nature comme on l’aime.

Par Loïck - Publié dans : Vins de france
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Mardi 28 avril 2009


SANCERRE – Domaine Alphonse Mellot – Edmond 1996 :

 

Robe or, très brillante.

 

Nez fort épanoui et complexe, qui dégage des aromes de noisette, de truffe, de fruits confits et de notes minérales bien appuyées. L’intensité est remarquable et faire ressortir toute la classe de la bouteille.

 

Attaque tranchante, bouche vive, éclatante. La matière est l’acidité combine parfaitement et donne ensemble d’une très belle homogénéité.

L’acidité cristalline de fin de bouche tend incroyablement le vin.

 

Grand vin, bravo.


 

COTE ROTIE – Domaine Stéphane Othéguy – Les Massales 2006 :

 

Robe rubis.

 

Nez balsamique, pointe de volatile.

 

A l’aération, on perçoit de la réglisse, des fruits rouges confits et de la menthe poivrée. Sans être très complexe, ce nez est agréable mais montre un vin sur la retenu.

 

Bouche fine, d’une pureté de fruit impressionnante. Les tanins sont fins, délicats et alliés à une matiére qui joue la carte de l’élégance plus que de l’opulence.

 

L’ensemble constitue une syrah fraiche classieuse. Agréable en l’ètat mais peut (doit) attendre.

Par Loïck - Publié dans : Dégustations groupées et diverses
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Dimanche 26 avril 2009

 

A travers cet article je souhaite saluer la belle initiative de deux amoureux des vins du Languedoc, Brice et David.

 

Ces deux passionnés, poussé par leur passion, ont décidé de se lancer dans la création de site Internet à destination du domaine viticole.




Brice, artiste créatif, et David, homme de terrain, ont tenté l’aventure (en parallèle de leurs activités professionnelles respectives) il y a peu.

 

Ils ont crée en autres les sites de la Bastide des songes à Canet, Domaine Lacroix-vanel à Caux, du  Domaine Pech Rome à Neffies, du Mas Haut Buis à la Vacquerie, et du Domaine Calage Resseguier….

 

Le but étant de participer à l’amélioration de l’image des vins de la région à travers un travail de fond et de longue haleine avec les vignerons afin de leur faire prendre conscience de la valeur ajoutée de ce type de démarche.




Il est important que les vignerons prennent le tournant de l’Internet, et mesure l’importance de l’image que peut véhiculer un site dynamique et agréable.

 

C’est une vraie chance pour la région que d’avoir DB Design. Le dynamisme et la créativité de leur travail ne peuvent être que vecteur de bonnes nouvelles.

 

J’encourage vivement les vignerons, à la recherche d’une présence sur Internet, de s’adresser à DB Design.

Tous mes vœux de réussite à cette belle aventure !

Par Loïck - Publié dans : Actualité
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Vendredi 10 avril 2009

Il y avait un plateau alléchant, propice à de belles découvertes…et à quelques confirmations.

 

La dégustation commence avec quelques vins Argentins.


DOMAINE ALFREDO ROCA & GUEST :

DOMINGO MOLINA – Torrontes 2008 :

Nez exotique et frais, avec une explosivité proche d’un muscat sec.

En bouche, de la rondeur et de la fraîcheur. Ca « péte » le fruit.

Un vin aromatique et Flatteur. 12€.



 

ALFREDO ROCA – Cabernet sauvignon 2004 :

Robe rubis.

Nez de baies sauvages, de poivre.

L’entrée en bouche est aromatique et souple. Les tannins se développent et tapissent le palais.

La finale est elle aussi tannique. 10.50€.


Après ce début agréable, je ne peux résister et je « craque » en allant déguster les vins du domaine Peyre-Rose en compagnie de Marlène Soria.


DOMAINE PEYRE-ROSE :

J’avais discuté une demi-heure avant avec Marlène Soria. Quel plaisir de pouvoir échanger avec cette grande dame du vin. Très bourguignonne dans l’approche (quand je lui demande ou elle trouve tant de fraicheur dans ses vins, elle me répond simplement « c’est le terroir »), elle propose une gamme de vins racés.




Nous commençons par le « vrai faux » rosé du domaine (plus rouge que rose).

COTEAUX DU LANGUEDOC – Domaine Peyre-Rose – Rosé rouge 2002 :
 

Robe proche d’un rouge léger.

Nez d’herbes aromatiques, de griotte et de cire d’abeille.

Ce vin possède un côté gourmand, très fruits rouges, mais également bien structuré avec des tanins qui se font sentir en fin de bouche.

Un vin de table, à croquer ! 19€.


Nous entamons ensuite la dégustation tant attendue des 2003 et notamment la nouvelle cuvée Marlène N°3.


COTEAUX DU LANGUEDOC – Domaine Peyre-Rose – Clos des cistes 2003 :

Robe profonde, quasi noire.

Nez profond, qui exhale des arômes puissants d’olive noire, de truffe et de garrigue. On dirait le sud…

Attaque veloutée. Vin qui étonne d’entrée par sa finesse. Structure tannique affirmée, virile. Le vin est sauvage, très Peyre Rose jeune.

L’ensemble est équilibré, pas d’effet millésime ostentatoire.

Pas tout à fait en place, il lui faudra plusieurs années pour affiné des tannins virils et puissants. 50€.




COTEAUX DU LANGUEDOC – Domaine Peyre-Rose – Syrah Léone 2003 :

Nez plus sur le fruit que le précédent. La aussi les arômes ressortent spontanément : la myrtille, la cire d’abeille, ainsi que des notes de cuir. Incroyable finesse et élégance pour ce cru.

Bouche élancée, fougueuse mais maîtrisée. Tanins fins, de qualités supérieurs. L’ensemble est bien en place quel régal, quelle race !!!

Un vin construit pour duré, qui démarque de cistes par une plus grande homogénéité et par une plus grande finesse (on ne retrouve pas le coté velouté de cistes). 50€.


COTEAUX DU LANGUEDOC – Domaine Peyre-Rose – Marlène N°3  2003 :

Ce sont les dernières vignes plantées sur le domaine. Elles sont étaient au préalable utilisées dans Rosé-rouge.

Etant un terroir différent, elles font l’objet d’une nouvelle cuvée.
45% de syrah, 45% de grenache, 10% de tempranillo et de carignan complantés. Vinification identique à celle de Léone et Cistes.

Nez très développé de réglisse, de fruits à l’eau de vie, de garrigue et de poivre. A l’aération le nez se montre très influencé Syrah avec des notes très marquées de fleurs et de fumé.
Une vraie bombe d’intensité et d’élégance.

L’attaque est pleine de fraîcheur et de force. Le vin possède des tanins impeccablement soutenus par un trame veloutée et sèveuse. Le fruit est dense. Il s’étend sur le palais, et malgré sa puissance assumée et ses tanins nombreux, il parait abouti et complet.
Il est long et garde l’équilibre en gagnant en épaisseur en fin de bouche.  Légère sécheresse du aux tanins en finale.

Pour un coup c’est un coup de maitre (encore une fois). Ce vin dégage une intensité et une impression de plénitude méridionale incroyable. Du grand Peyre-Rose. 50€.




COTEAUX DU LANGUEDOC – Domaine Peyre-Rose – Oro  1997 :

Assemblage de roussanne, de rolle et de viognier.

Couleur or, très dense.

Le nez est une ode à la compléxité. Il dégage des aromes minéraux, de noisette, de noix, de miel, et d’épices. Nous ne sommes plus en Languedoc mais en Orient. Le bouquet est ravissant et intense.

Un blanc vineux,  harmonieux, à la matière solide et au développement durable en bouche. Grande finale ! 45€.

Un équilibre haut en couleur pour un blanc hors normes et hors modes !


Une gamme époustouflante et une dégustation qui laisse de marbre par la sincérité et l’intensité de ces vins. Le temps semble s’arrêter à Peyre-Rose.


J’enchaîne avec le centre et plus précisément le sancerrois.


DOMAINE SEBASTIEN RIFFAULT :

J’avais eu l’occasion, il y a quelques années, de rencontrer Sébastien, dans une autre vie…il était caviste chez Lavinia. Les temps changent, mais pas lui.




SANCERRE – Domaine Sébastien Riffault – Akméniné 2007 :

Cuvée d’entrée de gamme, sur le fruit.
Sol calcaire, 12 mois d’élevage.

Nez d’orange confite, de cake à l’orange même. Les épices se mêlent à la danse. Se nez est très oriental.

Bouche fraîche et acidulée.  Des notes de mine de crayon apparaissent (sans doute relatives à la minéralité). L’acidité ressort en fin de bouche est donne du « pep’s » au vin.

Vin aromatiques, très original dans son expression. Loin des standards habituels. 16€.


SANCERRE – Domaine Sébastien Riffault – Auksinis 2007 :

Même sol que le précédent, plus de concentration.

Au nez, on retrouve ces notes d’orange confite, et d’agrume en général.

La bouche est pleine de vie. La minéralité et la concentration sont plus marquées que sur le vin précèdent.

Le profil des 2 premiers vins est quasi semblable. 20€.




SANCERRE – Domaine Sébastien Riffault – Skeveldra 2007 :

Parcelle de silex.

Le nez est marqué par des notes de sève de sapin (type bonbon « sucs des Vosges »), et des notes d’agrumes. A noter que tous les nez de la gamme sont très odorants.

Bouche aromatique, minérale. Belle concentration liée à l’acidité. Un vin plus solide, plus tendu.
La puissance est de mise en fin de bouche.

Plus classique et plus « dur », il est celui qui m’a le plus séduit. 20€.


SANCERRE – Domaine Sébastien Riffault –Rondaunas 2007 :

Le nez encore une fois est très extraverti : fruits rouges confits, épices. Etrangement on retrouve les arômes de sève de pin.

Bouche fluide, croquante. Quelques petits tanins en fin de bouche.

Un vin à boire sur le fruit. 20€.


Direction le bordelais.


CHATEAU BEAUSEJOUR :

Le domaine a été repris en 2005 par Pierre Bernault, ancien cadre Microsoft. Ses décisions sont appuyées par Stéphane Derenoncourt.




CHATEAU DE BEAUSEJOUR – Montagne St Emilion – 2006 :

Nez de myrtille, de fumé et de cèdre. Il parait sur la retenu.

L’attaque est toute en finesse et douceur. Le vin est moyennement concentré, un poil rigoureux. Il se développe et les tannins serrent en fin de bouche.

Sérieux, bien en place, à recommander ! – de 17€.




CHATEAU DE BEAUSEJOUR – Montagne St Emilion – « 1901 » 2006 :

Un nez plus classieux, mais pas éloigné du précédent. On y retrouve des fruits noirs, très minéral et fumé.
C’est classe, sobre, net.

Attaque saline, vin velouté, sèveux. La matière est bien là, elle fait dans la finesse et la classe malgré une structure sérieuse. La salinité est présente de bout en bout et montre une minéralité poussé, du cailloux, du vrai.

Un grand vin, fin, racé, à l’équilibre de rêve. 45€.




On passe de l’autre côté, mais on reste à Bordeaux.


CHATEAU CORNELIE :

Personnage haut en verbes et en haut couleurs, Patrick Grisard après avoir travaillé pour de nombreux domaines Bordelais, se lance dans l’aventure Cornélie en 2005. Ambition : faire bon et différent.




CHATEAU CORNELIE – Haut Médoc – 2005:

Nez de fruits, de cuir et de réglisse. Plutôt classique, mais une valeur sure.

Attaque sur le fruit. Vin charnu. La charpente tannique et la fraîcheur sont bien présentes.

Un très joli vin. – de 13€.


CHATEAU CORNELIE – Haut Médoc – 2006:

Nez de mine de crayon, minéral et de fruits noirs.

Vin plus retenu que le précédent, la matière semble plus légère. La mâche elle est au rendez-vous.

Finale sérieuse et longue.

On a l’impression de monter d’un cran en gagnant en précision et en définition. – de 13€.




CHATEAU CORNELIE – Haut Médoc – 2007:

Nez différent des précédents dans son expression finement florale. On retrouve les fruits noir et de notes fumées.

Vin élégant, belle concentration de matière et de tanins enrobés. Il fait preuve d’une très belle tenue en bouche, grâce à un équilibre remarquable.

Ce vin solide et précis nous livre un registre de tout premier ordre. A potentiel. – de 12€.


CHATEAU CORNELIE – Haut Médoc – 2008 (échantillon):

Nez très sudiste de figue et de chocolat noir.

Vin concentré aux tanins affirmés.

Trame saline en fin de bouche.





CHATEAU CORNELIE – Haut Médoc – Amabilis Vinéa 2006:

Nez animal, de fourrure, de fruits noirs et rouges.

Vin charnu, gourmand, rond mais structuré à la fois.

UN OVNI dans le Médoc. A boire pour le plaisir…sur une viande rouge. – de 16€.


On remonte un dans le Gers.


LE BOUSCAS :

Floréal Roméro peut enfin dormir sur ses 2 oreilles, ses vins se vendent, sont bus et appréciés.




VDT – LE BOUSCAS – Vaïhana (2005):

100% ugni blanc.

Arômes de buis et de citron confits.

Vin iodé, vif, avec du gras. Salinité marqué et amertume en finale.

Un vin original qui mérite le détour. – de 7€.




VDT – LE BOUSCAS – La dulcinée (2003):

100% colombard.

Robe dense or foncé, très brillante.

Nez de coing, de citron confit, d’ananas confit, de miel et de fruits secs. Le nez est très épanoui. Quels odeurs, quel festival….waaaouuh.

Bouche grasse, sucre marqué, mais quel équilibre d’école. Le vin tapisse le palais magnifiquement avec sa liqueur, il régale par sa densité qui ne fait jamais dans l’excès.

A découvrir d’urgence, tout simplement sublime ! – de 20€.


VDT – LE BOUSCAS – Sang chaud (2005):

80% tannat – 20% merlot.

Ca renarde dur…violents arômes animaux au nez. Nécessite un bon carafage.

Vin tannique, puissant, viril même dans son expression. La fraicheur rend l’ensemble plus aimable.

Il est persistant en finale.

Un caractère affirmé, qui peut être très intéressant si accord gastronomique l’assagi !


Nous restons dans le sud-ouest, mais descendons un peu. – de 9€.


CHATEAU DU BLOY :

Comme le domaine ci-dessus un superbe domaine au prix très, très sages !




CHATEAU DU BLOY – Montravel – Blanc 2007 :

30% sauvignon, 40% de sémillon et 30% de muscadelle.

Nez plein d’agrumes, citronné et vif. Ajoutez-y un soupçon d’herbes fraîches et vous avez un nez plein de vitalité.

Vif, frais et pimpant. Ce vin régal par son caractère apéritif.
Très désaltérante, la finale est marquée par l’iode.

Un blanc plein de fraîcheur pour vos crustacés. – de 6€.


CHATEAU DU BLOY – Montravel – Lilia blanc 2006 :

65% sauvignon, 35% sémillon.

Nez florale (de lila), de fruits jaunes et très iodé. C’est complexe et élégant.

La bouche est vineuse, pleine de caractère.  La matière est enrobée et possède du gras.

Pointe d’amertume en de bouche.

Un vin complet et réussi, à ce prix là (7.7€) achetez le par palette.


CHATEAU DU BLOY – Bergerac – Rouge 2006 :

90% merlot et le reste en cabernet sauvignon.

Nez sur le fruit, simple dans son expression, mais friand.

Vin franc, simple, avec du fruit et du fond.

Bravo à ce prix (5.2€), imbattable.




CHATEAU DU BLOY – Montravel – Le bloy 2004 :

Mine de crayon, menthol et cuir au nez. Parait fermé.

En bouche on retrouve les arômes de mine de crayon mêlées à la salinité. Vin bien construit, complet avec de solides tanins. L’ensemble est fort sérieux.

Un poil rustique mais bien équilibré. 14.5€.


Un dernier tour dans le sud-ouest...


DOMAINE LA CASENOVE :





LA CASENOVE
– VDP des côtes catalanes – Les clares 2004 :

50% de roussane et 50% de grenache blanc.

Nez marqué par les hydrocarbures, une forte minéralité et de fines notes oxydatives. Très Roussillon dans l’approche. Du caractère et du goût !

Vin rond, gras, large. Beaucoup de présence et de puissance. Il n’en n’est pas moins énergique et reste frais.
Finale minérale qui régale.

Un vin de gastronomie a réserver aux anchois Roque de Collioure ! 17€.


LA CASENOVE
– VDT– S’arena 2004 :

Muscat petit grains passerillé sur souche.

La couleur est annoncée : aromes de fleur d’oranger, d’abricot et de rose. L’ensemble est enivrant, enthousiasment même ! S’est gourmand et distingué à la fois.

Vin aromatique, au sucre présent, sans excès. Un léger côté « frizotant » et peu d’alcool en fond un vin très digeste.

Une vraie gourmandise, merci !
Le muscat quand s’est bien fait, j’en suis fou ! 24€.




LA CASENOVE
– Rivesaltes Ambré – “15-10” 2001:

Nez d’épices, de fruits à l’alcool, et de café.

Vin puissant, vineux. Long, il est marqué par le café et appel un cigare du plus belle effet.


Encore une fois un plateau placé sous le sceau de la découverte. Le moins que l’on puisse dire et que cela a fonctionné avec notamment LE BOUSCAS, LE CHATEAU DU BLOY, CORNELIE, LA CASENOVE.
Mais aussi des confirmations de grands vins: PEYRE-ROSE & BEAUSEJOUR.

Merci aux vignerons pour leur sympathie et leur disponibilité.

Tous les vins sont à vendre ICI.

Par Loïck - Publié dans : Dégustations groupées et diverses
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Mardi 31 mars 2009




LIBAN, VALLEE DE LA BEKA – Château Musar 1999 – Gaston Hochar :

 

Robe rubis, relativement claire, peu d’évolution.

 

Premier nez de griotte à l’eau de vie, poivré. A l’aération il se complexifie et prend des accents floraux forts agréables. S’ajoute des notes minérales (roche brulée). Malgré l’ensemble, le nez me semble sur la retenue.

Ce type de nez est peu commun et même déroutant.

 

Vin fin, moyennement concentré. Il caresse le palais grâce à une matière délicate et fine.
La fin de bouche s’avère structurée du à une concentration de tanins qui donne de la profondeur au vin.

La minéralité de la fin de bouche reste sur le palais et donne de la race à ce cru.

 

A ne pas mettre entre toutes les mains, mais que c’est bon quand on arrive à le comprendre.

Par Loïck - Publié dans : Vins du monde
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Lundi 30 mars 2009

COTES DU MARMANDAIS - ELIAN DA ROS - Chante coucou 2006:

 

Couleur soutenue, framboise foncé.  

Nez de fraise, de cerise confite, et d’épices douces. Quelques notes fermentaires.
L’ensemble présente un fruit dense, très gourmand.
 

Bouche solide, pointe de gaz, un peu d’alcool. Le vin est puissant et présente des tanins affirmés.

La finale possède du sucre résiduel.

Un rosé puissant, de gastronomie, a proposé sur des plats asiatiques.

 

 

LIMOUX – Sieur d’arques – Toques et clochers, autan 2002 :

 

Robe paille prononcée.

Nez d’abricot sec, d’herbes sèches, de vanille fraiche. La minéralité ressort élégamment à l’aération ou l’on retrouve des notes de fenouille.

Bouche aromatiquement développée (sur l’abricot). L’acidité est sous jacente du début à la fin. Le volume est modéré et présente une légère rondeur qui en fait un vin complet. Finale sur des notes minérales.

L’équilibre et la finesse de ce vin interpelle tant l’ensemble est homogène et charmeur.

 

 

CHAMPAGNE – Coopérative du Mesnil – Le Mesnil grand cru 2002:

 

Robe aux reflets verts, fin cordon de bulle.

Le premier nez est citronné et minéral. S’ajoute à cela des notes de brioche gourmande et attirante.

Nez dans un registre classique.

Bouche crémeuse, vivacité affirmé. Bulles insistantes, aux aromes iodés.

Un champagne qui mange de finesse.

 

Par Loïck - Publié dans : Dégustations groupées et diverses
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Vendredi 20 mars 2009




COTEAUX DU LANGUEDOC – Domaine Alain Chabanon – Les Boissiéres 2001 :

 

Robe qui commence à évoluer.

 

Nez de fruits à l’eau de vie, d’épices douces. Effluves de réglisse, de cacao et de sous bois. Belle orientation aromatique, riche et noble.

 

Bouche droite, la puissance est contenue. L’équilibre sudiste s’affirme, sans excès. La concentration est moyenne est permet à ce vin c’être fort agréable. En fin de bouche les tanins « serrent » un peu, le vin développe sa puissance et laisse une très belle impression.

Racé, fin et droit. Très beau grenache qui peut encore attendre.

Par Loïck - Publié dans : Coteaux du Languedoc
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